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novembre 2018

Campagne d’opportunités

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19ème siècle, Ouest des Etats-Unis d’Amérique. C’est l’époque de la ruée vers l’or. La découverte, réelle ou supposée, des filons d’or suscite un afflux massif de personnes à la recherche du métal précieux. Ils viennent de partout, parfois après avoir effectué plusieurs mois de voyage. C’est l’occasion tant rêvée de faire fortune. Couplée à la conquête de l’Ouest, cette époque a même inspiré les fameux films dits Westerns.

Si souvent l’attention de l’histoire et même du cinéma s’est focalisée sur les aventuriers en quête du jackpot, il y a eu à côté une autre catégorie des gens qui n’ont pas moins tiré parti de cette aubaine. Ce sont les différents prestataires de services de tous ordres, dont l’offre était très utile aux premiers. Que ce soit dans l’hôtellerie, l’alimentation, l’habillement, l’outillage, les loisirs, la communication, les services financiers…

Une célèbre citation résume bien la situation : « Pendant la ruée vers l’or, ce ne sont pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches ». Curieux et étrange, n’est-ce pas ?

 

Ruée vers les postes

C’est la campagne électorale ! Des dizaines de milliers de candidats sont à la poursuite des sièges ; quelques-uns pour la présidentielle, les autres pour les législatives nationales ou provinciales. C’est un temps d’effervescence politique, économique et sociale. Les états-majors des partis et QG de campagne sont mobilisés pour faire gagner leurs candidats via affiches, banderoles, chansons, flyers, démarchages, …

Un entrepreneur s’efforce toujours d’écouter le marché et de savoir comment y répondre. Un conseil qui est souvent prodigué aux boutiquiers est qu’ils ne doivent pas s’agacer si les clients leur demandent toujours un article qu’ils n’ont pas en rayon. « Qu’est-ce que vous avez tous à venir demander cet article ? ». Par contre, il devra reconnaître l’appel du marché et y répondre.

De même, dans toute cette euphorie du jeu démocratique, en tant qu’entrepreneur, vous pouvez vous poser la question sur des articles à proposer à toute cette clientèle qui ne demande qu’à se procurer vos produits et / ou services, pourvu que ceux-ci les aident dans leur quête du pouvoir.

Si vous n’y aviez pas pensé, il n’est pas encore tard pour trouver quelque chose à offrir. Mais si vous pensez qu’il est déjà tard pour concocter une bonne solution à l’intention des candidats et leurs supporters, ne vous découragez pas. Vous n’êtes pas certainement le seul dans cette situation. Mettez-vous déjà à réfléchir à la prochaine ruée vers ‘je ne sais quel autre or du moment’. Il y en aura toujours : prochaines élections, festivités de fin d’année… En tirant la leçon essentielle, vous vous exercez à être à l’écoute du marché pour savoir en saisir les opportunités.

Pas l’argent pour l’argent

Quelle que soit la situation, vous resterez professionnel. Les besoins pressants de vos clients, l’euphorie du moment, l’abondante demande ou tout autre facteur limitant ne doivent pas entacher la qualité de votre service. Et même, s’il est possible, en plus du produit ou du service sollicité par le client, vous pouvez y ajouter une plus-value, ce petit extra qui le poussera à revenir encore chez vous la prochaine fois.

Comme vous l’avez sûrement vu dans un des articles passés, le caractère est fondamental. Il est important de veiller à vos valeurs en toute circonstance. Dans la ruée vers l’or, la règle d’or est de stricte application : « Faites aux autres ce que vous voulez que l’on vous fasse ». Certains entrepreneurs véreux proposent des produits ou services qu’ils ne peuvent même pas consommer eux-mêmes. N’oubliez pas que le client est roi.

 

Attention à l’amalgame

Que vos services soient sollicités par un candidat ne doit pas faire de vous un partisan de ce candidat. Si possible, évitez tout soupçon possible. La moindre perception dans ce sens pourrait nuire à votre parcours entrepreneurial dans le long terme. Ceci ne signifie pas que vous n’avez pas de penchants politiques en faveur de tel ou tel autre candidat ou courant politique. Mais en tant qu’entrepreneur, veillez à garder vos opinions pour vous-même.

