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Daniel K. Kalonji

Dieu Créateur et Entrepreneur

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Savez-vous que l’histoire de la création du monde est une véritable démonstration du schéma de la création d’une entreprise ? Si cela vous surprend, c’est parce que plusieurs ont tendance à considérer les Ecritures Saintes comme une affaire de religion, totalement déconnectée de nos réalités quotidiennes. Or, rien n’est plus faux !

En début de ce mois de juin, nous avons célébré la Fête de la Pentecôte. C’est la venue du Saint-Esprit sur les disciples de Christ. A l’instar de la Fête de Pâques qui est honorée avec une journée fériée dans certains pays (Lundi de Pâques), il existe encore un tout petit nombre de pays qui gratifient cette commémoration d’un Lundi de Pentecôte.

Comme nous avons déjà eu à le démontrer dans un autre article, célébrer le Saint-Esprit ne se limite nullement à des manifestations religieuses. Il s’agit par contre du vécu quotidien, et ce, dans tous les domaines de notre vie.

S’agissant de l’entrepreneuriat, la venue du Saint-Esprit a encore beaucoup de principes à nous apprendre. Dans cet article, nous allons partager 7 principes de la création d’entreprises, tels que reflétés dans le récit de la création, récit où le Saint-Esprit est présent.

 

Incubation

La scène de la création est introduite par un tableau de chaos et de vide, bref de désordre. Ce tohu-bohu est l’image d’un problème, qu’un entrepreneur détecte et cherche à solutionner. Mais avant cela, l’auteur inspiré nous indique que « L’Esprit se mouvait au-dessus des eaux ». D’autres versions disent : « L’Esprit couvait… ».

Lorsqu’un entrepreneur identifie un problème, il ne se lance pas directement dans l’exécution. Il doit passer par un moment d’incubation, de préparation, de planification. Et dans ce texte, nous voyons que le Saint-Esprit supervise ce processus.

 

7 marches vers la réussite

Après cette incubation, il est présenté le déroulé de la semaine de la création en 7 étapes pleines de symbolique et de signification pour les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain.

En voici un condensé :

1ère Jour : l’apparition de la lumière. Il s’agit ici de la vision. Tout commence par une vision. Tout ce qui existe a commencé par exister dans la pensée de quelqu’un.

Entrepreneur, que vois-tu ? Les opportunités ou les problèmes ? La vision consiste à transformer tous les problèmes en opportunités et à y trouver des solutions.

 

2ème Jour : la séparation des eaux d’en haut d’avec les eaux d’en bas. Ceci fait référence à la structuration. Quel est l’organigramme de votre entreprise, à partir de la haute direction jusqu’aux plus bas échelons ? Ces structures ainsi posées vont servir de substrat au fonctionnement et à la production.

En plus, la séparation implique aussi la distinction entre la personne de l’entrepreneur et celle de son entreprise. Même si votre entreprise porte votre nom, elle est différente de votre personne. C’est une entité à part entière.

C’est comme un enfant. Même s’il ressemble à ses parents, il est une personne à part entière, qui doit être enregistré aux services de l’Etat (non à l’informel), et appelé à grandir pour atteindre l’autonomie.

 

3ème Jour : l’apparition de la verdure et de la végétation en général. Ici, l’entreprise entre en phase de production, soit des biens, soit des services.

 

4ème Jour : l’apparition des luminaires dans le firmament céleste : le soleil pour le jour, et la lune et les étoiles pour la nuit. Ceci nous renvoie au marketing. Il est bien d’avoir un bon produit ou service ; mais il est mieux de le faire connaître ; d’y pointer les projecteurs, pour les mettre en exergue.

Comme on peut le remarquer ici, le modèle divin de l’économie fonctionne de jour et de nuit. Il n’est aucunement question que l’économie « aille dormir ». Avec ce modèle, on arrive facilement à doubler la création d’emplois avec le même capital investi.

 

5ème Jour : la production des animaux terrestres, marins et aquatiques. Ça c’est le marché. Ces animaux constituent le marché cible qui va « consommer » la production identifiée au jour précédent. Et c’est un marché en pleine croissance.

 

6ème Jour : création de l’homme et de la femme. Ici, nous voyons Dieu en tant que Manager, qui met en place une équipe pour prendre le relai de la gestion et de la gouvernance. Comme disait un éminent orateur, la première tâche d’un leader, c’est d’identifier son successeur.

La gérance de la création ou de l’entreprise est confiée à une autre personne. Cette personne est comme vous, c.-à-d. elle est à votre image ; c’est vous qui l’avait formée pour vous succéder. Ne dit-on pas qu’un succès sans successeur est une autre forme d’échec ? Tout entrepreneur doit créer son entreprise avec à l’esprit qu’elle lui survive.

 

7ème Jour : Dieu se repose. Le créateur de l’entreprise passe en mode « conseil d’administration ». Il n’est plus tellement impliqué dans la gestion quotidienne de son entreprise. Ce repos ne veut nullement dire se tourner les pouces. Mais c’est regarder le futur, et penser aux prochaines créations.

 

Bonne fête de Pentecôte à tous les entrepreneurs

Réseau d’affaires et raisons d’en faire

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Il y a quelques semaines, il m’a été demandé d’intervenir dans une conférence sur le réseautage d’affaires. Je devais développer le sous-thème: « Ma force dans un réseau d’affaires ».

En réfléchissant sur le contenu de mon intervention, je me suis rappelé qu’on dit souvent que lorsqu’un concept n’existe pas dans une langue, c’est que cette notion est absente ou peu connue chez les usagers de cette langue.

En d’autres termes, bien que plusieurs parlent de réseau ou réseautage d’affaires, c’est un concept dont on n’appréhende pas suffisamment tous les contours. Ça ne se limite pas à échanger les cartes de visite lors d’une conférence.

Une des méthodologies d’apprentissage pour faire introduire de nouveaux concepts aux apprenants, consiste à utiliser des éléments didactiques qu’ils connaissent déjà dans leur environnement. C’est ainsi par exemple que Jésus-Christ, voulant parler du Royaume des Cieux, faisait souvent recours à des images du quotidien de ses auditeurs : « Le Royaume des Cieux est semblable à… ».

