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Daniel K. Kalonji

Changement au climax

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L’environnement médiatique et les débats sur l’écologie nous ont habitués depuis quelques années à l’expression « changement climatique », ou « changements dus au climat ». Il s’agit des perturbations sur le climat, et sur notre écosystème vital.

Même si les uns et les autres ne s’accordent pas sur l’origine humaine ou non de ces dérèglements, tout le monde au moins en fait le constat : réchauffement de la planète, fonte des glaciers, impressionnants feux de brousse et inondations sans précédent…

Néanmoins, qu’ils soient causés par l’activité humaine ou tout simplement par des phénomènes plutôt naturels, ces changements sont induits directement ou indirectement par des mécanismes géo-climatologiques qui se déroulent dans de hautes sphères de notre planète, souvent éloignées et invisibles.

En d’autres termes, les changements qui se produisent sur le climat sont induits par ce qui se produit dans le climax. Les changements climatiques sont dus aux changements climaciques.

Au-delà d’un jeu de mots, il s’agit d’une vérité ou d’un principe qui est immuable : le changement commence au sommet. Oui, même quand il peut sembler que le mouvement est parti de la base pour atteindre le sommet, c’est véritablement pour permettre à ce qu’une autre ou une nouvelle impulsion puisse venir d’en haut. C’est un appel à la responsabilité, au leadership.

 

Causes prochaines et lointaines

De même que pour le climat, le domaine entrepreneurial est exposé à plusieurs perturbations. Ces dernières peuvent être dues à quelque chose qui se passe dans l’environnement immédiat, ou alors être occasionnées par des évènements qui se déroulent à des milliers de kilomètres, et dont vous ne vous doutez même pas de l’impact sur votre activité.

Dans la première catégorie, la concurrence directe peut être citée à titre d’exemple. Vos compétiteurs peuvent développer des produits ou services qui viennent secouer votre entreprise. D’autre part, une application développée quelque part, dans un pays lointain, peut mettre à mal tout votre modèle économique.

Quel que soit le cas de figure, il importe, comme dans le domaine du climat, de définir des mécanismes d’adaptation pour permettre à votre entreprise de naviguer à travers les zones de turbulence et retrouver un certain équilibre pour son fonctionnement optimal.

Ceci peut se faire à travers l’ajustement des capitaux à votre disposition, notamment le capital humain, le matériel de production et votre trésorerie, et la façon dont vous les opérationnalisez. Au-delà, il est autant important de marteler sur une meilleure approche marketing, tout en misant sur l’innovation.

Comme on le dit souvent, les espèces qui ont résisté à l’épreuve du temps, ne sont pas celles qui sont les plus fortes, mais celles qui ont su le plus s’adapter aux changements.

 

Leadership en jeu

Cette idée du climax qui influe sur le climat, ou des changements climaciques qui ont un impact sur les changements climatiques, fait inévitablement appel au principe du leadership. C’est cette capacité à mener ou à influencer les autres. Lorsque vous êtes leader, vous êtes une référence pour des personnes que vous connaissez ou pas, qui vous regardent comme modèle.

Etant ainsi haut placé, ce qui vous arrive ou que vous permettez dans votre vie ou dans votre organisation sert de boussole pour plusieurs autres personnes ou organisations. Lorsque vous occupez un tel piédestal, il vaut mieux être conscient du rôle qui est désormais le vôtre, quelles que soient les circonstances qui vous y ont placé.

En effet, plusieurs raisons peuvent être à la base d’une telle montée en puissance dans votre vie ou organisation. Mais quoi qu’il en soit, vous devez tirer le meilleur parti de la responsabilité sociétale que représente le fait d’être un role model dans un monde qui en manque de plus en plus, et qui soupire après de bons exemples à suivre.

 

Grandir et laisser grandir

Vous connaissez certainement cet adage qui dit qu’il n’y a pas de mauvaise troupe, il n’y a que de mauvais chef. Il est une autre preuve, si besoin en est, qui étaye davantage l’importance et l’effet de l’influence exercée par ceux qui sont haut-placés sur les personnes qui sont sous leur conduite.

Si vivre est un don, grandir est un choix. Si vous ne faites pas ce qu’il faut pour vous maintenir et évoluer, le don même de la vie sera mis en péril. Comme on le dit autrement, être un mâle est une question biologique ; être un homme est une décision de vie. Ou encore : être géniteur est une fonction naturelle ; mais être parent est une responsabilité.

C’est une responsabilité à assumer pour permettre à ceux qui vous regardent ou qui vous suivent de trouver inspiration et motivation.

 

Le mois de septembre marque souvent la rentrée, le début d’un nouveau cycle. C’est un temps pour se fixer de nouveaux objectifs ou adapter ceux qu’on s’est fixé auparavant ; ceci afin de bien entamer la fin de l’année et la préparation de la nouvelle.

Nous vous souhaitons le meilleur pour cette nouvelle saison !

Actions à Responsabilité Limitée

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Je me demande souvent pourquoi il n’existe pas encore un marché de la Bourse #ChezMoiAuCongo. La Bourse, c’est ce marché ou se négocient des valeurs mobilières (action, part ou obligation). Cette définition englobe à la fois les transactions proprement dites mais aussi le lieu où celles-ci se déroulent. Ainsi, connait-on par exemple les Bourses de New-York, Paris, Londres, Tokyo ; et pas plus loin de nous, celles de Nairobi, Kigali…

Ceux qui s’intéressent au monde des entreprises savent que ces dernières possèdent un capital social, lequel est subdivisé en plusieurs actions ou parts, comportant chacune une valeur. Et cette valeur peut fluctuer à travers le temps et selon la conjoncture. C’est cette fluctuation en valeur qui occasionne donc le marché de la Bourse.

Avant que notre pays rejoigne l’OHADA, les sociétés étaient pour la plupart créées et opérant sous forme de SARL (Société par Actions à Responsabilité Limitée), ou de SPRL (Société Privée à Responsabilité Limitée). Les SARL étaient souvent les grandes entreprises, banques ou autres holdings, tandis que dans les SPRL se trouvaient les Petites et Moyennes Entreprises (PME), ou même des TPE (Très Petites Entreprises).

Ce système ayant été abandonné au profit de l’OHADA, les SARL sont devenues des SA (Sociétés Anonymes), et les SPRL sont maintenant appelées SARL. Cette dernière SARL est différente de celle d’avant, car elle signifie Société à Responsabilité Limité, tout simplement.

Toutefois, que ce soit dans l’ancien système comme dans l’actuel, les actions restent au centre du jeu. Toutes ces sociétés (SA ou SARL) ont un capital social, composés des actions ou parts ; mais c’est dans leur régime juridique ou comptable que se trouve les différences.