Un de mes professeurs d’université me disait : « Daniel, il faut être comme les commerçants expatriés. Il est difficile de les accuser d’être ouvertement en faveur d’un tel ou tel autre acteur politique. Même si l’on pourrait croire qu’ils collaborent avec eux, ces businessmen n’affichent pas leurs accointances, pour le bien de leurs business ».  C’est vrai que c’est un équilibre difficile à assurer, mais déjà en être conscient est un bon départ.

 

Et vous, quelle « pelle ou pioche » envisagez-vous proposer pour la présente ou la prochaine ruée ? Faites-nous en part dans les commentaires.

Entrepreneurs, mettez-vous à l’aise !

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Le 19 novembre de chaque est consacré comme Journée Mondiale des Toilettes. Pour votre publication de cette semaine, j’ai pensé partager avec vous une réflexion que j’ai menée à cet effet il y a quelques années en arrière, avec un regard d’entrepreneur.

Bonne lecture !

 

Où recevoir les idées

Dans mon expérience, j’ai remarqué qu’il y a un endroit où je suis plus sensible à recevoir des idées, des innovations et des intuitions dans mon esprit. Bien sûr, c’est mon expérience; d’autres personnes peuvent avoir les leurs. J’ai remarqué que j’ai reçu plusieurs inspirations lorsque je suis à la salle de bain, soit que je me lave ou que je sois assis sur la cuve. Etonnant ? Peut-être! Mais je connais aussi d’autres personnes qui partagent la même expérience. Et je me suis posée la question pourquoi.

Je pense que c’est entre autres parce que les sanitaires constituent l’un des endroits où vous êtes le plus réceptif ; là où vous êtes aussi plus authentique et plus vrai. Souvent, quand vous êtes à la salle de bain, vous n’êtes pas pressé, vous pensez à moins de choses. C’est l’un des rares endroits vous passez du temps avec vous-même. N’est-ce pas qu’on dit que c’est « là où les rois vont sans garde-du-corps », c.à.d. tout seuls.

 

Eureka !

Il m’est arrivé plusieurs fois de me débattre avec un problème pendant plusieurs heures ou jours, sans trouver une issue. Mais voilà qu’un bon matin, comme par miracle, je sens une idée claire me traverser l’esprit et voilà, tout est parti. Parfois je devais me décider entre deux choix difficiles. Mais souvent, c’est là à la salle de bain que la situation s’est décantée, et avec le recul, je réalise que j’avais pris la bonne décision.

 

Opportunités d’affaires

La réceptivité des gens aux toilettes a aussi intéressé les publicitaires et annonceurs. Voici ce qu’en disait un responsable d’une agence publicitaire française : « Les publicités que nous y affichons présentent le meilleur taux d’imprégnation et de compréhension… elles s’adressent au public lors d’un moment propice à l’attention ». Il affirme qu’après avoir bravé la réticence des autres annonceurs par rapport à ce concept, il a implanté sa société en France, avec un chiffre d’affaires substantiel.

 

Un autre magazine d’affaires note sur son site web : « La pub dans les toilettes… l’attention y est assez disponible. C’est le support parfait. Dans les toilettes, il n’y a rien d’autre à faire. Ce support est un excellent moyen de drainer les clients sur un point de vente. Ce média un peu particulier est en plein essor. »

 

Dans votre maison, à votre bureau

Vous aurez certainement remarqué que c’est malheureusement l’un des endroits les plus mal entretenus dans nos maisons, nos immeubles, nos lieux publics, et dans nos villes et cités en général. Ce devrait plutôt être un des endroits où il fait beau rester. Sinon, pourquoi les appelle-t-on « lieu d’aisances ». Ceci est révélateur de ce que c’est censé être, un endroit d’où vous n’êtes pas être pressé de sortir, parce que vous n’y entrez pas que pour vos besoins physiologiques.