Sur cette base donc, je me suis rendu compte que parler du réseau d’affaires, dans un pays où il n’existe presque plus aucun réseau fonctionnel dans quoi que ce soit, relève d’une tâche pour le moins ardue.

En effet, nous vivons tous dans un contexte de manque  de réseau routier conséquent ; le réseau ferroviaire national est devenu obsolète, et le réseau ferroviaire urbain a disparu sous des constructions anarchiques ; le réseau aérien peine tous les jours à décoller ; le réseau de distribution d’eau potable et d’énergie électrique ne couvre pas 20% du territoire… pour ne citer que ces exemples !

Avec pareil tableau, il m’a paru utile de partager avec l’audience sur l’importance de reposer de bons fondements, de revoir nos fondamentaux. Si nous voulons véritablement réintroduire une culture de réseautage, il ne faudra pas se limiter seulement aux affaires, mais commencer par reconsidérer nos valeurs communautaires de base.

Il est souvent dit qu’une des faiblesses des congolais, c’est leur difficulté à travailler ensemble. C’est peut-être une caricature, car les hommes sont les mêmes partout. Néanmoins, il y a une part de vérité dans cette affirmation, au vu des résultats constatés sur le terrain, en comparaison avec ce qui se passe dans d’autres communautés ou sous d’autres cieux.

Le premier facteur qui entre en jeu lorsqu’on veut parler de réseau, c’est l’autre, car on ne crée pas un réseau étant seul, il faut tenir compte de l’autre. Ça peut sembler simple, banal ; mais la plupart de maux dont nous souffrons #ChezMoiAuCongo partent du simple fait que les gens ne tiennent pas compte de l’autre, tout simplement. Les embouteillages-monstres en sont une preuve.

Autre exemple, c’est dans la musique, véritable expression d’une culture. Vous trouverez quelqu’un qui est tout à la fois : auteur, compositeur, arrangeur et chantre. Comment être efficace dans ces conditions ? Et vous trouverez des gens qui sont offusqués parce qu’un tel a rejoué le chant d’un tel autre ?

Lorsque nous allons revenir à accepter qu’un tel peut être un bon parolier, et qu’un tel autre sera le meilleur interprète du chant, et qu’au finish, le succès récolté soit bien partagé entre tous les intervenants, ça sera déjà un bon départ pour la culture du réseautage.

La nature ne nous enseigne-t-elle pas ? Dieu n’a pas donné tous les talents à une seule personne ; Il les a répartis entre plusieurs pour besoin d’interdépendance et d’équilibre social. Le corps humain lui-même n’est pas tout œil, tout oreille ou tout bras. A chacun son rôle et chacun sa place ; et aucune place n’est moindre.

Séparer Capitales et Capitaux

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Vous connaissez certainement ces grandes villes des Etats-Unis et peut-être leurs Etats : Chicago (Illinois), Baltimore (Maryland), Seattle (Etat de Washington), New Orleans (Louisiane), Dallas et Houston (Texas), Los Angeles et San Francisco (Californie), Las Vegas (Nevada), Philadelphie (Pennsylvanie), Cincinnati (Ohio), Detroit (Michigan), ou New York (Etat de New York).

Savez-vous ce qu’elles ont en commun ? Bien qu’elles soient les plus grandes villes de leurs Etats respectifs, elles n’en sont pas néanmoins leurs capitales (ou chefs-lieux). Cela vous étonnera peut-être ; mais si vous vérifiez, vous découvrirez que les capitales de ces différents Etats sont de petites villes dont les noms vous sont assurément inconnus !

Est-ce un hasard ? Non, pas du tout. C’est un choix politique et réfléchi. Et ce n’est pas que ces villes. Il y en a encore d’autres. Washington, DC, la capitale même des Etats-Unis, n’est pas la plus grande ville du pays, ni en termes de population, ni en termes d’infrastructures.

Il existe probablement plusieurs raisons à ces choix.  Mais dans la pratique, une de bonnes raisons est l’avantage de ne pas mélanger politique et business. Il est bon que chaque chose soit à sa place.

Les USA ne sont pas les seuls à appliquer cette politique. D’autres nations s’en sont inspirées. Le Brésil par exemple. Les autorités du géant sud-américain ont vite compris qu’il fallait éloigner la capitale des plages bruyantes de Copacabana (Rio de Janeiro) pour l’installer à Brasilia.

Le Nigéria aussi a déplacé sa Capitale de la grouillante Lagos vers la paisible Abuja ; l’Afrique du Sud, avec Pretoria et Johannesburg ; la Tanzanie, avec la Capitale Dodoma, alors que la ville de Dar Es Salaam et d’autres sont plus en vue ; ou même aussi la Cote d’Ivoire, même si Yamoussoukro n’a pas encore gagné toute sa place vis-à-vis d’Abidjan.

Mais le message est là : si nous voulons bien faire les choses, mettons chaque chose à sa place. Ce n’est pas bien sûr une panacée. Toutefois, nous pouvons imiter ceux qui font bien, surtout si ça marche. Permettre aux officiels de vaquer en toute tranquillité à leurs tâches de conduite des affaires de l’Etat d’une part, et de l’autre, permettre au dynamisme économique et entrepreneurial de s’exprimer.

Les choses  ont souvent mal tourné pour les hommes d’affaires de chez nous qui se sont lancés en politique. Ce mélange semble ne pas être bon ni pour les hommes, ni pour les villes.

Il est grand temps de repenser à la base le modèle de développement de notre pays, et de ne pas tout concentrer dans les grandes villes. Les Zones Economiques Spéciales, par exemple, ne devraient pas qu’être dans ou près de grandes villes.

 

Penser, repenser vos projets, en ce début d’année, pour vous projeter vers le succès en étant efficace et performant ; tels sont les souhaits de Kalda Group pour une Bonne et Heureuse Année 2022.