Actionner et Partager

Ceci n’est pas qu’un jeu de mots ; mais l’on remarque que les actions ou les parts sont bien issus des verbes « actionner » et « partager ». Même en anglais, « action » ou « part » se traduisent par « share » c’est-à-dire « partager » ou « quote-part ».  Tout y est dit. Lorsqu’on parle d’action(s), cela sous-entend un mouvement, une dynamique.

Une entreprise n’est pas censée rester statique ; elle doit évoluer avec son temps, ou même parfois avant son temps, par anticipation ; elle doit être avant-gardiste. Un sage a dit : « Si les changements qui se produisent à l’extérieur d’un système sont plus rapides que ceux qui se produisent à l’intérieur du système, ce système est appelé à disparaître ».

Toute entreprise réellement dynamique est appelée à bouger dans le sens du donner et du recevoir, à être présente sur le marché. Il ne peut en être autrement. Et c’est ce qu’on voit dans les économies dynamiques. Soit une entreprise est cotée en Bourse, et est en mesure de vendre ou d’acheter des actions ; soit quand elle n’y est pas encore arrivée, elle fait des efforts pour y parvenir et proposer son premier appel à l’épargne public, ou faire l’objet d’une OPA (offre publique d’achat).

De ce fait, nous retenons que dans l’idéal, les parts ne sont pas constituées pour être conservées, mais plutôt pour être effectivement « partagées ». Mais pour mieux le faire, on doit en connaître ou en déterminer la valeur, et au-delà, travailler à augmenter cette valeur pour en tirer le meilleur parti. Mais il arrive aussi que les parts perdent substantiellement de la valeur que leurs détenteurs sont obligés de les vendre à vil prix.

Prix à payer

C’est à ce niveau que les jeunes entrepreneurs (jeunes en expérience, pas nécessairement en âge 😊) ont encore du chemin à faire. A partir du moment où vous créez des sociétés, vous devez vous armer d’un bon état d’esprit.

Pour commencer, en formalisant votre activité en entreprise, vous cessez d’être seulement votre talent et vous convertissez en gestionnaire, ou manager. C’est déjà un changement à opérer. Par exemple, vous êtes un bon coiffeur et vous ouvrez votre salon de coiffure, votre travail deviendra plus managérial que le simple fait de coiffer.

Ensuite, si vous avez donné la forme de société à votre activité, développez déjà un système de fonctionnement comme si c’est une société que vous allez revendre. Même si vous ne le ferez pas en réalité, mais cela est très utile pour une meilleure gestion. Pour y arriver, il est crucial de confectionner un plan d’affaires ou business plan.

Aussi, vous devez être prêt à accepter et pourquoi pas rechercher des partenariats. Là aussi, il est encore question de « parts ».

Dans notre environnement, où on constate que les gens préfèrent souvent travailler seul, ceci exige un grand shift dans la mentalité. Souvent les gens préfèrent garder 100% des parts, même quand l’entreprise n’évolue pas. Alors qu’à la place, pour autant que la société se porte bien, pourquoi ne pas envisager des associations qui feraient grandir l’entreprise ?

 

Il est vrai que la pratique de vente et/ou achat des actions/parts n’est pas encore entrée dans notre culture économique ou nos habitudes commerciales, mais elle constitue un des moyens pour relever le défi de pérenniser les entreprises. Commencer à y penser est un premier pas, parce que certainement, le marché de la Bourse ne tardera pas à frapper à nos portes.

Se préparer au changement

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Dans notre article précédent, nous avons échangé sur l’histoire et l’environnement entrepreneurial pas si lointain de notre pays, jalonnée par de véritables success-stories dignes du rêve américain. La plupart d’opérateurs économiques étaient en effet partis de presque rien pour bâtir des affaires florissantes, qui néanmoins n’ont pas tenu l’épreuve du temps pour la plupart. 

Cependant, il ne s’agissait pas pour nous de verser dans des complaintes sur ce qui est déjà passé, ni de trouver des fautifs à blâmer pour ce qui est arrivé. Il y a certes des leçons à tirer, et c’est d’ailleurs à cela que nous sert le passé. Des leçons pour les entrepreneurs eux-mêmes, des leçons pour les dirigeants et des leçons pour toute la population.  

Mais au-delà de la rétrospective, il y a une prospective à mener, le plus important étant dans la vision de l’avenir. Sera-t-il encore possible que l’on voie se lever un jour des entrepreneurs nationaux de grande envergure ? Dans notre environnement actuel marqué par une carence criante des acteurs locaux dans le tissu économique, peut-on rêver d’un shift, d’un changement de paradigme ? 

 

Rien de nouveau 

Déjà, nous savons que la vie est faite de cycles; le soleil se lève puis se couche, puis se lève encore ; les saisons aussi vont et reviennent. Ne fut-ce qu’à ce titre-là, l’on peut espérer que la saison entrepreneuriale prospère que notre pays a connue n’est pas partie pour de bon. Il y aura certainement l’avènement d’une nouvelle saison que l’on peut espérer meilleure que la première.   

De plus en plus, il y a une prise de conscience dans le chef de plusieurs acteurs : politiques, monde des affaires, monde académique, cercles et mouvements de jeunes ; (presque) tous s’accordent sur le fait que l’entrepreneuriat est une des clés majeures pour nous sortir du gouffre de la pauvreté et de la déliquescence économique. 

Si cet élan est maintenu, si ce qui doit être fait par chacun de ces acteurs est fait, il ne sera pas étonnant de voir se lever une génération de businessmen et businesswomen capables de frotter les épaules avec les autres grands acteurs déjà présents sur le terrain, si pas de rivaliser avec eux, avec l’avantage de la connaissance du terrain aidant.  

 

Poser de bonnes bases 

Mais il ne suffira pas de monter, il faut aussi se maintenir dans la durée. C’est justement là où se trouve la faille chez plusieurs. Il est souvent dit que ce n’est pas seulement ce qu’on fait qui compte, mais comment et surtout pourquoi on le fait. Lancer de bonnes affaires, c’est bien. Mais le fait-on de la bonne manière ? Est-ce qu’on le fait dans le respect des principes de gestion prudentielle ? Par ailleurs, quelles sont les véritables motivations derrière tout ce déploiement d’entreprise ? 

Ces questions semblent simples, anodines, mais les réponses qu’on y réserve sont fondamentales pour la survie de vos activités. 

Ne fut-ce que dans l’aspect du comment, il y a encore beaucoup de travail à faire. Ceux qui ont été récemment impliqués dans l’encadrement des PME et jeunes entrepreneurs participant au concours national des plans d’affaires (COPA) ont pu le remarquer : plusieurs entrepreneurs ne respectent pas les normes de base de fonctionnement d’une entreprise. Il est vrai que ces PME fonctionnent, font des recettes, … mais il y a un manque énorme de systématisation et de structuration.   