Parmi les avantages que vous en tirez, il y a notamment l’occasion (importante) de rester seul, de voir les choses avec recul, de se libérer d’un épisode de stress (par exemple au travail). Il devrait donc être tenu très propre. Au lieu de cela, dans nos milieux respectifs, pourtant avec des gens respectueux, c’est l’un des lieux infestés d’odeurs et de toutes sortes de choses immondes. Pour ma part, j’évalue les vertus d’une personne, des occupants d’un immeuble ou d’une contrée, ville, par la manière dont ils tiennent leurs toilettes.

Que ce soit sur le plan individuel ou collectif, une gestion saine des toilettes est une priorité car elle apporte et personnellement et collectivement des avantages qui ne sauraient se limiter au seul fait de se soulager et aux aspects d’hygiène et de santé publique. Plusieurs idées peuvent émaner de ce lieu et finir par se transformer en activités productives.

 

Développement du tourisme

L’amélioration du climat des affaires ne concerne pas uniquement le côté « économique », c.à.d. les réformes de la législation, la construction des infrastructures, etc. Il y a des questions comme celle des latrines publiques à prendre en compte. Parce qu’en plus, ce domaine peut être porteur et générateur d’emplois et autres avantages sociaux.

Certains de nos concitoyens présentent sont tout simplement agressifs verbalement, ou ils font preuve d’une mauvaise attitude vis-à-vis des autres. Je pense que c’est dû, en partie, au manque de toilettes publiques. « Comment donc ? ». En l’absence des latrines publiques, les passants dans la rue font face à des pressions internes qui peuvent rendre une personne déplaisante lorsqu’on l’approche, or lors d’un petit accrochage dans un bus ou aux arrêts de bus.

Quelques-uns prennent leur « courage » en mains et décident de déverser leurs urines (et pas que) sur les arbres, les pieds de murs, certains automobilistes le font même à la roue arrière de leur véhicule sur le parking public (je n’invente rien, c’est du vécu). Mais la grande majorité est obligée de supporter, de marcher avec jusqu’à la prochaine destination en espérant y trouver un coin pour se mettre à l’aise. Avec tout ceci, les gens ne seront pas toujours de bonne humeur, car tout le monde ne supporte pas la pression de la même manière.

Avec cette mauvaise humeur et ces mauvaises odeurs à humer, comment espérons-nous développer le tourisme ? Le tourisme ne consiste pas seulement en sites et vestiges que l’on peut visiter, mais c’est surtout les personnes que l’on rencontre dans les villes en général, et leur bon « accueil », les attitudes à votre égard qui comptent pour beaucoup.

 

Quelle est votre point de vue sur ce sujet ?

Entrepreneuriat et force de caractère (2)

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« La compétence ne se substitue pas au caractère. Le développement du leadership c’est d’ETRE avant même de commencer à FAIRE ». Cette affirmation sur les capacités du leadership s’applique aussi bien aux entrepreneurs. De nos jours, lorsqu’on parle de l’entrepreneuriat, un fort accent est mis sur la créativité, la brillance des idées, la vivacité de la jeunesse, l’expérience de vieux briscards, et toutes ces bonnes choses qui font recette.

Mais il est impérieux de s’assurer qu’avant tout, les bons fondements soient posés. Quelle que soit la beauté d’un édifice, sa résistance se trouve ailleurs que dans son éclat. Il faut scruter la robustesse de sa fondation, et la bonne qualité du matériau qui constitue l’ensemble du bâtiment. Si la compétence est souvent une chose acquise, le caractère est l’essence même de l’entrepreneur.

La bonne nouvelle est que même le caractère se travaille. Il y a certes des gens qui se cachent derrière un certain masque pour dire que leurs tares caractérielles sont irrémédiables. « Je suis comme ça ; j’ai toujours été comme ça », affirment-ils, comme pour dire que c’est sans espoir. Mais il y a plein d’exemples de gens qui ont été en mesure de travailler suffisamment leur personnalité pour se mettre au diapason de ce qu’exige leur vie en tant qu’entrepreneur.