 

Daniel K. Kalonji

Boss ou Patron

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C’est curieux de voir comment avec le temps, un mot peut changer de signification. Non seulement il change de signification, mais il arrive parfois à exprimer exactement le contraire de ce qu’il voulait dire auparavant.

C’est ce qui est arrivé entre autres au mot « Patron ». Ses racines primitives renvoient d’abord à une personne d’influence, souvent nantie, qui offre sa protection à ceux qui sont sous son domaine. Une fois de plus, et comme dans notre article précédent, c’est l’idée d’influence qui émerge.

Un autre exemple d’un mot qui a perdu son sens du départ pour signifier l’inverse : condescendance. Alors que les Saintes Ecritures nous exhortent à faire preuve de « condescendance » les uns vis-à-vis des autres, aujourd’hui, ce mot a perdu son sens premier : faire preuve de délicatesse, d’attention vis-à-vis des autres ; pour dire exactement le contraire : afficher un comportement distant, méprisant, hautain, voire arrogant.

D’ailleurs, il est fort intéressant de noter qu’en anglais, « être condescendant » se traduit par « patronizing ». Et le mot et sa traduction ont tous perdu leur sens.

Ceci me rappelle un exercice proposé dans une formation sur la communication : une information est partagée de bouche à oreille entre une trentaine de personnes. Mais au final, le message que sort la dernière personne de la chaîne n’a rien à avoir, alors absolument rien, avec le message du départ !

Parmi les raisons qui peuvent expliquer que le terme « Patron » ait perdu son sens de modèle pour souvent ne signifier que « Chef », on peut citer l’abus. En effet, ne dit-on pas que lorsque le but d’une chose est méconnu, son abus est inévitable ?

Dans ce même ordre, on peut citer l’exemple du mot « Ministre ». Surtout lorsqu’il est arboré de son accompagnateur « Son Excellence », il fait oublier à celui ou celle qui le porte qu’il n’est qu’un simple « Serviteur » (de la République).

Il est bien dommage que lorsque des personnes sont portées à des postes de direction, elles n’en voient souvent que les privilèges, mais en oublient la responsabilité. Il n’y a pas de privilèges sans responsabilités.

Dans ce sens, un Patron, en tant que modèle, a la responsabilité de « modeler » son organisation, c.-à-d. montrer la bonne façon d’être et de faire ; les fameux savoir-être et savoir-faire. Les patrons ne devraient pas se considérer comme de petits dieux devant qui tout le monde doit trembler et se courber, mais tout simplement des personnes en qui l’organisation a fait confiance pour l’amener à bon port.

 

Voici quelques qualités d’un bon patron, qui est à la fois modèle, mais surtout un leader.

 

Communauté : Un véritable patron ne parle pas de « je », mais de « nous ». Il y a en anglais un adage intéressant, qui dit : « When ‘I’ » is replaced by ‘We’, even Illness becomes Wellness ». Lorsqu’on y va ensemble, même les fardeaux les plus lourds deviennent plus faciles à porter. La communauté, c’est aussi le sens du partage, du bien-être collectif. Combien de fois n’avons-nous entendu parler dans l’actualité ces derniers jours, des patrons qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels en se mettant plein les poches ?

Vision : On ne peut amener les autres que là où on est déjà arrivé soi-même. Un patron ne vit pas que dans le présent. Il doit être en mesure d’anticiper l’avenir pour bien naviguer les défis du moment. La vision est ce qui distingue particulièrement le patron des personnes qu’il doit conduire. Elle est aussi cette capacité à savoir peindre le tableau de l’objectif visé, de manière que votre équipe puisse tirer la motivation et l’inspiration nécessaires pour y arriver.

Intégrité : C’est l’une des valeurs cardinales d’un patron. Elle peut être définie sous multiples angles : être la même personne au-dedans et au-dehors ; dire ce que l’on pense et penser ce que l’on dit ; être entier, c.-à-d. ne pas être éparpillée en soi-même. Mais une autre facette de l’intégrité consiste à être honnête vis-à-vis des personnes que l’on dirige. En politique, on dirait, ne pas être démagogue, ne pas faire des promesses fallacieuses.

Travail (ou engagement) : C’est ça qui distingue un patron de première classe de ceux qui n’ont que le contenant et pas de contenu. Vous les jugerez aux résultats. Un patron ne demande pas aux autres ce qu’il ne fait pas lui-même. Il est le premier à mettre les mains à la pâte.

 

Vivement que les patrons reviennent aux fondamentaux pour des sociétés et organisations plus fortes, et que par esprit d’émulation, leurs collaborateurs aspirent à leur ressembler et pourquoi pas les surpasser !

Changement au climax

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L’environnement médiatique et les débats sur l’écologie nous ont habitués depuis quelques années à l’expression « changement climatique », ou « changements dus au climat ». Il s’agit des perturbations sur le climat, et sur notre écosystème vital.

Même si les uns et les autres ne s’accordent pas sur l’origine humaine ou non de ces dérèglements, tout le monde au moins en fait le constat : réchauffement de la planète, fonte des glaciers, impressionnants feux de brousse et inondations sans précédent…

Néanmoins, qu’ils soient causés par l’activité humaine ou tout simplement par des phénomènes plutôt naturels, ces changements sont induits directement ou indirectement par des mécanismes géo-climatologiques qui se déroulent dans de hautes sphères de notre planète, souvent éloignées et invisibles.

En d’autres termes, les changements qui se produisent sur le climat sont induits par ce qui se produit dans le climax. Les changements climatiques sont dus aux changements climaciques.

Au-delà d’un jeu de mots, il s’agit d’une vérité ou d’un principe qui est immuable : le changement commence au sommet. Oui, même quand il peut sembler que le mouvement est parti de la base pour atteindre le sommet, c’est véritablement pour permettre à ce qu’une autre ou une nouvelle impulsion puisse venir d’en haut. C’est un appel à la responsabilité, au leadership.