Que dire alors du pourquoi ? Ici aussi, il y a encore du chemin à parcourir. Les gens se lancent dans l’entrepreneuriat pour diverses raisons personnelles ou familiales. Mais voilà qu’une fois arrivés au sommet, ayant déjà « couverts » les besoins pour lesquels ils s’étaient engagés, ils se trouvent comme perdus, sans repères pour les prochaines étapes, dont notamment la succession ou la pérennisation.  

Il importe donc de se poser les bonnes questions sur les raisons réelles de son engagement et les voies et moyens à emprunter pour y arriver.  

 

Fenêtre d’opportunités 

Ce pays renferme plusieurs ressources que d’aucuns qualifient de scandale géologique, touristique, halieutique, hydrologique, et que sais-je encore. Il compte surtout une population jeune et en nette augmentation, ce qui en fait un véritable marché tant pour les biens que pour les services. 

Parfois, on a l’impression que le pays se limite aux grandes villes ou cités, alors que l’immense territoire attend encore à s’ouvrir et se connecter au développement. Certes les défis sont grands, en termes d’infrastructures, d’énergie ou d’organisation. Mais comme on le dit souvent, c’est en temps d’orage qu’on reconnait les bons marins ; presque tout le monde peut être un bon navigateur par temps calmes. 

Un autre temps arrive, mais cela requiert de se préparer en vue de saisir les opportunités et marcher dans le succès. 

 

Bon deuxième semestre à tous nos clients et lecteurs ! 

Où sont partis nos héros ?

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Notre beau pays célèbre ce mois sa fête de l’Indépendance, sous le doux soleil de juin. Doit-on fêter ou bien méditer ? Chacun ira de son point de vue. Et c’est là une des particularités de #ChezMoiAuCongo  : c’est qu’on est rarement d’accord sur rien. Pour preuve, le nombre pléthorique de partis politiques, églises, troupes de théâtre, mouvements citoyens… Vous n’êtes pas d’accord ? En voilà une preuve ☺.

Une chose est au moins sûre, c’est que ce pays a une forte vocation économique et des affaires. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les innombrables ressources dont il est doté. Au vu du grand potentiel dont il dispose, ce serait un gaspillage que de ne pas disposer d’une armée d’entrepreneurs dignes de ce nom.

Il n’est pas question des gens qui brassent des sommes parce qu’ils sont liés à une telle personnalité du pouvoir ou d’influence, d’une part, ou même de nombreux autres qui évoluent dans le secteur informel pour de la survie, d’autre part. Ces derniers sont certes à féliciter parfois, mais surtout à encourager pour qu’ils passent à un autre niveau.

Ceux dont il est question ici, c’est cette catégorie d’entrepreneurs qu’on appelle les « capitaines d’industrie » ; « capitaines », à l’instar des meneurs de troupes des équipes de football ou de sport en général, dont le rôle est de motiver et entraîner leurs coéquipiers pour obtenir la victoire.

 

Retour vers le futur

Si nous manquons de nos jours ce type d’hommes ou femmes d’affaires à fort calibre, cela n’a pas toujours été le cas. Notre pays a compté il y a quelques décennies en arrière des entrepreneurs à faire rêver plus d’un aujourd’hui.

Peut-être que dans notre environnement économique actuel dominé en majeure partie par des opérateurs étrangers, on aurait de la peine à s’imaginer qu’il ait existé des nationaux qui ont opéré à un niveau élevé du business. On se demande : où sont-ils passés ?

Cet article n’a pas la prétention de répertorier tous les grands magnats de notre histoire récente. Il existe quelques autres articles un peu plus détaillés à ce propos (voir liens ci-dessous). Nous voulons par contre une interpellation collective, un appel à une réflexion commune.

Que pouvons-nous apprendre de notre passé ? Qu’est-ce qui a mal tourné, pour que cette race de businessmen disparaisse, sans qu’il n’y ait eu une « passation pacifique et civilisée » du bâton-relai d’une génération à une autre ?

Imaginons un instant que ces grands entrepreneurs s’étaient reproduits dans d’autres, quel effet d’entraînement cela aurait apporté sur l’économie nationale ?

Je me rappelle toujours de cette question d’un mentor demandant de citer 10 entreprises congolaises ayant existé depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Ceci demeure un véritable défi.

Ne dit-on pas qu’un peuple qui oublie son passé est obligé de le répéter ? Que devons-nous faire différemment pour que la classe entrepreneuriale qui a tendance à émerger aujourd’hui ne reproduise pas les erreurs du passé ?

 

Des noms de renom

Toutefois, nous n’avons aucune prétention à porter un jugement sur nos prédécesseurs dans l’arène, mais plutôt à en tirer des leçons. En réalité, nous avons beaucoup à apprendre d’eux. C’était de braves gens, courageux, visionnaires, des pionniers ayant débuté à partir de rien ou presque pour la plupart.

Prenez l’exemple de Dokolo Sanu Augustin. Ce compatriote, s’était lancé dans les affaires peu avant l’indépendance, étant arrivé à créer au début des années 70 la première banque à capitaux privés en Afrique subsaharienne. Cette banque (la NBK), apprend-t-on, serait à cette époque mieux implantée et mieux informatisée que la Banque Centrale. Quel exploit ! Sans compter ses autres multiples investissements dans plusieurs autres domaines stratégiques.

Mais il n’est pas le seul. Que dire des patrons comme les Ngunza « Bonanza », Lusakivana, Fontshi avec ses avions, Lengelo avec ses ampoules Lengsram que nous avions connues, Kalonji Nsenda (Kansebu) dans l’alimentaire, Jeannot Bemba (Groupe GB, Scibe)… ? Quelques-uns sont encore en vie, derniers survivants d’une ère révolue : Ngezayo, Kinduelo…

 

Vision politique

Une chose est sûre, aucune de ces histoires ne ressemble à une autre, de même que les raisons de leur disparition. Les causes internes et/ou externes sont également multiples.

Néanmoins, la plupart de ces personnes et leurs entreprises ont souffert d’un mauvais environnement marqué par un manque de vision politique, qui a amené soit à leur spoliation, soit à des pillages dont ils ont souffert, sans pouvoir se relever.

Bientôt sera la fête anniversaire de l’indépendance, et à cette occasion, nous célébrons souvent les héros politiques de cette indépendance. Pourtant, ces derniers nous ont montré le chemin, disant : la vraie indépendance n’est pas politique, mais économique. Et ce pays a eu sa part de ces « unsung heroes », ces héros qui sont passés dans les oubliettes de l’histoire. Qui parle encore de Dokolo, de Fontshi, de Lengelo, de Lusakivana, de Kansebu et tant d’autres ? Quelle place de l’histoire du pays leur est-il réservée dans le système éducatif, ou dans l’imaginaire collectif ?

