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juillet 2018

Entrepreneuriat : limitation de l’imitation

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L’innovation et la créativité sont des maîtres-mots dans le domaine de l’entrepreneuriat. Si vous voulez vous lancer ou réussir à tenir dans le business, ces deux ingrédients ne seront pas de trop dans votre gibecière. Ils vous aideront à toujours offrir un produit ou service sous sa meilleure acception ou alors tout simplement proposer une nouveauté sur le marché.

Dans nos sociétés, plusieurs personnes se lancent dans les affaires, mais le font souvent sur des bases non durables.   Voyez l’époque du début de la téléphonie mobile. On a vu s’ériger çà et là une cabine téléphonique pour faciliter les appels ou l’achat du crédit. Mais du jour au lendemain, plusieurs autres cabines ont vu le jour à côté des anciennes, proposant exactement la même chose, créant une saturation du marché et certainement des conflits. Sans doute tout le monde s’était dit que cette activité était une affaire juteuse, d’où cet engouement.

C’est une tendance amplement répandue : quand un domaine est en plein boom, on se presse d’y investir. Mais pour un entrepreneur averti, ceci n’est pas toujours le meilleur critère. Strive Masiyiwa, entrepreneur zimbabwéen de renommée internationale basé à Londres, le rend de cette manière : « Si vous voyez un train en marche, c’est qu’il est déjà trop tard pour le prendre ».

Malheureusement, c’est encore la pratique parmi plusieurs aspirants au business. En conséquence, certains secteurs pullulent des services pour le moins identiques (et souvent de moindre qualité), alors qu’il existe à côté d’autres domaines porteurs où le besoin d’investissements est pourtant criant.

 

Intégrité et originalité

Soyons clairs, il n’est pas toujours mauvais d’entrer sur un marché où existe déjà une offre abondante. Bien que ceci comporte beaucoup plus de risques, y amener une touche d’innovation et de créativité peut vous permettre de sortir du lot. L’originalité fait toujours la différence. Parfois, il ne s’agit pas de créer nécessairement un nouveau produit, mais de tout simplement en proposer une nouvelle présentation. Un changement de perspective apporte toujours de la fraîcheur.

Mais commencer un business tout simplement parce que vous espérez qu’il vous rapporte beaucoup de sous n’est pas un fondement solide sur lequel bâtir une affaire. Beaucoup ne le savent peut-être pas, mais le business a plus que sa dimension purement matérielle. Il comporte d’abord et surtout une dimension spirituelle. Et donc, un aspect de mission. Et ceci n’est pas quelque chose que l’on peut imiter, chaque personne étant unique et singulière dans la mission qui est sienne.

Si vous voulez faire quelque chose par simple imitation de quelqu’un d’autre, le meilleur que vous pouvez devenir c’est numéro 2. Vous ne saurez jamais être ou faire comme cette autre personne. Comme le disait quelqu’un, si la parité consiste seulement à ce que les femmes commencent à jouer à l’homme, les hommes seront toujours avantagés. Ce qui est souhaité, c’est de permettre à chacun d’occuper sa place et jouer son rôle. C’est cela une autre définition de l’intégrité : rester soi-même, dans ce qu’on est et dans ce qu’on fait.

 

Mille et une possibilités

En fait, les possibilités sont infinies. Il y a aujourd’hui des produits/services qui existent auxquels on n’aurait pas pensé il y a 10 ou 20 ans en arrière. Surtout avec la démocratisation de l’Internet, de nouveaux types de business ont vu le jour. Et pas que les produits ou services seulement, la manière même de faire les affaires a changé. L’économie digitale, le commerce électronique amènent de véritables bouleversements.

Durant les deux dernières décennies, la sphère entrepreneuriale a été marquée par l’arrivée sur scène de ceux qu’on (appelle) les disruptors. Ce sont des innovateurs qui ont amené de nouveaux modèles d’affaires, et créé une véritable remise en question des modèles ayant existé depuis plusieurs décennies. Certains pays ont dû même adopter de nouvelles législations pour couvrir ces activités autrefois inconnues.

Les meilleurs entrepreneurs ne se contentent pas de simplement dépasser la concurrence. Ils font mieux, ils se démarquent de la concurrence, et font l’effort constant d’avoir toujours un pas en avance.

