Category

Publications

Retour à la casa de départ

By | Publications | No Comments

Alors, avez-vous lu « casa » ou « case » ? Si vous avez lu « case », eh bien, vous confirmez que nous lisons ce qu’il y a dans nos têtes plutôt que ce qu’il y a devant nos yeux. L’expression « retour à la case de départ » est déjà tellement ancrée dans nos têtes, que nous la reproduisons directement, sans s’apercevoir qu’il y a une modification.

Okay. Si vous avez lu « casa », vous avez bien lu. Et ce n’est pas une erreur. Si vous êtes fan de séries, vous avez certainement déjà vu ou entendu parler de la série « la casa de papel ». Dans cette série, un groupe de malfrats sont recrutés par un certain « professeur », qui les prépare pendant des mois à faire un braquage à la fabrique nationale de la monnaie (Casa de Papel, ou Hôtel de Monnaie), et imprimer le plus grand nombre de billets possibles avant de s’enfuir.

Le plus intéressant pour nous n’est pas de nous appesantir sur ces personnages autrement non recommandables, mais de pouvoir tirer les leçons derrière cette intrigue. Les principes sont neutres, seuls ceux qui les utilisent les orientent soit dans un sens, soit dans un autre. En tant qu’entrepreneurs, que pouvons-nous apprendre de cette série à succès ?

Il y a quelque chose d’intéressant dans la série : bien que nous sachions dès le départ que le groupe a passé un temps de formation, on ne nous montre pas d’entrée de jeu l’entièreté du temps qu’ils y ont passé. C’est seulement lorsqu’une situation de crise surgit, en pleine action pendant le braquage, que le réalisateur nous ramène au lieu de préparation du coup, pour voir qu’est-ce qui était prévu dans ce cas.

 

Planification et vision

Il est dit des leaders (et les entrepreneurs sont des leaders) qu’ils ont une vision claire de là où ils vont. C’est pour cela qu’ils ne se laissent pas distraire ou décourager par les difficultés du parcours. Savoir où l’on va est un puissant motivateur face aux défis. Une fois que vous avez une idée claire de là où vous allez, il vous sera facile de déterminer les différentes étapes qui vont vous y amener. C’est cela la planification.

Un ami entrepreneur l’avait si bien dit que je l’ai gardé en mémoire : « Echouer de planifier, c’est planifier d’échouer ». Parfois, vous avez une idée, et vous voilà directement en marche, sans avoir défini le processus. Même si le plan n’est pas parfait, l’important c’est de le faire et d’ajuster avec le temps. Un plan bien ficelé vous aide à garder le cap, à maintenir votre tempo, et à ne pas faire les choses trop tôt ou trop tard, parce que vous aurez pris le temps d’étudier les scénarii possibles.

 

L’homme propose, Dieu dispose

Souvent, cette affirmation est utilisée dans son assertion négative, lors des funérailles, ou lorsque les choses n’ont pas tourné comme on le voulait. Mais vous verrez qu’il y a une autre façon de la comprendre. Et comme mentionné plus, tout est question de la manière dont vous approchez les situations. Tout est question de perspective. Prenez les comédiens par exemple. Pourquoi nous amusent-ils avec leurs blagues ? Eh ben, c’est tout simplement une question de perspective, d’approche ; ils prennent ce qui est familier et l’abordent avec une certaine désinvolture.

L’homme propose quoi ? Et Dieu dispose de quoi ? Il s’agit ici de la planification et de ses avantages. Pour ma part, j’ai toujours pensé que la version complète de cette affirmation est : « L’homme propose des plans, et Dieu dispose des moyens ». Que cela veut-il dire ? Ceci veut dire, si vous ne planifiez rien, vous n’aurez rien. Et même si vous avez quelque chose sans l’avoir planifié, vous risquez bien de le perdre, car vous ne connaissez pas le chemin pour y arriver.

 

Le pouvoir de l’écriture

Dans mon expérience d’entrepreneur, j’ai remarqué une chose étrange et intéressante à la fois. Il m’arrive souvent de prendre des moments à part pour réfléchir et planifier. Pendant ce temps, j’écris des choses, je cogite, mon cerveau est en mode création et réception. Puis j’essaie de mettre de l’ordre dans tout cela. Et puis je sors et parfois j’oublie. Mais voilà que quand j’y reviens des mois plus tard, je réalise que les choses se sont déroulées presque comme quand je les écrivais. Quelqu’un disait, c’est comme s’il y a un lien entre le cerveau et la main.

 

En cette saison de la rentrée de septembre, que planifiez-vous pour le dernier virage de l’année, pour l’année prochaine ? Attendez-vous que les choses vous arrivent, ou profitez-vous de la possibilité de les orienter en votre avantage ? En ayant un plan, vous saurez sur quoi retomber lorsque les choses ne marchent pas comme prévu.

