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juin 2018

Entrepreneuriat et fibre patriotique

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C’est la Coupe du Monde ! Actualité oblige, on ne peut pas ne pas en parler. En cette période de la fête mondiale du football, toute l’attention, ou presque, est tournée vers la Russie où se déroule le tournoi. Les équipes qualifiées pour la phase finale ont fait le déplacement. Avec elles, les délégations des fédérations nationales, les supporters qui ont pu se le permettre, les simples curieux aussi, et même les dirigeants politiques. Les entreprises, n’en parlons pas, car c’est l’opportunité de grandes campagnes marketing, au vu de tout ce public, spectateurs, auditeurs et téléspectateurs. Bref, c’est un grand moment où différentes nationalités et cultures se croisent, se frottent, apprennent à se connaître. Au-delà même du simple jeu, il y a par-ci par-là des histoires autant insolites qu’intéressantes. C’est l’occasion surtout pour le pays hôte de faire bonne impression. Football, quand tu nous prends !

Mais au centre de tout ce décor, ce sont surtout les joueurs, acteurs clés, qui sont au cœur de l’évènement. Ça doit représenter quelque chose d’important pour un joueur de porter les couleurs du pays. Quelle joie et quel privilège d’être sélectionné pour défendre l’honneur de tout un pays, et parfois, comme en Afrique, de tout un continent ! Généralement, ces joueurs sont mieux payés dans leurs clubs respectifs que dans la sélection nationale. Mais rien ne compte plus pour eux que de porter et de mouiller la tunique nationale. Ceci n’est certainement pas le fruit du hasard.

Il y a derrière chaque sélection une histoire, un rêve, un travail ardu, des sacrifices, des réussites et des échecs souvent inconnus de plusieurs. Il y a eu de grandes décisions, parfois difficiles, à prendre. Il y a eu des paramètres qui étaient sous leur contrôle, mais il y en a eu aussi d’autres qui leur échappaient complètement ; comme celui d’être sélectionné sur la liste définitive, alors que le sélectionneur avait devant lui toute une multitude de choix, et de pressions. Mais au final, ils sont là, et vont faire vibrer des milliers et des millions de fans, au stade et au pays.

En voyant tout ce spectacle, on réalise qu’il y a mille et une manières de servir son pays et sa communauté, et d’en faire la fierté. Certains le feront par le sport, comme ces joueurs, d’autres en s’engageant dans une carrière politique, dans le service militaire, ou dans le service public.

 

Un chemin ouvert à tous

L’entrepreneuriat est aussi une de ces voies par lesquelles on peut rendre fier tout un pays, et pas seulement. Nous avons déjà échangé, dans d’autres publications, sur les différents apports des entrepreneurs à leur pays, soit en termes de créations d’emplois, ou en termes d’impôts.

A la différence des autres domaines mentionnés ci-dessus, dont la liste n’est pas d’ailleurs exhaustive, l’entrepreneuriat est une opportunité offerte à tous sans qu’il soit question d’effectifs ou de quotas. La fonction publique ne peut pas accueillir tout le monde. Beaucoup de gens désirent y entrer, car se dit-on, il y a une certaine sécurité ; on cherche à tout prix à obtenir un numéro matricule. Mais à un moment donné, il y a pléthore, et on cherche à réduire les effectifs.

De même pour l’armée ; quoiqu’on cherche à recruter, on ne saurait aller au-delà d’un certain effectif. Idem pour la politique. Certains, sans vocation aucune, désirent y entrer juste parce que ça semble être le chemin facile vers un supposé bien-être matériel. Mais là aussi, le gâteau ne peut pas grossir au prorata du nombre grandissant de prétendants.

Ceci n’est pas le cas pour l’entrepreneuriat. D’ailleurs, dans une économie normale, on s’inquiète lorsque le taux de création de nouvelles entreprises est en baisse sur une année. C’est pour cette raison même qu’ont été institués des guichets uniques de création d’entreprises, pour stimuler et pousser à l’entrepreneuriat. Un entrepreneuriat dynamique est une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie d’un pays.