Le bon schéma

Puisez dans votre spécificité. Ce n’est pas seulement un conseil d’affaires ; c’est le meilleur moyen pour cheminer sur un parcours entrepreneurial qui veut s’étaler avec succès dans la durée. En vous lançant tête baissée dans un secteur parce qu’il semble alléchant, il n’est pas sûr que vous allez vous distinguer des autres. En plus, l’inadéquation entre les exigences du métier et votre spécificité peuvent constituer un véritable blocage pour votre épanouissement  personnel.

Par contre, les meilleurs parcours dans l’entrepreneuriat sont ceux des personnes qui se sont lancées dans les affaires sur base de leur valeur intrinsèque, ont développé leurs business et plus tard, ont pu investir dans d’autres domaines à la faveur des bénéfices générés dans leur industrie de prédilection.

Entreprendre : Attention à la fausse modestie

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« Daniel, est-ce que tu interprètes aussi en conférence ? ». Ma réponse : « Euh, j’essaie hein ». Cette réponse a failli me faire rater ma carrière d’interprète professionnel. C’était il y a plus de dix ans. Il s’organisait à Kinshasa une conférence internationale. Parmi les organisateurs se trouvait un de mes frères d’église, et c’est lui qui me posait cette question. Me voyant souvent interpréter des prédicateurs anglophones à l’église, il avait pensé qu’il pouvait m’associer dans l’équipe de deux interprètes qui devaient couvrir la manifestation. Il voulait se rassurer qu’en plus d’interpréter à l’église, j’avais aussi les compétences pour interpréter en mode simultané en cabine. Ma réponse, hésitante, ne le convainquit pas. Il a donc cherché des interprètes professionnels pour couvrir cette activité.

Lorsque je le revis quelques jours plus tard, il m’avouera  que vu l’importance de la manifestation, il avait préféré confier le travail à des professionnels, et non à quelqu’un qui « essaie ». J’étais sous le choc. Mais heureusement, il m’offrit une seconde chance. Il me fit rejoindre les deux autres interprètes comme « surnuméraire ». Or, il s’avéra que ma performance fut bonne et à la satisfaction du client et de l’interprète en chef. Je fus donc adopté par ce dernier qui me coacha pendant plusieurs années, et le reste, c’est de l’histoire.

 

Mentalité de possibilités

« A chaque fois que l’on vous demande si vous pouvez faire un travail, répondez par “Oui je le peux”, puis employez-vous à découvrir comment le réaliser ». Ce conseil est de Théodore Roosevelt, ancien président américain (26è), et parent de Franklin Delano Roosevelt, lui aussi ancien président américain (32è). Il y a dans ce conseil toute une philosophie, une attitude, une approche visant à toujours chercher comment tirer le maximum des opportunités qui se présentent à nous.

La vie d’entrepreneur, vous exposera certainement, un jour ou l’autre, à une demande qui va au-delà de vos compétences, ou du moins, selon vous. La manière dont vous réagissez à cette situation est non seulement révélatrice de votre système de pensées, mais aussi déterminante de votre potentialité de réussite dans le temps. Ce sont des situations qui peuvent se produire plus fréquemment qu’on ne le pense. Il n’y a pas de hasard dans la vie. Personne ne peut venir du néant vous poser un problème, auquel vous n’êtes aucunement lié. Si vous cherchez, vous trouverez certainement un lien.

Un auteur en donnait cette illustration typique : Imaginez que vous tenez une boutique d’articles divers, et qu’un client vienne vous demander si vous vendez les couteaux suisses, puis un deuxième, un troisième ; ne vous fâchez pas en disant : « mais qu’ont-ils tous à chercher des couteaux suisses ! ». Par contre, même si cela n’entrait pas dans votre ligne d’articles, procurez-vous en et commencez tout naturellement à les revendre. En tant qu’entrepreneur vous devez développer l’attitude de solutionneur.

 

Deux cas de figure

Face à une demande qui semble dépasser vos compétences, une première tendance est de complètement décliner. On dit non, parce qu’on s’estime simplement dans l’incapacité d’y répondre. L’autre option est d’hésiter, comme dans mon cas. On se dit, c’est vrai que j’en sais quelque chose, mais là, c’est un niveau au-dessus.