La politique  ne développe pas un pays.  L’Etat crée seulement un cadre propice pour permettre aux opérateurs privés de créer de la richesse. Ce cadre c’est aussi la reconnaissance des héros, des champions passés de notre économie nationale.

Ensuite, mettre en place des conditions pour éviter les méfaits du passé et ne pas étouffer les initiatives privées actuelles. Il faudrait aussi être intentionnel, avec une volonté affirmée et matérialisée d’accompagner les acteurs locaux, pour arriver ainsi à « créer des millionnaires congolais ».

 

Bonne fête de l’indépendance économique !

L’Esprit de créativité

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Il existe des philosophies dont le but n’est autre que de flouer les esprits non avertis. Prenons à titre illustratif la notion de l’incompatibilité entre la foi et la science. 

Selon ce courant de pensée, on ne peut pas être un scientifique qui se respecte et croire en même temps à l’idée de la création, par exemple. Le monde tel qu’il existe ne serait pas le produit de la création, mais de l’évolution. Comment un monde et un univers aussi complexes peuvent avoir été créés en six jours, à l’opposé des millions d’années clamées par les évolutionnistes ? 

Seulement voilà, lorsque les Saintes Ecritures parlent de 6 jours, elles ne précisent pas s’il s’agit littéralement des jours de 24 heures ou s’il en est autrement. En effet, les Ecritures, qui s’interprètent et s’expliquent mieux par elles-mêmes, affirment aussi ailleurs que « devant Dieu, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ».  

Ce faisant, cette figure de style ouvre de larges possibilités, qui peuvent permettre de concilier la foi en une création divinement ordonnée et la science dans le déroulement de celle-ci. Il est possible  que la création ait pris du temps, quoique ce dernier (temps) soit exprimé en jours ; ces jours pouvant exprimer une plus longue période que simplement 24 heures. 

 

Comme à l’école 

Cette démarcation ainsi tracée a constitué la trame de notre éducation pour la plupart. Dans les manuels d’histoire, et particulièrement de l’histoire des inventions, de grandes découvertes scientifiques ou de la Révolution Industrielle, il n’y avait rien dans ce que l’on apprenait qui pouvait laisser évoquer la spiritualité dans le chef de ces personnages historiques qui étaient à l’ouvrage 

Pourtant, au fil des lectures et recherches réalisées plus tard, l’on pouvait réaliser que cet aspect des choses autrefois éludé faisait partie intégrante de la personnalité de ces inventeurs et autres savants qui ont révolutionné l’histoire du monde. La plupart d’entre eux étaient des croyants pratiquants et attribuaient à leur foi en Dieu une grande partie de leurs exploits scientifiques. 

Ils étaient savants certes, mais ils reconnaissaient aussi que leur inspiration venait d’ailleurs et non d’eux-mêmes. Leurs compétences scientifiques jouaient un rôle important, mais ce rôle était uniquement la condition nécessaire. Il y avait au-delà une condition suffisante, comme cela se passe dans le processus de la conception.  

 

Au commencement 

En revenant au récit de la création, l’on remarque qu’il y est fait mention, d’entrée de jeu, de l’Esprit c.-à-d. de l’Esprit de Dieu, ou autrement dit le Saint-Esprit. Ceci sous-entend qu’en matière de création, ou de découvertes ou d’inventions, l’Esprit joue un rôle central.  

Pour qu’une personne soit en mesure de se connecter au monde invisible, y puiser des idées et solutions novatrices et les télécharger dans le monde matériel, elle doit d’abord elle-même être une personne d’une bonne sensibilité spirituelle. Les érudits personnages susmentionnés étaient pour la plupart du genre. 

L’histoire de la création met en scène d’une part le désordre, les ténèbres, bref le chaos ; et d’autre part l’Esprit, qui n’attend qu’à libérer Sa puissance créatrice et mettre de l’ordre dans ce qui n’était autrefois que tohu-bohu.  

L’entrepreneur de même, suit un processus similaire : déceler ou détecter un problème, un désordre, un manque qui est loin d’être une situation idéale. Pour arriver à apporter des solutions, l’entrepreneur est appelé à collaborer ou coopérer avec l’Esprit de la création. L’intelligence à elle seule ne suffisant pas, il faut de l’inspiration, une sorte de flash de génie, qui n’est autre que le souffle de l’Esprit dans l’intelligence humaine. 

 

Première mention 

Il existe une loi appelée première mention, qui veut que pour mieux comprendre un concept des Ecritures, il faut se référer à la première fois que ce concept a été cité. De nos jours, beaucoup de gens, tant croyants qu’incroyants, pensent que les questions de l’Esprit sont complètement déconnectées de la réalité. Pourtant ce n’est pas le cas. 

La première fois que la mention « remplis de l’Esprit de Dieu » est citée dans la Torah, elle se réfère à des ingénieurs, artistes et autres techniciens dont le travail consistait à prendre les révélations reçues par le Prophète et les traduire en projets, ouvrages, inventions, fonderies, gravures, architecture, métallurgie, couture, menuiserie, sculpture, parfumerie, … 

Bref, l’Esprit était donné à des entrepreneurs dans différents domaines, pour qu’à travers leur travail, l’excellence divine puisse avoir accès et demeurer dans la condition humaine pour leur apporter des solutions idoines à leurs problèmes.  

Ceci fut le cas lorsque le pays le plus puissant de l’époque fut confronté à un problème cornélien pouvant mettre en péril l’avenir de toute la nation et même de l’humanité entière. Quand l’oiseau rare se présenta devant le roi avec la solution miracle, le monarque, pourtant païen, s’exclama disant : « Cet homme est rempli de l’Esprit de Dieu. Y aurait-il encore quelqu’un de plus compétent que lui ».  

 

Nous célébrons la Fête de Pentecôte durant ce mois. Certaines économies parmi les plus fortes du monde honorent la place de l’Esprit à la base de la créativité et des solutions durables en observant notamment un jour férié, le Lundi de Pentecôte, en plus du Lundi de Pâques. 

Puisse chaque entrepreneur qui lit ou partage cet article arriver à ce niveau de connexion spirituelle et de compétence indéniable. 

Observer les temps

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Le mois de Mars venait de se terminer il y a peu, sur un week-end de Pâques, et avec lui le premier trimestre de l’année 2021. Bienvenue donc à Avril et au deuxième trimestre 

Le passage des jours, semaines ou mois, bref le passage du temps amène avec lui beaucoup de changements, notamment le changement des saisons. En fin du mois passé, il y a eu l’équinoxe de mars, qui annonce la fin de l’hiver dans l’hémisphère nord et la fin de la saison des pluies dans l’hémisphère sud.  