 

Causes prochaines et lointaines

De même que pour le climat, le domaine entrepreneurial est exposé à plusieurs perturbations. Ces dernières peuvent être dues à quelque chose qui se passe dans l’environnement immédiat, ou alors être occasionnées par des évènements qui se déroulent à des milliers de kilomètres, et dont vous ne vous doutez même pas de l’impact sur votre activité.

Dans la première catégorie, la concurrence directe peut être citée à titre d’exemple. Vos compétiteurs peuvent développer des produits ou services qui viennent secouer votre entreprise. D’autre part, une application développée quelque part, dans un pays lointain, peut mettre à mal tout votre modèle économique.

Quel que soit le cas de figure, il importe, comme dans le domaine du climat, de définir des mécanismes d’adaptation pour permettre à votre entreprise de naviguer à travers les zones de turbulence et retrouver un certain équilibre pour son fonctionnement optimal.

Ceci peut se faire à travers l’ajustement des capitaux à votre disposition, notamment le capital humain, le matériel de production et votre trésorerie, et la façon dont vous les opérationnalisez. Au-delà, il est autant important de marteler sur une meilleure approche marketing, tout en misant sur l’innovation.

Comme on le dit souvent, les espèces qui ont résisté à l’épreuve du temps, ne sont pas celles qui sont les plus fortes, mais celles qui ont su le plus s’adapter aux changements.

 

Leadership en jeu

Cette idée du climax qui influe sur le climat, ou des changements climaciques qui ont un impact sur les changements climatiques, fait inévitablement appel au principe du leadership. C’est cette capacité à mener ou à influencer les autres. Lorsque vous êtes leader, vous êtes une référence pour des personnes que vous connaissez ou pas, qui vous regardent comme modèle.

Etant ainsi haut placé, ce qui vous arrive ou que vous permettez dans votre vie ou dans votre organisation sert de boussole pour plusieurs autres personnes ou organisations. Lorsque vous occupez un tel piédestal, il vaut mieux être conscient du rôle qui est désormais le vôtre, quelles que soient les circonstances qui vous y ont placé.

En effet, plusieurs raisons peuvent être à la base d’une telle montée en puissance dans votre vie ou organisation. Mais quoi qu’il en soit, vous devez tirer le meilleur parti de la responsabilité sociétale que représente le fait d’être un role model dans un monde qui en manque de plus en plus, et qui soupire après de bons exemples à suivre.

 

Grandir et laisser grandir

Vous connaissez certainement cet adage qui dit qu’il n’y a pas de mauvaise troupe, il n’y a que de mauvais chef. Il est une autre preuve, si besoin en est, qui étaye davantage l’importance et l’effet de l’influence exercée par ceux qui sont haut-placés sur les personnes qui sont sous leur conduite.

Si vivre est un don, grandir est un choix. Si vous ne faites pas ce qu’il faut pour vous maintenir et évoluer, le don même de la vie sera mis en péril. Comme on le dit autrement, être un mâle est une question biologique ; être un homme est une décision de vie. Ou encore : être géniteur est une fonction naturelle ; mais être parent est une responsabilité.

C’est une responsabilité à assumer pour permettre à ceux qui vous regardent ou qui vous suivent de trouver inspiration et motivation.

 

Le mois de septembre marque souvent la rentrée, le début d’un nouveau cycle. C’est un temps pour se fixer de nouveaux objectifs ou adapter ceux qu’on s’est fixé auparavant ; ceci afin de bien entamer la fin de l’année et la préparation de la nouvelle.

Nous vous souhaitons le meilleur pour cette nouvelle saison !

Actions à Responsabilité Limitée

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Je me demande souvent pourquoi il n’existe pas encore un marché de la Bourse #ChezMoiAuCongo. La Bourse, c’est ce marché ou se négocient des valeurs mobilières (action, part ou obligation). Cette définition englobe à la fois les transactions proprement dites mais aussi le lieu où celles-ci se déroulent. Ainsi, connait-on par exemple les Bourses de New-York, Paris, Londres, Tokyo ; et pas plus loin de nous, celles de Nairobi, Kigali…

Ceux qui s’intéressent au monde des entreprises savent que ces dernières possèdent un capital social, lequel est subdivisé en plusieurs actions ou parts, comportant chacune une valeur. Et cette valeur peut fluctuer à travers le temps et selon la conjoncture. C’est cette fluctuation en valeur qui occasionne donc le marché de la Bourse.

Avant que notre pays rejoigne l’OHADA, les sociétés étaient pour la plupart créées et opérant sous forme de SARL (Société par Actions à Responsabilité Limitée), ou de SPRL (Société Privée à Responsabilité Limitée). Les SARL étaient souvent les grandes entreprises, banques ou autres holdings, tandis que dans les SPRL se trouvaient les Petites et Moyennes Entreprises (PME), ou même des TPE (Très Petites Entreprises).

Ce système ayant été abandonné au profit de l’OHADA, les SARL sont devenues des SA (Sociétés Anonymes), et les SPRL sont maintenant appelées SARL. Cette dernière SARL est différente de celle d’avant, car elle signifie Société à Responsabilité Limité, tout simplement.

Toutefois, que ce soit dans l’ancien système comme dans l’actuel, les actions restent au centre du jeu. Toutes ces sociétés (SA ou SARL) ont un capital social, composés des actions ou parts ; mais c’est dans leur régime juridique ou comptable que se trouve les différences.

Actionner et Partager

Ceci n’est pas qu’un jeu de mots ; mais l’on remarque que les actions ou les parts sont bien issus des verbes « actionner » et « partager ». Même en anglais, « action » ou « part » se traduisent par « share » c’est-à-dire « partager » ou « quote-part ».  Tout y est dit. Lorsqu’on parle d’action(s), cela sous-entend un mouvement, une dynamique.

Une entreprise n’est pas censée rester statique ; elle doit évoluer avec son temps, ou même parfois avant son temps, par anticipation ; elle doit être avant-gardiste. Un sage a dit : « Si les changements qui se produisent à l’extérieur d’un système sont plus rapides que ceux qui se produisent à l’intérieur du système, ce système est appelé à disparaître ».