Bonne rentrée !

Mes pères et repères dans le business

By | Publications | No Comments

#ChezMoiAuCongo, la journée du 1er Août est dédiée aux parents. Durant l’avant-midi, on commémore les parents défunts, souvent par la visite et le nettoyage (Salongo) des cimetières ; et les après-midis, on célèbre les parents vivants. J’ai grandi dans cette atmosphère. C’est comme ça qu’avec la mondialisation, je suis un peu perdu entre les fêtes des pères par-ci, et des mères par-là, surtout que leurs dates respectives semblent différer d’un pays à un autre.

 

Seulement voilà, ce qui importe c’est que chacun de nous sait qu’il est venu de quelque part ; il n’y a pas de génération spontanée. Ceux qui clament être des self-made man, le sont-ils vraiment ? En tant qu’entrepreneur, ou quel que soit le qualificatif que l’on se donne, nous avons des personnes qui nous ont certainement aidé à devenir ce que nous sommes. Comme on le dit souvent : « sans pères, il n’y a pas de repères ».

 

Dans cet article, et à l’occasion de la journée des parents, je vais honorer quelques personnes dont l’apport m’a été, et parfois continue à m’être utile dans le parcours entrepreneurial. Souvent de près, parfois de loin, elles m’ont aidé à me découvrir, et à donner le meilleur ; elles m’ont connecté à des clients, ou partagé des opportunités. Elles m’ont aussi corrigé quand il le fallait.

A vous mes pères et repères, respect !

 

Papa & Maman

 Papa Floribert était connu du quartier pour sa sévérité, surtout en ce qui concerne les études de ses enfants. « La vie, c’est la discipline », voilà son crédo. Ancien boxeur, il ne vous épargnait pas quelques crochets en cas de déviation. Travaillant dans l’hôtellerie, il avait des livres d’apprentissage de l’anglais et dictionnaires pour maintenir son niveau. C’est à partir de lui et de là que je me suis vu naître l’amour pour les langues.

Et Maman Célé, fille d’un commerçant dans un quartier populaire et mouvementé, elle en a gardé les séquelles. Avec elle, nous avons fait toutes sortes de business, surtout quand la crise frappait de plein fouet le Zaïre du début des années 90 : fabrication et vente du pain, jardin potager et vente de salades, choux ; achat et revente des oignons. Et sans oublier les élevages et vente de porcs, lapins, poulets de chair…

 

Albert & Cécile

 Al et T.C sont tout simplement des personnes à part. J’étais encore à l’université, ils m’ont donné un job : faire le répétiteur de leur fils. C’est comme ça que je suis devenu « Monsieur Daniel ». A la fin de mes études, comme je ne trouvais pas du travail, Albert me dit que je perdais mon temps ; je pouvais bien utiliser l’anglais que je connaissais. A l’époque, je ne savais même pas qu’il existait un métier qu’on appelle traducteur ou interprète.

Joignant la parole à l’acte, Al me recommanda chez Cécile qui travaillait dans un organisme américain. Comme je ne connaissais rien du métier, c’est elle qui m’a donné le prix à donner à son patron. En plus, j’utilisais leur ordinateur, bureau et connexion Internet. Et le reste, c’est  une histoire riche. Des années plus tard, ils ne sont pas seulement restés des mentors pour moi ; nos liens se sont élargis au cercle familial.

 

 Maître Pierre & Mme Marie-Chantal

 Ayant besoin d’un répétiteur pour sa fille, MCKL demandera à Albert et Cécile s’ils en connaissaient un. C’est comme cela que notre relation a commencé. Un jour, elle me demande : « Daniel, que sais-tu faire d’autre à part encadrer les enfants ». Ma réponse : « Je connais l’anglais ». D’un air douteux, elle me dit : « C’est vrai ça ? Si c’est le cas, passe demain à mon bureau ; on verra bien. ».

Son bureau, c’était chez AngloGold Ashanti à l’époque. Et c’était parti. Elle m’amènera aussi avec elle comme prestataire lorsqu’elle partit chez De Beers. Aujourd’hui, cela ne m’étonne guère que cette femme de rigueur puisse être comptée parmi les 100 femmes les plus puissantes d’Afrique, en plus d’être Directrice Exécutive du Conseil Mondial du Diamant.

Beaucoup de gens pensent que je suis juriste. On m’appelle Maître par-ci par-là. C’est sûrement pour les nombreuses années passées avec Maître Pierre. Lui me faisait tellement confiance qu’il me confiait le portefeuille complet de ses clients anglophones. Et c’est là que j’ai suffisamment côtoyé le monde du droit et du fisc. Une grande école pour la gestion de mes activités d’aujourd’hui et de demain.