 

Une époque révolue ?

Cette semaine, notre pays la RDC va commémorer pour une 58ème fois son accession à la « souveraineté nationale et internationale ». Dans toute son histoire, la nation a compté de dignes fils et filles dans tous les domaines, dans celui de l’entrepreneuriat aussi. Parmi les noms les plus mémorables, nous pouvons citer les Kansebu, Lunguana, Lusakivana, Dokolo, Kisombe, Fontshi, Ilondo, Baron Manoka et tant d’autres ; des gens qui pour la plupart sont partis de rien, ou presque, et ont forgé des empires aujourd’hui (quasi-)disparus.

Alors que le pays se bat pour se relever de plusieurs années de destruction du tissu économique, je ne puis que souhaiter que se lève une autre génération d’entrepreneurs qui feront la fierté et le bonheur de plusieurs, au pays et pourquoi pas dans le monde. Une légère tendance se dégage, certes timide, mais encourageante, des jeunes qui s’engagent sur la voie de l’entrepreneuriat ; apprécions ce mouvement et espérons-le durable et croissant.

 

Bonne fête de l’Indépendance !

Salarié entrepreneur : précautions à prendre

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Dans notre dernière publication, nous avions abordé la question du grand potentiel entrepreneurial qui existe parmi les salariés ou employés. Il s’agissait de montrer comment cette catégorie de la population active est plus que mieux placée pour constituer un véritable moteur et effet de levier pour la création d’entreprises.

Cependant, le choix de se lancer dans une activité supplémentaire et parallèle à son emploi n’est pas sans difficultés. Il nécessite de prendre des dispositions pour éviter de se retrouver prisonniers des situations inconfortables. Que ce soit sur le plan personnel, familial, professionnel ou social, il est nécessaire de prendre de bonnes précautions pour ne pas tomber dans des engrenages difficiles à démêler.

Nous allons voir ci-dessous quelques paramètres à prendre en compte lorsque l’on décide d’avoir une vie d’entrepreneur en plus de son travail habituel. Nous partagerons aussi des pistes à considérer.

 

Apprécier votre emploi

C’est effectivement la première chose à faire. Vous ne vous lancez pas dans votre affaire personnelle par dépit pour votre emploi. Celui-ci est important et un grand atout pour vous. Vous avez probablement des défis au bureau, mais apprenez à regarder votre travail sous un nouveau jour ! C’est un privilège que beaucoup recherchent. Quand vous en avez un, évitez de le déconsidérer. Et même pour vous lancer dans un business personnel, commencez par vous poser les bonnes questions et vous rassurer que vous ne mettrez pas en danger votre emploi actuel.

Si vous avez de doutes, ne vous engagez pas immédiatement. Prenez peut-être conseil auprès de personnes capables de vous aider. Mais en tous cas, veillez dans la mesure du possible à préserver votre job. Et une des façons de le faire, c’est tout d’abord d’être reconnaissant de l’avoir.

 

Veiller à la santé

« Ceux qui réussissent n’ont pas deux têtes ». C’est l’expression consacrée pour encourager ou pour admonester une personne qui ne s’en sort pas, soit en affaires, soit aux études. Certes ils n’ont pas deux têtes, mais ils ont un sens de l’équilibre, pour ne pas se retrouver débordés. Votre bien-être général est à n’en point douter l’un de vos plus grands atouts.

Il n’est pas déjà facile de conserver la fraîcheur d’esprit et de corps avec son travail de tous les jours. Et s’il faut en rajouter à la fin de la journée ou en week-end, alors qu’on doit récupérer, cela devient pesant. Faites un bilan de santé si vous le pouvez, mangez équilibré et conséquent, pratiquez une discipline sportive si possible. Soyez attentif à votre organisme, ne forcez pas sur celui-ci lorsqu’il requiert du repos. Prenez aussi soin de votre mental : temps de réflexion, de méditation…

 

Bien gérer son temps

En menant une activité « extra-professionnelle », vous devrez consacrer vos heures libres à vous occuper de votre affaire. Ceci peut se faire soit à la fin de votre journée de travail, ou lors des week-ends, jours fériés ou durant vos congés annuels ou de circonstance.