Toute entreprise réellement dynamique est appelée à bouger dans le sens du donner et du recevoir, à être présente sur le marché. Il ne peut en être autrement. Et c’est ce qu’on voit dans les économies dynamiques. Soit une entreprise est cotée en Bourse, et est en mesure de vendre ou d’acheter des actions ; soit quand elle n’y est pas encore arrivée, elle fait des efforts pour y parvenir et proposer son premier appel à l’épargne public, ou faire l’objet d’une OPA (offre publique d’achat).

De ce fait, nous retenons que dans l’idéal, les parts ne sont pas constituées pour être conservées, mais plutôt pour être effectivement « partagées ». Mais pour mieux le faire, on doit en connaître ou en déterminer la valeur, et au-delà, travailler à augmenter cette valeur pour en tirer le meilleur parti. Mais il arrive aussi que les parts perdent substantiellement de la valeur que leurs détenteurs sont obligés de les vendre à vil prix.

Prix à payer

C’est à ce niveau que les jeunes entrepreneurs (jeunes en expérience, pas nécessairement en âge 😊) ont encore du chemin à faire. A partir du moment où vous créez des sociétés, vous devez vous armer d’un bon état d’esprit.

Pour commencer, en formalisant votre activité en entreprise, vous cessez d’être seulement votre talent et vous convertissez en gestionnaire, ou manager. C’est déjà un changement à opérer. Par exemple, vous êtes un bon coiffeur et vous ouvrez votre salon de coiffure, votre travail deviendra plus managérial que le simple fait de coiffer.

Ensuite, si vous avez donné la forme de société à votre activité, développez déjà un système de fonctionnement comme si c’est une société que vous allez revendre. Même si vous ne le ferez pas en réalité, mais cela est très utile pour une meilleure gestion. Pour y arriver, il est crucial de confectionner un plan d’affaires ou business plan.

Aussi, vous devez être prêt à accepter et pourquoi pas rechercher des partenariats. Là aussi, il est encore question de « parts ».

Dans notre environnement, où on constate que les gens préfèrent souvent travailler seul, ceci exige un grand shift dans la mentalité. Souvent les gens préfèrent garder 100% des parts, même quand l’entreprise n’évolue pas. Alors qu’à la place, pour autant que la société se porte bien, pourquoi ne pas envisager des associations qui feraient grandir l’entreprise ?

 

Il est vrai que la pratique de vente et/ou achat des actions/parts n’est pas encore entrée dans notre culture économique ou nos habitudes commerciales, mais elle constitue un des moyens pour relever le défi de pérenniser les entreprises. Commencer à y penser est un premier pas, parce que certainement, le marché de la Bourse ne tardera pas à frapper à nos portes.

Se préparer au changement

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Dans notre article précédent, nous avons échangé sur l’histoire et l’environnement entrepreneurial pas si lointain de notre pays, jalonnée par de véritables success-stories dignes du rêve américain. La plupart d’opérateurs économiques étaient en effet partis de presque rien pour bâtir des affaires florissantes, qui néanmoins n’ont pas tenu l’épreuve du temps pour la plupart. 

Cependant, il ne s’agissait pas pour nous de verser dans des complaintes sur ce qui est déjà passé, ni de trouver des fautifs à blâmer pour ce qui est arrivé. Il y a certes des leçons à tirer, et c’est d’ailleurs à cela que nous sert le passé. Des leçons pour les entrepreneurs eux-mêmes, des leçons pour les dirigeants et des leçons pour toute la population.  

Mais au-delà de la rétrospective, il y a une prospective à mener, le plus important étant dans la vision de l’avenir. Sera-t-il encore possible que l’on voie se lever un jour des entrepreneurs nationaux de grande envergure ? Dans notre environnement actuel marqué par une carence criante des acteurs locaux dans le tissu économique, peut-on rêver d’un shift, d’un changement de paradigme ? 

 

Rien de nouveau 

Déjà, nous savons que la vie est faite de cycles; le soleil se lève puis se couche, puis se lève encore ; les saisons aussi vont et reviennent. Ne fut-ce qu’à ce titre-là, l’on peut espérer que la saison entrepreneuriale prospère que notre pays a connue n’est pas partie pour de bon. Il y aura certainement l’avènement d’une nouvelle saison que l’on peut espérer meilleure que la première.   

De plus en plus, il y a une prise de conscience dans le chef de plusieurs acteurs : politiques, monde des affaires, monde académique, cercles et mouvements de jeunes ; (presque) tous s’accordent sur le fait que l’entrepreneuriat est une des clés majeures pour nous sortir du gouffre de la pauvreté et de la déliquescence économique. 

Si cet élan est maintenu, si ce qui doit être fait par chacun de ces acteurs est fait, il ne sera pas étonnant de voir se lever une génération de businessmen et businesswomen capables de frotter les épaules avec les autres grands acteurs déjà présents sur le terrain, si pas de rivaliser avec eux, avec l’avantage de la connaissance du terrain aidant.  

 

Poser de bonnes bases 

Mais il ne suffira pas de monter, il faut aussi se maintenir dans la durée. C’est justement là où se trouve la faille chez plusieurs. Il est souvent dit que ce n’est pas seulement ce qu’on fait qui compte, mais comment et surtout pourquoi on le fait. Lancer de bonnes affaires, c’est bien. Mais le fait-on de la bonne manière ? Est-ce qu’on le fait dans le respect des principes de gestion prudentielle ? Par ailleurs, quelles sont les véritables motivations derrière tout ce déploiement d’entreprise ? 

Ces questions semblent simples, anodines, mais les réponses qu’on y réserve sont fondamentales pour la survie de vos activités. 

Ne fut-ce que dans l’aspect du comment, il y a encore beaucoup de travail à faire. Ceux qui ont été récemment impliqués dans l’encadrement des PME et jeunes entrepreneurs participant au concours national des plans d’affaires (COPA) ont pu le remarquer : plusieurs entrepreneurs ne respectent pas les normes de base de fonctionnement d’une entreprise. Il est vrai que ces PME fonctionnent, font des recettes, … mais il y a un manque énorme de systématisation et de structuration.   