Mais ce n’est qu’une annonce, et non déjà l’effectivité. Ce sont des changements évolutifs et non soudains. Il fait encore froid là-bas, mais pas comme avant ; il pleut encore ici, mais plus pour longtemps.  

Les changements sont donc encore subtils. Mais si l’on y prête attention, on peut les observer. Par exemple, l’inclinaison des ombres sous lesquelles on s’abrite souvent connait une modification. Ainsi de suite. 

 

Au bon endroit, au bon moment 

Chaque chose a un temps, et il y a un temps pour chaque chose, dit-on souvent. Et pour un entrepreneur avisé, il ne suffit pas seulement de le dire, mais surtout de l’intérioriser, d’en tenir compte et de le pratiquer.  

La nature beaucoup de choses à nous apprendre, si seulement nous y sommes attentifs. Le temps passe, les saisons changent ; de sorte qu’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut à tout moment où on le veut. 

Tout comme un agriculteur ne peut pas semer n’importe quelle culture à n’importe quel moment de l’année et sur n’importe quel sol, de même l’entrepreneur doit tenir compte des moments qui se présentent à lui/elle au courant de l’année. 

Nous parlions encore le mois passé des entrepreneures femmes et de leur capacité visionnaireMême là aussi, la notion de timing est importantePour un couple qui désire d’avoir une progéniture, les deux conjoints savent qu’il y a des moments de fertilité et des moments sans.  

Et donc, quel que soit le champ où l’on opère, il est impérieux de savoir que « même si les jours se suivent, mais ils ne se ressemblent pas ». La sagesse, dit-on, c’est la capacité de discerner les différences. En l’occurrence, que nous apporte le deuxième trimestre de l’année qui est différent du premier par exemple. 

 

Suspense  

Les amateurs de cinéma auront peut-être remarqué que les moments précédant les grandes actions dans un film sont souvent introduits par une scène furtive d’une pleine lune, brillant dans les nuages de la nuit.  

Cette grande action peut être le lancement d’une attaque militaire, ou une évasion bien ficelée, genre prison break, ou même le point culminant d’âpres négociations menant à une signature historique… Mais est-ce anodin tout cela, ou y a-t-il une signification derrière ? 

Toujours faisant allusion à l’exemple de la lune, la géographie nous renseigne entre autres que son mouvement est lié ou influe sur celui des marées montantes et descendantes, les moussons et autres phénomènes naturels  

Tout ceci étant, nous pouvons réaliser que le passage du temps amène avec lui beaucoup de choses qui surviennent dans notre environnement, proche et lointain, et qu’il faille en être conscient pour ne pas ni passer à côté des opportunités, ni en être victime. 

 

A vos agendas 

Il y a bien longtemps quand j’ai commencé à utiliser les agendas, je ne comprenais pas très bien pourquoi ceux-ci comportaient souvent, en plus du calendrier civil, des indications sur les cycles lunaires, les dates des jours fériés mais aussi celles des fêtes religieuses.  

Mais tout ceci est fait pour fournir des outils à leurs utilisateurs. Car effectivement, tous ces éléments calendaires et leurs correspondants naturels ne sont que des outils ; à l’instar des feux de signalisation qui nous indiquent quand il faut passer et quand il faut s’arrêter, quand il faut se lancer et quand il faut attendre. 

A titre illustratif, personnellement, je me suis donné depuis longtemps comme discipline de ne pas aborder un client ou un partenaire sur un projet important en fin de semaine, car je me dit que la courbe du cycle hebdomadaire est descendante. Je préfère le faire au début ou au milieu de la semaineIdem par exemple pour faire le suivi d’un paiement ; sauf quand c’est le client lui-même qui me le demande. 

 

Attention, danger 

S’il est évident qu’il faille bien être alerte au temps, et aux changements qu’il induit, il est crucial de noter que le temps lui-même et les instruments naturels qui le marquent demeurent uniquement des outils à notre disposition, comme tout autre outil dont nous avons besoin pour notre travail. 

Il ne faudrait donc pas leur donner plus d’importance qu’ils n’en sont censés, ni même leur vouer un culte au nom d’une science quelconque. Néanmoins, en tant qu’outils, ils sont à notre disposition pour nous permettre de bien planifier.  

En conclusion, la nature, bref toute la création divine, nous a dotés de tout ce dont nous avons besoin pour réussir, à nous de savoir l’utiliser, à bon escient et pour notre profit.  

 

Bon mois d’avril 

Bon deuxième trimestre 

Savoir ce que l’on veut

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« Mon fils, tu as 20 ans aujourd’hui. Tu dois savoir ce que tu veux et décider de ce que tu vas faire de ta vie. Regarde ta mère ; elle avait presque ton âge quand nous nous sommes rencontrés, mais elle savait déjà ce qu’elle voulait dans la vie ».

C’est là un bon conseil qu’un parent donne à son fils en vue de le conscientiser et le rendre responsable face à son avenir. Mais voilà que même en le lui prodiguant, le Papa est conscient que la réalité est différente dans la pratique. Il sait bien qu’un jeune homme de 20 ans et une femme du même âge ont certes le même nombre d’années, mais en termes de maturité, il y a un écart.

Bien que connaissant cette réalité, j’ai dû passer comme par un moment de questionnement dans ma propre famille lorsque cette situation s’est produite. Ayant eu d’abord des filles, puis des garçons, je me demandais pourquoi ces derniers n’étaient pas aussi « éveillés » que leurs sœurs lorsqu’elles avaient le même âge ? 

Lorsqu’elles célébraient leur premier anniversaire, les « Yaya » étaient presque conscientes de ce qui se passait ; mais pour leurs frères, il fallait attendre le 2ème, voire le 3ème anniversaire, pour qu’ils se rendent vraiment compte de quoi il s’agissait.

Exemple du mariage 

Ce n’est pas une loi prescrite ni même une obligation, mais la pratique sociétale veut que pour le mariage, l’homme soit (un peu) plus âgé que la femme qu’il épouse. Certes, il y a des exceptions, qui d’ailleurs confirment la règle. Mais dans la majorité des cas, cette règle est observée dans la société ; elle en quelque sorte avalisée par la société face à cette réalité. 

Mais pourquoi ? Certainement, pour qu’il y ait équilibre dans le couple. En effet, pour un même nombre d’années, une femme manifeste une plus grande maturité sociologique que son homologue masculin. Et donc, un certain écart raisonnable est requis pour assurer la stabilité du couple. Comme qui dirait, « cher monsieur, une femme de ton âge n’a pas ton âge ». 