Vous aurez intérêt à faire le bilan de votre temps, et comment vous le répartissez. En une semaine, vous disposez de 168 heures (24hx7jrs), dont 40 sont consacrées à votre emploi (8hx5jrs), si vous faites semaine ‘anglaise’ ; vous dormez dans l’idéal pendant 56 heures (8hx7jrs). Il vous reste donc 72 bonnes heures à manager entre famille, loisirs et autres.

Vous pouvez consacrer entre 1h à 2h par jour pour votre activité, et 2 à 4h le week-end tout en menant une vie équilibrée.

 

Attention au conflit d’intérêts

Tout d’abord et dans la mesure du possible, vous éviterez de travailler dans le même secteur que celui de votre employeur. Vous veillerez à ne pas utiliser le temps et les ressources normalement consacrées à votre employeur aux fins de votre propre activité. Même si personne ne vous voit, vous vous devez de fonder votre parcours entrepreneurial sur des bases éthiques et des valeurs.

Certains employeurs sont plus regardants que d’autres concernant les activités parallèles de leurs agents. Dans tous les cas, s’il est possible, parlez-en avec vos responsables, car il conviendrait mieux que ces derniers soient informés de vos autres engagements professionnels, quoique personnels.

 

Il existe certainement plusieurs dispositions à prendre pour mener une carrière réussie, tout en déployant à côté son potentiel d’entrepreneur. Lançons la discussion : selon vous, quelles autres précautions faut-il envisager ?

 

 

Salariés: Une véritable pépinière d’entrepreneurs

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L’entrepreneuriat est à la base du décollage d’une économie. Plus il y a d’entrepreneurs, plus il y a d’opportunités. D’abord opportunité d’emplois, car la nouvelle entreprise créée est déjà génératrice d’emploi, au moins pour le promoteur lui-même, et aussi pour d’autres s’il/elle requiert de la main-d’œuvre supplémentaire ; et aussi opportunités pour la croissance, car plus les entreprises, PME ou PMI sont créées, plus il y a activités et une vivacité de l’économie. Dans les pays avancés, le taux de création d’entreprises par année est un indicateur essentiel qui est suivi de très près par les organes nationaux compétents. Ils savent en effet que le secteur des PME/PMI génère dans son ensemble plus d’emplois que les grandes entreprises.

Puisque que c’est le cas, nous devrions aussi, dans nos pays moins avancés nous engager dans une telle dynamique. En effet, il est vrai que l’on parle de plus de l’entreprenariat dans nos divers milieux, qu’ils soient des milieux d’affaires, académiques, intellectuels et même politiques. En parler seulement ne suffit pas. Il faudrait en plus des actes dans ce sens.

Il y a une tranche de la population active qui constitue un substrat à très fort potentiel en matière de création d’entreprises. Celle-ci cependant, soit elle s’ignore, soit lorsqu’elle en est consciente, se retrouve bloquée par une ou plusieurs sortes d’obstacles supposés, liés à la manière dont elle conçoit l’entrepreneuriat. Il s’agit effectivement des salariés, toutes ces personnes qui ont la chance ou la grâce d’avoir un boulot.

Comme dans beaucoup de domaines, les perceptions que l’on se fait sur l’entrepreneuriat ne sont pas toujours correctes. Elles relèvent parfois plus de mythes que de réalité.

A contrario, nous allons examiner ci-dessous quelques raisons qui placent les salariés dans une meilleure posture pour se lancer dans l’entrepreneuriat, en plus de leur emploi. Notons déjà cependant que c’est plus exigeant qu’on ne le pense, mais une option à envisager tout de même, au regard des avantages qu’elle renferme sur le plan personnel que celui de la communauté.