Il est vrai que personne ne peut tout faire, et il faut savoir dire non. Mais ce n’est pas dans tous les cas. Il y a des moments où un simple ‘non’ ferme la porte à toute une série de bonnes choses qui pouvaient arriver derrière.

 

Opportunité de partenariats

Certaines des demandes qui vous seront adressées seront fort probablement au-delà de ce dont vous êtes capables, même avec toute la volonté et la mobilisation. Mais il ne suffit pas de fuir la question et de s’arrêter à dire non. Celui qui s’est adressé à vous s’est sûrement dit que vous pouvez lui trouver la solution. Parfois, des talents ou aptitudes en nous sont mieux identifiés par les autres, alors que nous-mêmes ne les remarquons pas. Employez-vous à voir dans votre cercle ou réseau de contacts, personnes ou organisations, à même de fournir ce service, et vous pourriez même y trouver votre compte.

 

Horreur du vide

On se plaint souvent de la faible qualité des services offerts dans nos communautés, l’inexistence ou le non-respect des normes, et j’en passe. Parfois, ces services sont tout simplement offerts par des gens qui n’en n’ont pas les compétences ou la volonté de s’améliorer. Et pendant ce temps, ceux qui en ont le potentiel hésitent, ou pensent qu’ils en sont incapables.

Yes we can, voilà une attitude à cultiver.

Avez-vous aussi été dans un cas de figure évoqués dans l’article ? Si oui vous pouvez partager avec nous des expériences de vos réalisations qui vous semblaient impossibles ou hors de votre portée au départ.

 

 

Langues lointaines, étranges similarités

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Une des caractéristiques principales que possèdent les traducteurs, interprètes et les linguistes en général est leur passion pour les langues. La plupart se retrouvent dans ce métier, non qu’ils l’aient forcément choisi dès le départ, mais plutôt parce qu’ils se sont donnés pendant longtemps à l’apprentissage d’une autre langue. Et dans ce long processus, il ressort des découvertes parfois surprenantes qu’insolites. En général, lorsqu’on se met à apprendre une autre langue, ce n’est pas uniquement une acquisition de nouveaux mots ou vocables. On entre en fait dans un nouveau monde, on découvre une nouvelle culture, une façon de vivre et de penser.

Ce parcours devient encore plus intéressant lorsqu’on découvre des ressemblances pour tout le moins improbables entre sa langue et la langue que l’on apprend, surtout lorsque ces deux sont éloignées par leurs géographies. C’est le cas que j’ai rencontré dernièrement depuis que j’ai commencé à m’intéresser au… japonais. Et là, je réalise, quoiqu’encore au début de mes leçons, qu’il y a ici et là des similarités auxquelles je ne pouvais aucunement m’attendre.

Le nombre de langues dans le monde est difficile à déterminer. Une étude de 2009 fait état de l’existence de plus ou moins 7000 langues (www.sil.org). Dans le domaine linguistique, les langues sont regroupées dans ce que l’on appelle ‘familles de langues’. Bien que presque toutes les langues du monde se retrouvent presque dans une famille donnée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_langues), il existe de rares exceptions où une langue n’est affiliée à aucune famille. C’est le cas notamment du japonais, en tout cas selon les experts en la matière.

Sauf que depuis que je m’y suis mis, j’ai relevé quelques similitudes avec deux de nos langues bantoues. C’est notamment le Swahili et le Tshiluba. Le Swahili, en tout cas celui du Sud de la RDC, est ma langue maternelle. Il est un peu différent de celui de l’Est du pays ou celui de la Tanzanie ou Kenya. Le Tshiluba est la langue de mes parents, que je comprends mieux plus que je ne le parle. Mais ces deux langues ont des traits assez étonnants avec le japonais.

 

Tenez ci-dessous quelques comparaisons :

  • Ototo (Jap): petit frère ; vs. Mutoto (Swh): enfant, petit.

 

  • Anasemasu (Jap): je/tu/il parle(s) ; vs. Anasema (Swh): Il parle.

 

  • Jii (Jap): Heure ; vs. Jiiba (Tsh): Heure

 

  • Ni: La particule ‘ni’ en japonais indique la destination. Exemple : Tokyo-ni ikimasu: Je vais à Tokyo. Cette particule est exactement la même qu’en Swahili. Exemple : Nahenda soko-ni. Traduit : Je vais au marché (soko).