Que dire alors du pourquoi ? Ici aussi, il y a encore du chemin à parcourir. Les gens se lancent dans l’entrepreneuriat pour diverses raisons personnelles ou familiales. Mais voilà qu’une fois arrivés au sommet, ayant déjà « couverts » les besoins pour lesquels ils s’étaient engagés, ils se trouvent comme perdus, sans repères pour les prochaines étapes, dont notamment la succession ou la pérennisation.  

Il importe donc de se poser les bonnes questions sur les raisons réelles de son engagement et les voies et moyens à emprunter pour y arriver.  

 

Fenêtre d’opportunités 

Ce pays renferme plusieurs ressources que d’aucuns qualifient de scandale géologique, touristique, halieutique, hydrologique, et que sais-je encore. Il compte surtout une population jeune et en nette augmentation, ce qui en fait un véritable marché tant pour les biens que pour les services. 

Parfois, on a l’impression que le pays se limite aux grandes villes ou cités, alors que l’immense territoire attend encore à s’ouvrir et se connecter au développement. Certes les défis sont grands, en termes d’infrastructures, d’énergie ou d’organisation. Mais comme on le dit souvent, c’est en temps d’orage qu’on reconnait les bons marins ; presque tout le monde peut être un bon navigateur par temps calmes. 

Un autre temps arrive, mais cela requiert de se préparer en vue de saisir les opportunités et marcher dans le succès. 

 

Bon deuxième semestre à tous nos clients et lecteurs ! 

Où sont partis nos héros ?

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Notre beau pays célèbre ce mois sa fête de l’Indépendance, sous le doux soleil de juin. Doit-on fêter ou bien méditer ? Chacun ira de son point de vue. Et c’est là une des particularités de #ChezMoiAuCongo  : c’est qu’on est rarement d’accord sur rien. Pour preuve, le nombre pléthorique de partis politiques, églises, troupes de théâtre, mouvements citoyens… Vous n’êtes pas d’accord ? En voilà une preuve ☺.

Une chose est au moins sûre, c’est que ce pays a une forte vocation économique et des affaires. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les innombrables ressources dont il est doté. Au vu du grand potentiel dont il dispose, ce serait un gaspillage que de ne pas disposer d’une armée d’entrepreneurs dignes de ce nom.

Il n’est pas question des gens qui brassent des sommes parce qu’ils sont liés à une telle personnalité du pouvoir ou d’influence, d’une part, ou même de nombreux autres qui évoluent dans le secteur informel pour de la survie, d’autre part. Ces derniers sont certes à féliciter parfois, mais surtout à encourager pour qu’ils passent à un autre niveau.

Ceux dont il est question ici, c’est cette catégorie d’entrepreneurs qu’on appelle les « capitaines d’industrie » ; « capitaines », à l’instar des meneurs de troupes des équipes de football ou de sport en général, dont le rôle est de motiver et entraîner leurs coéquipiers pour obtenir la victoire.

 

Retour vers le futur

Si nous manquons de nos jours ce type d’hommes ou femmes d’affaires à fort calibre, cela n’a pas toujours été le cas. Notre pays a compté il y a quelques décennies en arrière des entrepreneurs à faire rêver plus d’un aujourd’hui.

Peut-être que dans notre environnement économique actuel dominé en majeure partie par des opérateurs étrangers, on aurait de la peine à s’imaginer qu’il ait existé des nationaux qui ont opéré à un niveau élevé du business. On se demande : où sont-ils passés ?

Cet article n’a pas la prétention de répertorier tous les grands magnats de notre histoire récente. Il existe quelques autres articles un peu plus détaillés à ce propos (voir liens ci-dessous). Nous voulons par contre une interpellation collective, un appel à une réflexion commune.

Que pouvons-nous apprendre de notre passé ? Qu’est-ce qui a mal tourné, pour que cette race de businessmen disparaisse, sans qu’il n’y ait eu une « passation pacifique et civilisée » du bâton-relai d’une génération à une autre ?

Imaginons un instant que ces grands entrepreneurs s’étaient reproduits dans d’autres, quel effet d’entraînement cela aurait apporté sur l’économie nationale ?

Je me rappelle toujours de cette question d’un mentor demandant de citer 10 entreprises congolaises ayant existé depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Ceci demeure un véritable défi.

Ne dit-on pas qu’un peuple qui oublie son passé est obligé de le répéter ? Que devons-nous faire différemment pour que la classe entrepreneuriale qui a tendance à émerger aujourd’hui ne reproduise pas les erreurs du passé ?

 

Des noms de renom

Toutefois, nous n’avons aucune prétention à porter un jugement sur nos prédécesseurs dans l’arène, mais plutôt à en tirer des leçons. En réalité, nous avons beaucoup à apprendre d’eux. C’était de braves gens, courageux, visionnaires, des pionniers ayant débuté à partir de rien ou presque pour la plupart.

Prenez l’exemple de Dokolo Sanu Augustin. Ce compatriote, s’était lancé dans les affaires peu avant l’indépendance, étant arrivé à créer au début des années 70 la première banque à capitaux privés en Afrique subsaharienne. Cette banque (la NBK), apprend-t-on, serait à cette époque mieux implantée et mieux informatisée que la Banque Centrale. Quel exploit ! Sans compter ses autres multiples investissements dans plusieurs autres domaines stratégiques.

Mais il n’est pas le seul. Que dire des patrons comme les Ngunza « Bonanza », Lusakivana, Fontshi avec ses avions, Lengelo avec ses ampoules Lengsram que nous avions connues, Kalonji Nsenda (Kansebu) dans l’alimentaire, Jeannot Bemba (Groupe GB, Scibe)… ? Quelques-uns sont encore en vie, derniers survivants d’une ère révolue : Ngezayo, Kinduelo…

 

Vision politique

Une chose est sûre, aucune de ces histoires ne ressemble à une autre, de même que les raisons de leur disparition. Les causes internes et/ou externes sont également multiples.