 

Redevabilité

C’est un autre terme pour désigner la transparence, ou la responsabilité de rendre des comptes. L’un des premiers actes de la vie d’entrepreneur consiste à établir une séparation claire entre sa propre personne et l’entreprise. Si le promoteur ou la promotrice dispose d’une personnalité physique, l’entreprise quant à elle dispose d’une personnalité morale. C’est une entité à part entière, même si elle porte le même nom que son créateur.

Lorsque j’observe les gens engagés dans divers types d’activités dans nos villes, je suis en réalité émerveillé par cette très forte capacité de débrouillardise et de créativité qui s’en dégage. Que ce soit par mission, vision, ou tout simplement parce qu’il faut survivre, nos rues et marchés bruissent d’activités en tout genre et par tous les âges. C’est tout simplement fascinant !

Mais au-delà de toutes ces énergies mises en branle pour travailler, un autre plus grand effort devra être consenti pour sortir du lot et aller plus loin que la simple survie. Et ceci exige de se surpasser, de développer un sens de privation, d’abnégation, du report de la satisfaction instantanée. Ceci demande tout simplement du caractère.

 

Vision de loin

Quand vous avez une vision claire de là où vous allez, cela vous rend capable de supporter les difficultés et les incompréhensions du moment. Mais il ne suffit pas que d’avoir cette vision ; il est également important de pouvoir la partager avec votre équipe ou vos collaborateurs. En ce faisant, vous leur permettrez aussi d’avoir une plus large perspective des évènements actuels.

Bien souvent, les entrepreneurs sont des gens qui sont en avance sur leur temps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils viennent avec des idées, des produits ou services encore inconnus. Mais bien souvent aussi, cela leur cause beaucoup d’incompréhensions de la part soit de leurs équipes, de leurs partenaires financiers ou autres.

On raconte une anecdote à propos du célèbre Walt Disney. Lorsqu’il amenait une idée à son équipe et que cette dernière l’adoptait, il la déclassait directement ; au grand étonnement des autres. Disney ne lançait un projet que si celui-ci suscitait des doutes, des interrogations ou même l’incrédulité de ses agents.

Lorsque l’entrepreneur vit en avance par rapport à ses contemporains, il lui faut beaucoup de force intérieure pour continuer à croire en lui-même et en la pertinence de sa démarche. Une fois le cap fixé sur ce qu’il croit avoir reçu dans son esprit, il lui sera nécessaire de savoir faire preuve de ténacité et de détermination pour ne pas renoncer, mais aussi de pédagogie et de patience pour ceux avec qui ils travaillent, jusqu’à ce qu’ils comprennent où il les amène.

 

Question de choix

Etre tenté de faire une mauvaise chose ne signifie pas que vous allez la faire forcément, ni que vous êtes mauvais, du fait d’avoir eu cette pensée. A tout moment, nous sommes sollicités par tout un tas de propositions, tant de bonnes que de moins bonnes ou de mauvaises carrément. Mais au moins, il nous appartient de pouvoir d’avance disposer des valeurs sur la base desquelles nous prendrons nos décisions.

Etre avant de faire. Etant êtres humains, nous sommes perfectibles. En anglais, « être humain » se dit « human being ». Le « being » démontre d’un processus continuel de transformation, un devenir, qui n’est pas censé s’arrêter, jusqu’à la fin.

Entrepreneur et force de caractère

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« Vous les Zaïrois, vous êtes des gens intelligents ; mais le mal avec vous, c’est que vous êtes des voleurs ! ». Bon, je sais, c’est vraiment un stéréotype. Comme il en existe plusieurs : les Balubas sont orgueilleux, les Bakongos sont chiches, les Swahilis sont des ivrognes, les africains sont émotifs, les américains sont naïfs, les français sont bavards, les chinois sont tous des karatekas… Pourquoi enfermer tout un groupe de gens dans un même moule ?