 

  • La même particule ‘ni’ en japonais peut, en plus de la destination, indiquer aussi la situation. Des expressions comme koko-ni, soko-ni, ou asoko-ni indiquent la situation : ici, là, là-bas. Par exemple : koko-ni wa pari-desu: ici c’est Paris. En Swahili, ‘nyumba-ni’ veut dire à la maison. Ainsi, nous avons ‘soko-ni’ (au marché), ‘masomo-ni’ (à l’école), et même ‘kisanga-ni’ (sur l’île).

 

  • En japonais, Nan ou Nani est utilisé pour dire ‘qui’ ou ‘quoi’. Il est similaire au ‘nani’ que l’on utilise en Swahili pour ‘qui’ ou ‘nini’ (quoi);

 

  • La langue japonaise se construit avec des syllabes. Certaines de ces constructions syllabiques sont similaires dans leurs écritures. Exemple, la Ligne de H (H Line) et celle de P (P Line).

は ha, ひ hi, ふ fu, へ he, ほ ho – ぱ pa, ぴ pi, ぷ pu, ぺ pe, ぽ po. HU se prononce ‘fu’.

Le terme Nippon (japonais) vient en fait de nihon qui signifie Japon.

 

Cette ressemblance de P et H en japonais s’apparente à celle retrouvée en Tshiluba, où les sons en P peuvent être substitués en H sans problème.

Ex : Lupepela (vent) peut aussi être prononcé luhehela. Un mot comme ‘Kapya’ (feu) peut être prononcé avec le P aspiré comme dans le son ‘FU’ (ふ);

 

  • Même chose avec le ‘K line’ et le ‘G line’ du japonais qui presque ont les mêmes caractères. En fait les lubaphones sont souvent connus pour substituer les sons du K et G, à l’instar de ‘Gare’ prononcé ‘Kare’, ainsi de suite.

 

  • Le son nasal ‘ng’ est prononcé de la même façon par les japonais que les Baluba, comme par exemple dans les noms KAPINGA, MUJINGA ou ILUNGA !

 

Voilà-là quelques similarités bien étranges. Et que dire des patronymes ? Certains japonais ont des noms, on dirait des congolais !

N’est-ce pas à raison qu’il est dit que tous les hommes proviennent d’un seul sang ?

Et vous, quelles ressemblances avez-vous relevées entre les langues que vous apprenez ou les cultures où vous vivez, et les vôtres ? Merci de partager et laisser vos commentaires.

 

 

Systématisation: Défi ignoré des entrepreneurs

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Devenir entrepreneur est une aspiration noble. C’est une manière de déployer son potentiel, son génie, sa créativité et son unicité. On travaille pour mettre au point des solutions par des produits ou services, qui vont améliorer la vie ou le travail des autres, et créer un certain bien-être pour soi-même. Ça demande une implication totale : esprit, corps et âme. C’est pourquoi les entrepreneurs sont généralement des gens passionnés par ce qu’ils font. Et à raison, parce qu’à quoi bon ne pas prendre plaisir à ce qu’on fait ? Autrement ce serait  une torture intellectuelle.

Mais, il arrive parfois que cet enthousiasme, cette passion au travail fasse perdre de vue d’autres paramètres aussi importants ; paramètres qui sont critiques pour la durabilité de l’entreprise ou du projet lancé. Il est certainement bon et noble de lancer une nouvelle activité, entreprise, société. Mais il est encore plus important de s’assurer de sa pérennité. Un des mentors m’a posé un jour la question suivante : « Daniel, peux-tu me citer 10 sociétés congolaises qui ont été créées vers les années de l’indépendance, et qui existent encore aujourd’hui ? ». J’avoue que c’est une question qui pousse plutôt à réfléchir.

En réalité, quand on devient entrepreneur, il est autant important de se focaliser sur son produit ou service, mais aussi et surtout sur l’entreprise. Margie Warrell donne le conseil suivant : « Les entrepreneurs devraient apprendre à travailler beaucoup plus SUR leurs entreprises que DANS celles-ci ». Et je souligne ici, encore une fois, que ce qu’on appelle entreprise ici, c’est tout ce que vous faites et qui vous génère des revenus ; serait-ce une activité à petite échelle. Mieux structurée, elle est appelée à grandir, se développer au-delà de votre personne ; et il est crucial d’en avoir cette vision. Avec cette vision, on travaille de manière à poser les bases d’une durabilité, stabilité et croissance dans le temps.