Les hommes qui lisent cet article, peuvent remarquer que les filles avec lesquelles ils ont grandi ou étudié ensemble, ne sont pas pour la plupart mariées à leurs congénères, mais plutôt à des hommes plus âgés, et qu’eux-mêmes sont mariés aux femmes qui ont l’âge de leurs jeunes sœurs.

Vue de loin

Les femmes présentent une certaine précocité dans la compréhension pratique des choses de la vie. Cette capacité d’un éveil précoce est en quelque sorte une qualité qui leur permet d’avoir une perception anticipative des enjeux. C’est une sensibilité qui certes n’est pas unique à leur genre, mais est quand même beaucoup plus développée et répandue chez elles.

Cette sensibilité est d’abord spirituelle. Souvent, il y a des gens qui aiment se moquer des femmes en disant qu’elles remplissent les églises. Mais c’est surtout parce qu’ils ne réalisent pas que les femmes sont plus sensibles aux choses de l’esprit par rapport aux hommes qui sont beaucoup plus cartésiens. Elles sont, dit-on, intuitives. 

Etant porteuses de la vie, elles demeurent intimement liées à l’origine de celle-ci, sachant que la conception de tout ce qui est nouveau ne se fait pas à partir de ce qui est visible mais de ce qui ne se voit pas. 

Atouts majeurs

Avec toutes ces facultés à leur disposition, les femmes sont donc mieux positionnées pour être de meilleures entrepreneures. Elles comprennent promptement les mécanismes et la dynamique de la vie ; elles sont sensibles pour percevoir les changements dans l’air et ont une grande force intérieure pour supporter les difficultés liées à la démarche entrepreneuriale. 

Par ailleurs, lorsqu’elles s’engagent dans ce qu’elles ont la sensibilité d’appréhender, de concevoir et d’entreprendre, elles le font avec beaucoup de sérieux et abnégation. Elles ne se laissent pas aller à beaucoup de distractions ou déviations.

Plusieurs études réalisées auprès des institutions de microfinance dans plusieurs pays du monde révèlent que les femmes sont  en général plus crédibles (c.-à-d. susceptibles de prendre et de mieux rembourser les crédits) que les hommes. 

Eviter le C.H.A.O.S

Mais pour que tout ceci se mette en musique, et que la femme soit lancée dans l’orbite de création de valeurs et de richesses, il y a des préalables à respecter, des choses à mettre en ordre, et d’autres dont il faut se débarrasser. C’est notamment :

  • Une culture qui ne croit pas au potentiel de la femme et qui s’oppose à son développement ;
  • Des habitudes qui ne favorisent pas le progrès, et qui en plus sont déjà même devenues une seconde nature. Difficile de s’en défaire donc ;
  • Une attitude apathique : paresse intellectuelle et physique. Refus de se lancer dans l’action, défaitisme mental ;
  • Un caractère ostentatoire : velléité de mettre en exergue des attributs physiques ou matériels, sans impact réel dans le devenir personnel, sinon simplement un éloge à la vanité ;
  • Le scepticisme envers les autres : envers les hommes, par féminisme déplacé ; envers les femmes par une guéguerre inavouée, alors que Dieu a créé l’humanité dans la diversité pour plus de complémentarité.

Nous célébrons la femme pendant ce mois, et souhaitons qu’elle joue pleinement son rôle car le développement de notre société ne peut se conjuguer sans elle.

Bonne fête à toutes nos mamans 

 

La vie de l’école et l’école de la vie

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#ChezMoiAuCongo, les écoles ont rouvert leurs portes depuis peu, après une suspension des cours de presque deux mois depuis les vacances de fin d’année, due à la progression rapide de la deuxième vague de la pandémie du Covid-19.

Cette réouverture est un véritable soulagement pour de nombreux parents qui n’arrivaient plus à jongler entre leur travail quotidien et la tâche nouvellement acquise d’enseignants à domicile, surtout pour ceux dont les écoles envoyaient des travaux pour la maison.

Avec cette expérience, nombreux sont ceux qui ont compris, si besoin en était encore, le dur labeur des enseignants. Respect donc à tous les professionnels de la craie. Ce n’est pas une tâche facile, en effet. De toute manière, aucun travail n’est facile ; à chacun son métier.

Du reste, il existe des pays où le système permet aux parents qui le désirent, d’encadrer leurs enfants à la maison (home-schooling), et de ne les inscrire sur les listes officielles uniquement pour leur permettre de passer les examens. Et ça marche pour eux.

 

Education vs Instruction

Entre des parents qui sont fatigués d’encadrer leurs enfants à la maison, d’un côté, et ceux qui ne veulent pas les envoyer à l’école, mais préfèrent les encadrer eux-mêmes, de l’autre, se pose encore une fois de plus la question fondamentale de la distinction entre l’éducation et l’instruction, et donc de la perception de l’école dans la société vis-à-vis de la famille. Au-delà, il y a aussi le rôle que les uns et les autres sont prêts à jouer et ce qu’ils sont prêts à déléguer.

Néanmoins, cela ne constitue pas l’objet de notre échange, car nous l’avions déjà discuté dans une autre publication ou même dans deux. Ici, nous voulons nous pencher sur ce qu’est la finalité recherchée dans l’une comme dans l’autre, c.à.d. l’éducation et l’instruction. Et aussi, comme cela se reflète sur l’esprit entrepreneurial des enfants, encore à l’école ou au sortir de celle-ci.

Si les parents et d’autres forces sociales se sont préoccupées de la suspension prolongée des écoles et ont fait un plaidoyer pour leur réouverture, c’est en raison du fait que l’école joue un rôle prépondérant dans la préparation de la jeunesse pour son avenir.

Toutefois, l’école à elle seule ne peut pas, et ne doit pas porter cette responsabilité. Les parents, qui sont les premiers éducateurs ne peuvent pas se délester de leur devoir primordial d’encadrer et d’orienter leur progéniture sur le chemin qu’ils doivent suivre.

 

Entrepreneuriat au programme scolaire

Depuis quelques temps, de nombreuses voix appellent à l’intégration des cours d’entrepreneuriat dans le cursus scolaire. En effet, l’on estime que les enfants doivent être préparés à l’école de la vie pendant leur vie à l’école. Ce plaidoyer est de plus en plus populaire.

Cependant, il est important de s’assurer que ceci se fasse dans les normes, et non seulement parce que l’entrepreneuriat est devenu comme un phénomène de mode ou un concept qui se vend bien.

L’entrepreneuriat, c’est d’abord une culture, une façon de penser et de prendre les choses. Par exemple, tant que l’échec scolaire sera considéré comme quelque chose à rebiffer, comment espérer former des entrepreneurs à l’école? L’échec est en effet un passage obligé de tout entrepreneur à succès ; l’histoire regorge des exemples. Celui qui n’a jamais échoué, n’a jamais rien appris !