 

Culture d’entreprise

Un projet lancé par un entrepreneur passionné peut échouer tout simplement parce que ce dernier est ignorant de la culture d’entreprise. Il a peut-être identifié un problème, et propose une solution qui y répond, mais il ne sait pas comment structurer les choses. Et ceci commence par la séparation primordiale et critique entre la personne de l’entrepreneur et son entreprise.

Les salariés évoluent dans un environnement truffé des politiques, procédures, règlements d’ordre, notes de services… Ils en savent quelque chose sur le conflit d’intérêt, le délit d’initié, et autres. Tout ceci leur permet d’être imprégnés du respect de l’entreprise, de son patrimoine et de son image. Les audits, internes ou externes, sont aussi pour eux un rappel du fait qu’ils sont responsables et redevables devant autrui pour leurs agissements et la gestion de ce qui leur est commis.

Après avoir travaillé dans un tel milieu pendant un certain temps, tout ceci devient une seconde nature, parfois sans qu’ils ne s’en rendent compte. En lançant leurs propres business, ils sauront certainement répliquer leur vécu et expérience dans la nouvelle entité et veilleront à ce que leurs collaborateurs les respectent également.

 

Réseau de contacts

On voit plusieurs conférences d’affaires se tenir de nos jours, avec entre autres avantages à la clé le réseautage (networking). Les relations d’affaires, ce n’est pas quelque chose qui s’obtient en une journée, parce qu’on a échangé ou obtenu une carte de visite. C’est quelque chose qui se construit au fil du temps, de différents échanges, réunions de services, conférences, ateliers, projets communs, campagnes marketing…

Par toutes ces interactions, les salariés développent, dans l’entreprise et à l’extérieur, un réseau important de contacts qui pourraient s’avérer utiles plus tard. Ils doivent évidemment veiller au respect de leurs engagements envers leur employeur ; c’est pour cela que les procédures, notamment de conflits d’intérêt sont en place.

 

Revenus réguliers

Beaucoup d’entrepreneurs et promoteurs de projets se sont butés à un certain moment ou à un autre à l’épineux problème de financement. Aussi, une des causes de faillite se trouve dans le fait que l’entrepreneur doive en même temps subvenir à ses propres besoins individuels et familiaux, alors que la nouvelle entreprise n’a pas encore un cashflow stable et suffisant. Pour les salariés, ils peuvent ne pas y toucher et permettre aux finances encore maigres de leur entité de s’agrandir, car ils ont un revenu avec lequel couvrir leurs besoins courants. Aussi, étant salariés, ils peuvent plus facilement obtenir un crédit bancaire pour financer leur activité.

 

Il y a certes plusieurs exigences auxquelles les salariés devront se soumettre pour réussir, mais ils constituent un véritable vivier où peuvent se recruter des entrepreneurs à succès pour leur propre bien et celui de leurs communautés.

Un autre regard sur la richesse

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La création des richesses est une des conséquences normales d’un parcours entrepreneurial réussi. S’il y a bien une chose qu’un entrepreneur peut également espérer réaliser à terme pour lui-même c’est effectivement l’indépendance ou la liberté financière. L’histoire ancienne et actuelle nous montre bon nombre de créateurs d’entreprises et de startups, promoteurs et innovateurs qui ont atteint des sommets en cette matière.

Mais il apparaît, pour certains entrepreneurs, que le manque de préparation financière a été fatal à leurs entreprises, voire à leur vie. L’histoire, hélas, est pleine de cas de personnes dont la vie est allée en vrille lorsqu’ils ont touché le jackpot.

C’est dire que la conception que l’on se fait de l’argent et de la richesse est importante. Il est fondamental, en tant qu’entrepreneur d’avoir une bonne attitude, de bien connaître et maîtriser la question du lucre.