 

André Zamundu

 Alias Jason King (il disait que c’était son sobriquet à l’université). C’est avec lui que j’ai commencé à me familiariser avec le monde du business. Je ne me rappelle plus comment nous nous sommes rencontrés, peut-être dans un cyber-café. Comme je devais saisir et traduire des correspondances pour lui, j’ai appris à prendre soin même de mes ongles. Et trouver un parapluie et une farde en plastique pour que les documents ne se mouillent pas quand je sors sous la pluie.

Il n’avait pas peur de grosses affaires. Il était après les appels d’offres internationaux, avec des correspondants dans des pays anglophones, avec qui je devais souvent m’entretenir. Disons que Monsieur André était un businessman élégant, avec un bon français et un bon sens de l’humour. Et le nom de son entreprise, quelle sigle accrochant. « B.E.S.T ». Bureau d’Etudes et des Services Techniques.

 

Prof Kinkela

 Il m’a donné plusieurs cours à la Faculté d’Agronomie, Département d’Economie Agricole. Et comme je venais d’une autre ville du pays, j’étais un produit remarquable. Nos relations ont continué après l’université, car il avait besoin de nos services de traduction. Et avec lui, que tu sois disponible ou pas, il t’envoie quand même des documents.

Ayant travaillé comme consultant de grands hommes d’affaires, dont Dokolo et consorts, il avait beaucoup de conseils à prodiguer en matière de business. (il m’a prodigué et continue encore aujourd’hui à me prodiguer de conseils en matière de business).

 

Adolf Bula et Bernard Mulumba

 Mon beau-père et son vieil ami sont une véritable mine de savoir, de sagesse et de connexions. Assis avec eux, tu as l’impression qu’il te faut prendre un stylo pour ne rien rater ou oublier. Quand tu les regardes, tu vois des gens qui ont vécu plusieurs vies, littéralement. Et l’âge ne les impressionne pas du tout. Plus ils prennent les années, plus ils se découvrent du potentiel et se lancent dans de nouveaux projets. Ils m’ont donné de quoi me lancer.

Jusqu’aujourd’hui, certains de mes clients et certaines administrations ont gardé l’adresse que j’utilisais à l’époque où je squattais le bureau de Papa Bernard à l’Immeuble Le Magistrat. C’est à cause de cela que nous-mêmes aujourd’hui avons créé un espace de travail pour jeunes entrepreneurs à Kalda, conscients que lorsque les gens se lancent, il n’est pas parfois facile de trouver un endroit tranquille et surtout abordable pour réfléchir, planifier et travailler. Une manière pour nous de rendre l’ascenseur.

 

Robert Kiyosaki

 Rich Dad Poor Dad (Père Riche Père Pauvre). Il y a des livres que tu lis et des personnes que tu rencontres qui te transforment à jamais. C’est le cas de Rich Dad. Je m’en rappelle encore aujourd’hui comment cette lecture a révolutionné ma façon d’appréhender le monde du business. Grâce aux réseaux sociaux, je continue à le suivre sur Twitter et autres canaux.

Quelques perles à retenir de lui : Tu ne dois pas travailler pour l’argent, l’argent doit travailler pour toi ; tu n’es pas encore dans le business lorsque le système repose sur toi, au lieu que toi tu te reposes sur le système ; les entrepreneurs créent d’abord des actifs, et se font plaisir par la suite ; l’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue quand même ; le talent n’est pas le seul ingrédient, l’éducation scolaire non plus ; l’école ne vous prépare pas toujours à la vraie vie.

 

Keith Ferrazzi

 Pour ceux d’entre vous qui ont déjà assisté au KAMP, eh ben, l’idée m’a été inspirée à la lecture de son livre « Never Eat Alone ». Un champion de l’école des relations. Il vous apprend à tirer le meilleur des conférences ; mieux, à organiser vos propres conférences. C’est curieux de savoir que l’industrie des conférences et événements est l’une des plus grandes machines du business sur le plan mondial.

 

Pasteur Diamant Bob

Depuis que je l’ai écouté pour la première fois en 1995, je continue à être inspiré par ses enseignements jusqu’à ce jour. Mon Pasteur est un homme d’Eglise atypique, profond, pratique, charismatique et flegmatique, homme de foi et peu enclin à la religiosité Il est toute une école en lui-même. Ses messages sont révolutionnaires, mais surtout actuels. Il a créé un institut biblique avec des enseignements de « théologie pratique ».

Côté business, il a également de la matière. Des thèmes comme : « Les enseignements économiques de Jésus-Christ », « L’onction et l’intuition de la multiplication », « Cueillir le jour », et le concept des « Millionnaires du Royaume », tout ceci démontre sa vision de voir émerger des croyants qui sont aussi utiles pour leur société, et qui sont influents partout où ils se retrouvent.