Mais de cette déclaration, on relève une sorte de dilemme. L’interlocuteur se retrouve en face d’une personne dont d’une part, l’intelligence est reconnue, avérée, indéniable. Qui n’aimerait pas qu’on dise de lui qu’il/elle est intelligent(e) ? Mais d’autre part, on l’accuse d’être voleur ou d’avoir la main longue, comme on le dit ici. Je ne vais pas poser la question comme je viens de le faire pour l’intelligence…

Ces deux qualificatifs mettent dans la balance deux ingrédients, tous les deux très utiles dans la vie de tout entrepreneur, et de toute personne, au final. Il s’agit du caractère et des compétences. Je les considère comme deux bras dont l’entrepreneur a besoin pour mener à bien ses affaires. Mais en même temps, je me pose la question si l’un d’eux est plus important que l’autre, ou s’ils sont tous au même piédestal.

Souvent, les entrepreneurs se focalisent plus sur l’aspect compétences. Ils veulent donner le meilleur d’eux-mêmes en termes de performance. Mais il ne s’agit pas seulement de ce que vous faites ; ce que vous êtes est autant important, et parfois même plus important.

 

Question d’attitude

Quelqu’un produit un travail de qualité appréciable. Mais son paiement vient à traîner, par exemple. Cette situation n’est nullement souhaitable pour tout entrepreneur. Et il n’est que normal de faire un suivi pour le recouvrement. Cependant, certains entrepreneurs font preuve d’une très mauvaise attitude vis-à-vis des clients, ou des agences qui les ont recrutés.

Parfois c’est la colère qu’on laisse exploser devant un client, ou alors on pense lui mettre la pression en lui expliquant tous ses problèmes personnels (je dois payer le loyer ; mon enfant a été chassé de l’école…). D’autres peuvent aller jusqu’à menacer d’aller en justice ! Oui, vous gagnerez peut-être un procès, mais vous perdrez un client et toutes les recommandations que vous pouviez obtenir par lui.

 

Force intérieure

Mais le caractère, ce n’est pas seulement par rapport aux autres, mais aussi par rapport à soi-même. Vous pouvez avoir du talent, une certaine expérience, et vous vous décidez de vous lancer dans le monde de l’entrepreneuriat. Plusieurs l’ont fait, mais se sont découragés à la première difficulté. Il leur a manqué la persévérance ou la persistance nécessaire pour arriver à percer.

Calvin Coolidge a affirmé : « Rien ne peut remplacer la persistance. Ni le talent, ni le génie, ni l’éducation. Seule la persistance et la détermination arrivent à bout de tout. » Et je note que ces deux dernières sont liées au caractère d’une personne qui est décidée à ne lâcher devant rien.

 

La mère des armées

C’est ainsi que les militaires qualifient la discipline. C’est l’un traits de caractères fondamentaux pour tout entrepreneur. Elle est parfois définie comme la capacité de faire ce qu’on doit faire, même quand on n’a pas envie de le faire. Faire ce qu’on doit, pas ce qu’on veut. La discipline est l’ingrédient caché des gens qu’on célèbre aujourd’hui sur de grands podiums. Ils ont fait hier ce que beaucoup de ceux qui les acclament n’ont pas envie de faire.

 

Le caractère revêt plusieurs aspects. Certains ayant à voir avec la manière dont nous nous comportons et voyons les choses en nous-mêmes ; et d’autres qui s’expriment dans la façon dont nous agissons à l’égard des autres, qu’ils soient des collègues, clients, partenaires, fournisseurs…

En tant qu’entrepreneur, vous ne devriez pas vous limiter qu’à renforcer vos compétences ou aptitudes. Ce que vous êtes compte pour beaucoup dans votre réussite. L’histoire proche et lointaine est parsemée des récits des personnes avec des talents, des compétences, mais qui n’ont pas pu réussir sur la durée. Comme on le dit souvent, le talent vous révèle, mais le caractère vous maintient.

 

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. C’est une citation que j’ai apprise à l’université. Le caractère et la compétence sont certes tous utiles au progrès de l’entrepreneur, mais un problème de caractère cause plus de dégâts et sape même son image et ses réalisations.