Néanmoins, la plupart de ces personnes et leurs entreprises ont souffert d’un mauvais environnement marqué par un manque de vision politique, qui a amené soit à leur spoliation, soit à des pillages dont ils ont souffert, sans pouvoir se relever.

Bientôt sera la fête anniversaire de l’indépendance, et à cette occasion, nous célébrons souvent les héros politiques de cette indépendance. Pourtant, ces derniers nous ont montré le chemin, disant : la vraie indépendance n’est pas politique, mais économique. Et ce pays a eu sa part de ces « unsung heroes », ces héros qui sont passés dans les oubliettes de l’histoire. Qui parle encore de Dokolo, de Fontshi, de Lengelo, de Lusakivana, de Kansebu et tant d’autres ? Quelle place de l’histoire du pays leur est-il réservée dans le système éducatif, ou dans l’imaginaire collectif ?

La politique  ne développe pas un pays.  L’Etat crée seulement un cadre propice pour permettre aux opérateurs privés de créer de la richesse. Ce cadre c’est aussi la reconnaissance des héros, des champions passés de notre économie nationale.

Ensuite, mettre en place des conditions pour éviter les méfaits du passé et ne pas étouffer les initiatives privées actuelles. Il faudrait aussi être intentionnel, avec une volonté affirmée et matérialisée d’accompagner les acteurs locaux, pour arriver ainsi à « créer des millionnaires congolais ».

 

Bonne fête de l’indépendance économique !

L’Esprit de créativité

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Il existe des philosophies dont le but n’est autre que de flouer les esprits non avertis. Prenons à titre illustratif la notion de l’incompatibilité entre la foi et la science. 

Selon ce courant de pensée, on ne peut pas être un scientifique qui se respecte et croire en même temps à l’idée de la création, par exemple. Le monde tel qu’il existe ne serait pas le produit de la création, mais de l’évolution. Comment un monde et un univers aussi complexes peuvent avoir été créés en six jours, à l’opposé des millions d’années clamées par les évolutionnistes ? 

Seulement voilà, lorsque les Saintes Ecritures parlent de 6 jours, elles ne précisent pas s’il s’agit littéralement des jours de 24 heures ou s’il en est autrement. En effet, les Ecritures, qui s’interprètent et s’expliquent mieux par elles-mêmes, affirment aussi ailleurs que « devant Dieu, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ».  

Ce faisant, cette figure de style ouvre de larges possibilités, qui peuvent permettre de concilier la foi en une création divinement ordonnée et la science dans le déroulement de celle-ci. Il est possible  que la création ait pris du temps, quoique ce dernier (temps) soit exprimé en jours ; ces jours pouvant exprimer une plus longue période que simplement 24 heures. 

 

Comme à l’école 

Cette démarcation ainsi tracée a constitué la trame de notre éducation pour la plupart. Dans les manuels d’histoire, et particulièrement de l’histoire des inventions, de grandes découvertes scientifiques ou de la Révolution Industrielle, il n’y avait rien dans ce que l’on apprenait qui pouvait laisser évoquer la spiritualité dans le chef de ces personnages historiques qui étaient à l’ouvrage 

Pourtant, au fil des lectures et recherches réalisées plus tard, l’on pouvait réaliser que cet aspect des choses autrefois éludé faisait partie intégrante de la personnalité de ces inventeurs et autres savants qui ont révolutionné l’histoire du monde. La plupart d’entre eux étaient des croyants pratiquants et attribuaient à leur foi en Dieu une grande partie de leurs exploits scientifiques. 

Ils étaient savants certes, mais ils reconnaissaient aussi que leur inspiration venait d’ailleurs et non d’eux-mêmes. Leurs compétences scientifiques jouaient un rôle important, mais ce rôle était uniquement la condition nécessaire. Il y avait au-delà une condition suffisante, comme cela se passe dans le processus de la conception.  

 

Au commencement 

En revenant au récit de la création, l’on remarque qu’il y est fait mention, d’entrée de jeu, de l’Esprit c.-à-d. de l’Esprit de Dieu, ou autrement dit le Saint-Esprit. Ceci sous-entend qu’en matière de création, ou de découvertes ou d’inventions, l’Esprit joue un rôle central.  

Pour qu’une personne soit en mesure de se connecter au monde invisible, y puiser des idées et solutions novatrices et les télécharger dans le monde matériel, elle doit d’abord elle-même être une personne d’une bonne sensibilité spirituelle. Les érudits personnages susmentionnés étaient pour la plupart du genre. 

L’histoire de la création met en scène d’une part le désordre, les ténèbres, bref le chaos ; et d’autre part l’Esprit, qui n’attend qu’à libérer Sa puissance créatrice et mettre de l’ordre dans ce qui n’était autrefois que tohu-bohu.  

L’entrepreneur de même, suit un processus similaire : déceler ou détecter un problème, un désordre, un manque qui est loin d’être une situation idéale. Pour arriver à apporter des solutions, l’entrepreneur est appelé à collaborer ou coopérer avec l’Esprit de la création. L’intelligence à elle seule ne suffisant pas, il faut de l’inspiration, une sorte de flash de génie, qui n’est autre que le souffle de l’Esprit dans l’intelligence humaine. 

 

Première mention 

Il existe une loi appelée première mention, qui veut que pour mieux comprendre un concept des Ecritures, il faut se référer à la première fois que ce concept a été cité. De nos jours, beaucoup de gens, tant croyants qu’incroyants, pensent que les questions de l’Esprit sont complètement déconnectées de la réalité. Pourtant ce n’est pas le cas. 

La première fois que la mention « remplis de l’Esprit de Dieu » est citée dans la Torah, elle se réfère à des ingénieurs, artistes et autres techniciens dont le travail consistait à prendre les révélations reçues par le Prophète et les traduire en projets, ouvrages, inventions, fonderies, gravures, architecture, métallurgie, couture, menuiserie, sculpture, parfumerie, … 

Bref, l’Esprit était donné à des entrepreneurs dans différents domaines, pour qu’à travers leur travail, l’excellence divine puisse avoir accès et demeurer dans la condition humaine pour leur apporter des solutions idoines à leurs problèmes.  