Un aîné et mentor s’interrogeait dernièrement : « Pourquoi un enfant de première primaire doit-il redoubler de classe ? » A y regarder de près, c’est parce qu’on travaille sur un système des points plutôt que de développement et d’orientation de l’enfant selon ses aptitudes.

Avec une telle attitude, même en introduisant des leçons d’entrepreneuriat, si l’environnement dans lequel évolue l’enfant n’est pas changé, et si les critères d’évaluation ne sont pas remis en question, on produira un entrepreneur raté. Comme il aura appris à étudier pour gagner des points, il travaillera pour gagner de l’argent, et non pour se développer et développer son monde.

Sinon, pourquoi est-ce que les meilleurs entrepreneurs de la place sont ceux qui ne s’en sortaient pas bien à l’école dans la plupart des cas ? Souvent on en parle en riant, alors que le véritable problème se trouve justement là. Entre la vie de l’école et l’école de la vie, il y a comme un grand fossé.

Il faut donc commencer par changer de paradigme. J’ai l’habitude de dire à mes enfants, il ne suffit pas de me ramener de bons points, ou même être premier de classe. Cela ne m’importe pas vraiment, car au-delà de tout ça, il faut développer des attitudes vitales pour la réussite en société. Les deux ne s’excluent pas ; mais si l’un est une condition nécessaire, l’autre est une condition suffisante. Voilà qu’il faut avoir été à l’école pour l’apprendre.

Persévérance : théorie et pratique

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La persévérance et le tact, disait Benjamin Disraeli, ancien premier ministre britannique, sont deux grandes qualités pour ceux qui veulent aller plus haut, particulièrement pour ceux qui veulent se démarquer de la foule. Quoi de plus utile en temps difficiles qu’une bonne dose de persévérance.

Mais la persévérance, pour qu’elle marche, a besoin de s’agripper à quelque chose de sûr. Lorsque vous pouvez voir où vous allez, il est plus facile de tenir bon, même quand, sur le parcours, vous rencontrez des complications. .

Loin de moi, l’intention de donner des leçons sur la persévérance en ce début d’année, je désire plutôt partager une expérience vécue, dans l’imaginaire et dans le réel.

 

I have a dream

Il y a quelques années en arrière, je fis un rêve. Je me retrouvais comme étudiant à l’université et j’assistais à un cours très difficile. C’est le genre de cours où vous vous demandez si vous y réussirez un jour, et si vous finirez même par obtenir votre diplôme.

Hormis le fait que le cours était très difficile, tous les sièges des premiers rangs étaient soit occupés, soit réservés pour d’autres personnes. En outre, le professeur parlait à voix basse, comme s’il chuchotait ; de sorte que seuls ceux qui étaient assis à l’avant pouvaient l’entendre. Il était difficile de trouver un siège à l’avant. En dehors de cela, je réalisai aussi que je n’avais pas assisté à toutes les leçons du cours, et donc une bonne partie de la matière m’échappait. Une conjugaison des difficultés qui diminuait la probabilité de réussir.

Pourtant, tout en faisant ce rêve, j’étais conscient que, malgré tous ces défis, la vérité était que j’avais déjà terminé mes études et obtenu mon diplôme. C’est comme si je revivais le passé dans mon rêve ; je revoyais le processus par lequel j’étais passé pour obtenir mon diplôme ! Tout en suivant ce cours, avec les difficultés et défis inhérents, je savais néanmoins que j’avais déjà terminé mes études.

Cela étant, je me posais la question, dans le rêve, de savoir comment j’avais réussi à surmonter toutes ces difficultés et obtenir mon diplôme. Au moins, une chose était sûre, c’est que j’avais déjà terminé. Je vivais une scène préenregistrée.

Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est que, même étant conscient en ce moment-là d’avoir déjà terminé, je n’arrivais toujours pas à m’empêcher de sentir la peur de l’échec et des défis auxquels j’étais confronté pendant le cours !

 

Quand je me suis réveillé, et en réfléchissant au rêve, je m’étais dit que c’était exactement ce qui se passait dans notre vie quotidienne.

Vous remarquerez que dans mon rêve, même si je savais que j’avais déjà mon diplôme, je ne pouvais m’empêcher de paniquer et d’avoir peur, en me demandant si j’y arriverais.

Oui, il est tout à fait normal de se poser des questions lorsque les choses tournent mal, mais il faut garder à l’esprit l’objectif final. Qu’aviez-vous vu dans votre esprit avant de vous lancer dans ce projet, dans cette entreprise ? Tenez-vous en à cela malgré les hauts et les bas. Il ne suffit pas de le savoir dans sa tête, c.à.d. dans son intellect, mais il faudrait surtout le croire dans son esprit.

Garder en vue l’objectif final est, à ce que je sache, l’un des attributs d’un leader. C.à.d. voir la fin et revenir au commencement pour conduire votre équipe dans le processus, lui peindre le tableau de ce que vous avez vu dans le futur.

 

Du rêve à la réalité

Peut-être que tout ceci est facile en théorie, me diriez-vous. Mais voici comment j’ai vécu cette même situation en pratique.

J’étais encore étudiant en première année de graduat à l’université. Un de nos professeurs avait décidé que tout étudiant qui obtiendrait 8/10 à sa première interrogation de l’année serait dispensé (c.-à-d. exempté) de toute autre interrogation subséquente et même des travaux pratiques. L’étudiant n’aura plus qu’à passer l’examen de fin d’année pour ce cours.

Il se trouva que j’obtins les 8/10 requis. Et donc, je reçus l’exemption, autrement appelée dispense. Mais lorsque vint l’Assistant avec les travaux pratiques, ce fut comme du terrorisme académique. Il était très dur avec nous, nous menaçant et nous disant que si nous n’assistions pas à ses séances de travaux pratiques, nous allions échouer. Echouer non seulement sa branche, mais aussi notre carrière universitaire dans son ensemble.

C’était très embêtant d’entendre tout cela. Parfois, je ne savais pas quoi faire. Bien sûr que je devais participer aux séances pratiques, mais je n’avais aucune obligation de déposer des TP ou autres. Mais l’Assistant insistait.

Avec toute cette pression, il m’arrivait parfois de remettre en question la promesse du Professeur. Qu’allait-il se passer ? Et si l’Assistant transmettait la liste des notes avec une mauvaise mention nous concernant ?

Mais au fond de moi, je me disais que le Professeur avait le dernier mot. Il fallait le croire sur parole. Et c’est ce qui arriva. Malgré les gesticulations de l’Assistant, je n’eus besoin que de passer l’examen en fin d’année. La note obtenue à l’interrogation et celle de l’examen constituait une bonne cote pour l’ensemble du cours.