 

La nature nous enseigne

En regardant la manière dont la nature fonctionne, on s’aperçoit qu’elle est composée des entités conçues par Dieu, Le Créateur, de telle sorte qu’elles fonctionnent de manière autonome, interdépendante et continue. C’est le cas, par exemple, du corps humain : il est composé de plusieurs systèmes qui fonctionnent continuellement et qui maintiennent l’homme en vie. Sauf perturbation ou choc, ces différents systèmes sont toujours opérationnels, que vous soyez éveillé ou endormi ! Nous nous rappelons encore de nos cours d’anatomie, n’est-ce pas ? Les systèmes digestif, respiratoire, circulatoire, excréteur-urinaire… tous tournent en continu, de manière coordonnée. Si par instant il y a perturbation ou arrêt, la vie même est en danger.

Il existe de multiples exemples dont nous pouvons nous inspirer dans la nature, l’univers même. C’est ce modèle que tout entrepreneur doit imiter, reproduire à son niveau, même de manière simplifiée, pourvu que les principes soient en place et respectés.

Travailler dans son entreprise, c’est être englué dans la vie et les opérations de tous les jours, pour faire marcher la boîte. On y fonctionne comme le ferait un simple employé. Ceci n’est qu’une partie de la tâche. L’autre, travailler sur son entreprise, consiste à penser la systématisation. Que faire pour que les tâches soient « automatisées » de façon à fonctionner sans l’intervention directe même de l’entrepreneur ? That is the question.

C’est en cela que se traduit en pratique la séparation entre la personne de l’entrepreneur et l’activité qu’elle a créée, même si cette activité porte son nom. En juridisme on l’appelle « personne morale ». C’est une personne à part entière. Si elle doit se confondre avec la personne de son créateur, c’est déjà un défaut de la nature.

 

Aspects pratiques

Comment faire pour assurer cette systématisation ? Plusieurs démarches peuvent être effectuées en interne comme vis-à-vis de l’extérieur de l’entreprise. Citons : Déclarer l’entreprise, Décentraliser la gestion et définir les procédures.

En tant que personne morale, la première étape consiste déjà à « déclarer » la personne, comme on le fait tout simplement à la naissance d’un bébé. Par cet acte, on reconnait et on fait reconnaître la personne, et on se rassure par-là que la personne jouira de ses droits et répondra à ses devoirs. Beaucoup de gens trouvent des raisons de justifier pourquoi ils sont restés dans le secteur informel, pendant plusieurs années (dont les impôts et taxes parmi les principales raisons). Néanmoins, par cela, ils privent aussi à leurs entreprises l’opportunité de véritablement exister et grandir.

Une autre façon d’y arriver est en « décentralisant » le travail, via des partenariats (employés, prestataires externes) qui permettent à l’entreprise de fonctionner de manière autonome grâce à leurs entremises et inputs.

Définir des politiques et procédures contribue également à faciliter l’exécution des tâches.

Il existe plusieurs autres façons d’automatiser le travail. Quelle autre pouvez-vous partager avec nous ?

 

 

Apprendre une nouvelle langue

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De par mon métier de traducteur/interprète, il m’est souvent posé la question : comment faire pour apprendre une nouvelle langue ? (l’anglais plus souvent). Plusieurs personnes ressentent ce besoin, soit en raison des obligations professionnelles, ou à cause des objectifs que l’on s’est assigné. Diverses autres raisons peuvent justifier le besoin d’ajouter une autre flèche à son arc.

Il serait présomptueux de ma part de pouvoir proposer la méthode idéale pour y arriver. Etant moi-même un autodidacte, je n’ai pas, dans mon parcours, suivi une certaine méthodologie pour apprendre l’anglais. A part les leçons d’anglais que nous apprenions à l’époque à partir de la troisième des Humanités, je n’ai pas eu recours à d’autres « méthodes » pour approfondir la langue. Néanmoins, je m’en vais partager ici quelques astuces qui peuvent s’avérer utiles dans l’acquisition d’une nouvelle langue. Ce sont des techniques que j’ai personnellement utilisées, et je continue à le faire pour d’autres langues auxquelles je m’intéresse actuellement.