Ceci fut le cas lorsque le pays le plus puissant de l’époque fut confronté à un problème cornélien pouvant mettre en péril l’avenir de toute la nation et même de l’humanité entière. Quand l’oiseau rare se présenta devant le roi avec la solution miracle, le monarque, pourtant païen, s’exclama disant : « Cet homme est rempli de l’Esprit de Dieu. Y aurait-il encore quelqu’un de plus compétent que lui ».  

 

Nous célébrons la Fête de Pentecôte durant ce mois. Certaines économies parmi les plus fortes du monde honorent la place de l’Esprit à la base de la créativité et des solutions durables en observant notamment un jour férié, le Lundi de Pentecôte, en plus du Lundi de Pâques. 

Puisse chaque entrepreneur qui lit ou partage cet article arriver à ce niveau de connexion spirituelle et de compétence indéniable. 

Observer les temps

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Le mois de Mars venait de se terminer il y a peu, sur un week-end de Pâques, et avec lui le premier trimestre de l’année 2021. Bienvenue donc à Avril et au deuxième trimestre 

Le passage des jours, semaines ou mois, bref le passage du temps amène avec lui beaucoup de changements, notamment le changement des saisons. En fin du mois passé, il y a eu l’équinoxe de mars, qui annonce la fin de l’hiver dans l’hémisphère nord et la fin de la saison des pluies dans l’hémisphère sud.  

Mais ce n’est qu’une annonce, et non déjà l’effectivité. Ce sont des changements évolutifs et non soudains. Il fait encore froid là-bas, mais pas comme avant ; il pleut encore ici, mais plus pour longtemps.  

Les changements sont donc encore subtils. Mais si l’on y prête attention, on peut les observer. Par exemple, l’inclinaison des ombres sous lesquelles on s’abrite souvent connait une modification. Ainsi de suite. 

 

Au bon endroit, au bon moment 

Chaque chose a un temps, et il y a un temps pour chaque chose, dit-on souvent. Et pour un entrepreneur avisé, il ne suffit pas seulement de le dire, mais surtout de l’intérioriser, d’en tenir compte et de le pratiquer.  

La nature beaucoup de choses à nous apprendre, si seulement nous y sommes attentifs. Le temps passe, les saisons changent ; de sorte qu’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut à tout moment où on le veut. 

Tout comme un agriculteur ne peut pas semer n’importe quelle culture à n’importe quel moment de l’année et sur n’importe quel sol, de même l’entrepreneur doit tenir compte des moments qui se présentent à lui/elle au courant de l’année. 

Nous parlions encore le mois passé des entrepreneures femmes et de leur capacité visionnaireMême là aussi, la notion de timing est importantePour un couple qui désire d’avoir une progéniture, les deux conjoints savent qu’il y a des moments de fertilité et des moments sans.  

Et donc, quel que soit le champ où l’on opère, il est impérieux de savoir que « même si les jours se suivent, mais ils ne se ressemblent pas ». La sagesse, dit-on, c’est la capacité de discerner les différences. En l’occurrence, que nous apporte le deuxième trimestre de l’année qui est différent du premier par exemple. 

 

Suspense  

Les amateurs de cinéma auront peut-être remarqué que les moments précédant les grandes actions dans un film sont souvent introduits par une scène furtive d’une pleine lune, brillant dans les nuages de la nuit.  

Cette grande action peut être le lancement d’une attaque militaire, ou une évasion bien ficelée, genre prison break, ou même le point culminant d’âpres négociations menant à une signature historique… Mais est-ce anodin tout cela, ou y a-t-il une signification derrière ? 

Toujours faisant allusion à l’exemple de la lune, la géographie nous renseigne entre autres que son mouvement est lié ou influe sur celui des marées montantes et descendantes, les moussons et autres phénomènes naturels  

Tout ceci étant, nous pouvons réaliser que le passage du temps amène avec lui beaucoup de choses qui surviennent dans notre environnement, proche et lointain, et qu’il faille en être conscient pour ne pas ni passer à côté des opportunités, ni en être victime. 

 

A vos agendas 

Il y a bien longtemps quand j’ai commencé à utiliser les agendas, je ne comprenais pas très bien pourquoi ceux-ci comportaient souvent, en plus du calendrier civil, des indications sur les cycles lunaires, les dates des jours fériés mais aussi celles des fêtes religieuses.  

Mais tout ceci est fait pour fournir des outils à leurs utilisateurs. Car effectivement, tous ces éléments calendaires et leurs correspondants naturels ne sont que des outils ; à l’instar des feux de signalisation qui nous indiquent quand il faut passer et quand il faut s’arrêter, quand il faut se lancer et quand il faut attendre. 

A titre illustratif, personnellement, je me suis donné depuis longtemps comme discipline de ne pas aborder un client ou un partenaire sur un projet important en fin de semaine, car je me dit que la courbe du cycle hebdomadaire est descendante. Je préfère le faire au début ou au milieu de la semaineIdem par exemple pour faire le suivi d’un paiement ; sauf quand c’est le client lui-même qui me le demande. 

 

Attention, danger 

S’il est évident qu’il faille bien être alerte au temps, et aux changements qu’il induit, il est crucial de noter que le temps lui-même et les instruments naturels qui le marquent demeurent uniquement des outils à notre disposition, comme tout autre outil dont nous avons besoin pour notre travail. 

Il ne faudrait donc pas leur donner plus d’importance qu’ils n’en sont censés, ni même leur vouer un culte au nom d’une science quelconque. Néanmoins, en tant qu’outils, ils sont à notre disposition pour nous permettre de bien planifier.  

En conclusion, la nature, bref toute la création divine, nous a dotés de tout ce dont nous avons besoin pour réussir, à nous de savoir l’utiliser, à bon escient et pour notre profit.  

 

Bon mois d’avril 

Bon deuxième trimestre