 

Toutefois, il se fit que malgré ma réussite dans ce cours, je devais quand même reprendre l’année, car ma moyenne générale n’était pas satisfaisante dans tous les cours.

A la reprise des cours l’année suivante, le Professeur revint à la charge. Il annonça que tous les étudiants qui reprenaient l’année (bisseurs, comme on les appelait), mais avaient réussi dans son cours l’année précédente étaient complètement dispensés pour la nouvelle année. Nous voilà donc dégagés de ce cours pour toute l’année académique, sans avoir besoin d’assister ni aux cours ni aux travaux pratiques, ni de passer les examens pour cette matière.

Mais c’était sans compter avec l’Assistant. Le voilà répéter les mêmes menaces. Mais malgré cela, à la fin de l’année, le Professeur nous remit les mêmes notes que l’année précédente.

 

Ces deux expériences, théorique et pratique, m’ont appris à m’armer de persévérance. Lorsque l’issue nous est connue, il nous est plus facile de continuer la marche et de braver les difficultés, défis, menaces et autres, à condition toutefois d’avoir une bonne vision.

Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous entendu ?

 

Kalda Group vous présente ses meilleurs vœux.

Bonne Année 2021 !

S’attendre au meilleur, se préparer au pire

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L’année 2020 touche bientôt à sa fin. Elle aura été une année de beaucoup d’évènements, avec en exergue une pandémie qui aura pris le monde de court. A part peut-être quelques esprits avertis, très peu de gens pouvaient prédire les choses telles qu’elles se sont produites. Confinements, Etats d’urgence par-ci, couvre-feux par là, économies entières bloquées, aéroports fermés, première vague, puis deuxième vague…

Lorsque l’humanité célébrait le Jour de l’An et la fin de 2019, comme d’habitude, c’était des moments d’euphorie, des meilleurs voeux et que du bonheur. Mais il y avait peu ou pas de probabilité de se douter d’un pareil tournant. Ceci ne veut pas dire que les gens s’attendaient à ce que tout dans la vie serait rose. La vie, on le sait, est faite de hauts et de bas, de bons jours et de mauvais jours, on inspire et on expire ; c’est cela le cycle de la vie, et tout le monde le sait. 

Mais seulement, qui pouvait penser que ça serait à ce point ? Et c’est effectivement là que se pose le problème. Lorsqu’il s’agit de faire les projections du futur, la tendance naturelle est de n’envisager souvent que les meilleurs scénarii. Et ce n’est que normal. Qui en effet planifierait de se marier pour vivre des difficultés, de lancer un projet pour échouer, de monter une entreprise pour faire faillite, de concourir à une élection pour perdre, d’aller en compétition pour ne pas gagner de trophée … ?

Leçons de mariage

L’exemple du mariage est éloquent à ce sujet. Depuis leurs fiançailles jusqu’au jour de la bénédiction nuptiale, les jeunes tourtereaux sont dans un parfait état de grâce. Ces amoureux regardent la vie avec beaucoup d’optimisme et ils ont raison de le faire. Pourtant, lorsqu’ils vont faire le serment l’un envers l’autre, ils vont bien devoir dire à un moment : « … dans les bons comme dans les mauvais jours… ». Cette déclaration semble comme un cheveu dans la soupe. Qui a eu cette idée de venir gâcher la fête avec des allusions négativistes ?

Mais ceci veut-il dire qu’on leur souhaite le malheur ? Nenni. C’est juste qu’on voudrait les prémunir afin qu’ils soient (pré)-parés à toute éventualité, pour ne pas être pris au dépourvu si, ou mieux, quand une adversité viendrait à se produire. Cette expression est donc un appel à la préparation, afin de prendre des dispositions pour ne pas se laisser surprendre par les évènements. Et cette préparation doit être sérieuse, car les mauvais jours ne sont pas un jeu d’enfants.

Entraînement avant compétition

Les sportifs connsaissent certainement mieux cette réalité. Il est vrai que les matchs officiels, surtout lors des étapes avancées des quarts, demis ou finales, sont souvent pleins d’intensité, de pression et d’engagement tant physique qu’émotionnel. Mais cela n’est rien comparé à la rigueur qu’ils subissent aux séances d’entraînement de ces matches. Vous verrez par exemple certaines images de préparation où les joueurs se voient attachés autour des hanches des cordes reliées à des poids qu’ils doivent tirer. Personne néanmoins ne s’attend à voir pareille scène lors du match proprement dit. 

Seulement, le coach, le staff technique et leurs poulains sont conscients du fait que s’ils veulent mettre toutes les chances de leur côté, ils doivent se préparer et se soumettre à des conditions parfois au-delà de la limite du supportable. Mais qu’ont-ils en vue ? La victoire. Ils veulent gagner ce match, et ils sont prêts à donner leur tout, voire au-delà. Ils espèrent la victoire, mais ils savent que le prix à payer peut être élevé. Mais parfois aussi non. Il peut se faire que l’adversaire en face soit prenable. Mais ceci ne doit en rien bâcler leur entraînement, car on ne sait jamais ; l’équipe en face peut avoir mangé du lion ce jour-là ; et c’est là que de grandes équipes se font parfois surprendre.

L’expérience qui rend sage

Comment sera 2021, ou 2022 ou les années à venir ? Personne n’en a vraiment la réponse. Tout le monde ne peut qu’en espérer le meilleur. Mais l’expérience de 2020 aura été comme un réveil brutal pour tous ceux qui avaient oublié le principe. 

En tant qu’entrepreneur, vous êtes appelé à faire des prévisions ; que ce soit les prévisions annuelles ou alors pluri-annuelles, par exemple dans le cas où vous élaborez un plan d’affaires. Lorsque vous arriverez à l’étape d’évaluer le SWOT ou FFOM (forces, faiblesses, opportunités et menaces) pour votre projet ou entreprise, ne faites pas la politique de l’autruche, pour éluder la réalité. Tout en souhaitant une issue heureuse de votre projet, relevez aussi les possibilités de revers et comment vous comptez vous y prendre, le cas échéant.

Cette réflexion me rappelle un récit biblique assez intéressant à ce sujet. L’armée du Roi Josaphat devait aller dans une guerre où Dieu leur promettait déjà la victoire sans qu’ils n’aient à combattre. Cependant, Dieu leur demanda aussi d’amener leurs troupes et de les positionner là sur  le champs de bataille. Quel contraste ? Ils espéraient la victoire, mais devaient aussi se préparer à toute éventualité (2 Chroniques chapitre 20, verset 17, première partie).

Kalda Group saisit cette opportunité pour vous souhaiter une bonne saison festive et vous présenter ses meilleurs voeux pour 2021.

Prenez aussi bien soin de vous, dans le respect des mesures barrières.