 

Comme les enfants

J’ai lu quelque part que le meilleur moyen d’apprendre une langue est de le faire comme le font les enfants. Le processus d’acquisition du langage et de la langue par les enfants est vraiment intéressant et instructif. Il se fait essentiellement au moyen de l’exposition. C’est en étant exposés longtemps dans un environnement où est parlée une langue que les enfants emmagasinent et plus tard essayent de rendre, à leur manière, les sons et concepts.

Imaginez un instant que vous êtes parachuté dans un pays inconnu, dont vous ne connaissez ni la langue ni les usages. Que ferez-vous pour survivre ? Vous ferez tout pour apprendre à communiquer avec les habitants du pays, d’abord par les signes, puis des mots au fur et à mesure. C’est à peu près comme cela que ça se passe pour les enfants. Mais avec le temps, ils finissent par apprendre la langue et à communiquer. Ils conjuguent des verbes et sortent des tournures alors qu’ils ne connaissent encore rien de la conjugaison ou des règles de grammaire ou vocabulaire ! Laissons-nous inspirés par le génie des enfants.

 

Créez votre propre environnement

Beaucoup de gens se plaignent qu’il leur manque l’environnement pour pratiquer ce qu’ils apprennent. D’abord il ne suffit pas seulement d’avoir l’environnement pour apprendre. Cela demande la volonté pour apprendre. Même avec un bon environnement, sans volonté on arrive à rien. Nous avons certainement déjà entendu parler des gens qui se retrouvent dans un pays étranger où ils vivent reclus, entre eux-mêmes ; et au bout de 10, 15 ans, ils ne savent pas toujours parler la langue du terroir. Nous avons parlé des enfants tout à l’heure. Ils ont la volonté d’apprendre ; ils commettent des fautes, ils prononcent mal ; on se moque d’eux, mais ils n’arrêtent pas d’essayer.

Voici comment vous pouvez vous créer un microcosme pour améliorer votre apprentissage :

 

  • Suivez ou écoutez régulièrement des émissions diffusées dans la langue à apprendre. De nos jours, vous pouvez même télécharger des podcasts (émissions enregistrées). Il en existe dans plusieurs langues, même dans les langues nationales.

Cet exercice peut s’avérer ingrat et improductif. Vous avez l’impression que vous ne comprenez rien ; il n’y a pas d’évolution après plusieurs jours, voire semaines. Ne vous en faites pas, restez exposé ; vous ne saurez pas à quel moment, mais un jour, vous sentirez un changement, et ça sera parti.

 

  • Configurez votre téléphone dans la langue que vous apprenez. Vous savez combien de fois vous regardez à votre téléphone en une journée ? Des centaines, peut-être des milliers de fois. Eh bien, mettez-vous au contact de la langue désirée à ces multiples occasions. Vous apprendrez toujours quelque chose.

 

  • Les applis. Il existe aujourd’hui plusieurs applications pour apprendre de nouvelles langues. Pourquoi ne pas consacrer quelque 30 minutes pour apprendre une leçon ? Bien sûr ceci veut dire moins de temps sur d’autres applis récréatives.

Parlant applications, je recommande DUOLINGO. Très pratique.

 

  • Si vous êtes croyant pratiquant, et que vous lisez quotidiennement les Saintes Ecritures, pourquoi pas le faire dans la nouvelle langue ? Souvent, vous connaissez déjà un peu les passages lus, car ce n’est pas la première fois que vous les lisiez ou en entendiez parler. En les lisant donc dans la nouvelle langue, votre cerveau juxtapose les nouveaux mots à côté des anciens, et vous voilà en train d’acquérir automatiquement un nouveau vocabulaire.

Bien sûr qu’avec ces astuces vous ne développerez pas directement un parler fluide, mais elles vous aideront à acquérir le vocabulaire. Et c’est une étape importante, car on parle sur base de ce qu’on a accumulé. N’est-ce pas que c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle ?

Et vous, quelles sont les techniques que vous utilisez pour apprendre une nouvelle langue ? Merci de partager.