 

Richesse, moyen et non but

Tout d’abord, il est impérieux de se faire à l’idée que la richesse ne doit pas faire l’objet d’une poursuite quelconque. Nous connaissons presque tous l’affirmation biblique : « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ». J’ai vu un jour sur un T-shirt écrit : « Get rich or die trying » (Devenir riche ou mourir en essayant). Cette conception est à la base de beaucoup de dégâts. Un entrepreneur véritable ne se mettra pas à la poursuite de l’argent.

En fait, je pense que dans la vie, il y a des choses qu’il ne faut pas poursuivre du tout, mais qui doivent plutôt vous accompagner. Certes, ceci ne veut pas dire qu’il faut exclure d’avoir de l’ambition, mais la vraie ambition c’est de devenir le meilleur de soi-même et donner le meilleur de soi-même, pour soi et pour autrui. Et si en ce faisant, il y a une récompense financière, celle-ci doit être comprise comme une reconnaissance de son travail et non comme une fin en soi.

 

Richesse, facteur révélateur, et non compensateur

Parfois les gens sont surpris de se réveiller un matin et d’apprendre que telle richissime personne a mis fin à ses jours. On se demande pourquoi une telle personne, avec tout ce qu’elle possède, peut en arriver à une décision aussi extrême ? C’est alors qu’on se rend compte que la richesse que l’on a acquise même par son travail ne peut pas compenser un quelconque manque intérieur.

Aujourd’hui la tendance pour plusieurs grosses fortunes du monde entier est de donner une bonne partie de leur fortune à des œuvres caritatives, humanitaires et de bienfaisance. Mais il serait utopique de croire que c’est le lot de tous ceux qui ont les moyens. Une personne égoïste le demeure même quand son statut a changé. Voilà pourquoi un entrepreneur doit travailler autant sur sa personne qu’elle travaille sur ses business.

 

Bénéfice, et non gain

Ceux qui poursuivent la richesse ne recherchent que le gain. Mais avec le temps, ce modèle a montré ses limites. Aujourd’hui, même dans l’accompagnement prodigué aux entrepreneurs en puissance, il leur est enseigné d’oublier leur idée géniale, leur solution pour laquelle ils sont déjà si fiers, et de se focaliser d’abord sur le problème qu’ils veulent résoudre, c.à.d. sur les autres. Sortir de l’exaltation personnelle pour se centrer sur les autres. Le gain ne vous concerne que vous-même, tandis que le bénéfice est le reflet de la satisfaction de deux parties : vous-même ainsi que les autres.

Voici ce qu’en dit King Kabobole, économiste et entrepreneur congolo-sud-africain : « Il y a des gens qui ne visent que le gain! Le gain c’est le résultat positif produit pour soi-même. Le bénéfice, c’est le résultat positif produit pour les autres. Dans le gain, il y a l’exclusion ; dans le bénéfice, l’inclusion. C’est vrai que les gains conduisent à la richesse ; mais les riches sont souvent malheureux car ils n’ont que l’argent ! Ceux par contre qui en font bénéficier aux autres créent la prospérité ». Daniel Pink, auteur de Drive, souligne : « Le principe de maximisation de profit est remplacé par celui de bénéfice social, de poursuite d’un but… L’économie, en effet, n’était pas à l’origine l’étude de l’argent, mais l’étude des comportements (de l’homo œconomicus). »

 

Changer de paradigme

Au bout du compte, un entrepreneur qui se veut une véritable success-story pour lui-même et pour les autres est appelé à changer fondamentalement sa vision de l’argent. Il devra se voir plutôt comme un intendant de la communauté, à qui cette dernière a confié son argent pour (bien) le gérer à sa place. De cette manière, il ne s’enfermera pas dans un cocon lorsque les affaires lui réussissent, mais il saura qu’il a une responsabilité envers les autres. Il se doit de continuer à les servir et à rester attentif à leurs problèmes et besoins.