 

Liste non exhaustive

Ça serait prétentieux de ma part de penser lister ici toux ceux qui méritent d’y être. Mais j’aimerais faire une mention spéciale à quelques autres personnes : Dominique Mwepu, Daniel Nzau et Augustin Ndombe qui m’ont formé comme interprète professionnel ; Big Nzuka et sa firme Ishtar/ICF pour notre partenariat privilégié ; Maître Jean-Paul Tshibangu pour ses précieux conseils juridiques ; Serge Kalotshi et John Totoche Vumbi pour leur amitié ; Maman Eudoxie et famille, bailleresse de Kalda depuis plusieurs années, et qui, chose rare au pays, a une fois baissé le loyer en notre faveur ; et enfin mon épouse, Carine Patricia, qui a cru en moi quand je me recherchais encore. D’autres livres, comme par exemple « Life is Tremendous; Leadership is for you » de Charles E. Jones, ont contribué à me forger.

 

Vous aussi avez certainement des personnes qui vous ont soutenu dans votre parcours entrepreneurial ; avez-vous déjà pensé à faire acte de reconnaissance envers elles de l’une ou l’autre manière ? Pensez-y, cela vous grandira et vous gardera humble en même temps.

8 clés pour passer d’un niveau à un autre

By | Publications | One Comment

Dans un récent article, nous avons échangé sur la nécessité d’évoluer dans tout ce que l’on entreprend en tant qu’entrepreneur. Quel que soit le niveau où l’on est, on a toujours besoin de se développer. Et pour y arriver, il y a des principes à observer. La bonne nouvelle est que ces principes sont les mêmes, que vous en soyez encore à travailler sur une idée ou un projet, ou que vous soyez un serial entrepreneur, ou même un investisseur.

Voici ci-dessous 8 clés qui peuvent vous aider dans cette démarche.

Prise de conscience

Je me rappelle de mon cours de civisme à l’école secondaire. On nous apprenait que la prise de conscience est le premier pas vers le développement. Avant toute chose, avant même que le changement de niveau se produise, il y a d’abord la réalisation que nous ne pouvons pas rester là où nous étions hier. Le statu quo est à exclure totalement. Il n’est pas question de faire du surplace. Il y a certainement quelque chose d’autre, une autre version de nous-même, ou de nos projets et entreprises à explorer.

Reconnaître son potentiel

Après la volonté de changer, vient l’identification des moyens dont nous disposons pour y arriver. En matière d’entrepreneuriat, plusieurs se bloquent par exemple sur le manque de moyens financiers pour lancer leurs projets. Pourtant, ce n’est pas le seul capital dont l’on peut disposer. Il existed’autres atouts que nous pouvons capitaliser et rentabiliser : capital humain, relationnel, intellectuel, actifs convertibles, montages financiers…

Apprendre, continuellement

Il n’existe pas un niveau que l’on peut atteindre et considérer tout connaître. Arrêter d’apprendre, c’est commencer à mourir. Dans ce monde en perpétuelles mutations, la volonté d’apprendre est un must pour un entrepreneur qui se veut épanoui. Découvrir de nouvelles choses, apprendre de concepts innovants, s’exposer aux derniers développements, questionner les faits établis. Même dans le domaine où vous voulez vous lancer, êtes-vous sûr d’avoir fait le contour de la question ?

Bâtir des relations

Il semble que notre revenu dépend à 25% seulement de ce que nous connaissons, et à 75% de qui nous connaissons. Pas dans le sens du trafic d’influence ou du clientélisme, mais plutôt dans le sens d’un réseau de personnes qui vous connaissent et qui peuvent vous être utiles pour avancer dans votre parcours. Depuis que je suis dans le business, j’ai constaté que les meilleurs contrats sont plus le fruit des recommandations que des campagnes marketing. En ce qui concerne les relations, il y a un conseil que j’aime bien : construisez-les avant d’en avoir besoin.

Payer le prix

Il n’y a rien sans rien. Changer de niveau exige toujours de travailler, dur. Un de mes conseillers me disait : la réussite, c’est 1% d’inspiration, et 99% de transpiration. Il n’y a pas de raccourcis ici. Ne dit-on pas que si l’on fait les mêmes choses, l’on obtiendra les mêmes résultats. Le sens du sacrifice, la patience, la persévérance, l’endurance, voilà le secret vers de meilleurs résultats. La réussite est rarement le fruit de la seule intelligence. Continuer à bosser même quand l’horizon semble incertain, et faire preuve de discipline, c.à.d. faire ce que l’on doit faire, même quand on n’en a pas envie ; voilà la clé.

Savoir être discret

Parfois il est crucial de bien protéger ses plans et prendre le temps de les mûrir avant de les exposer au grand jour. Pourtant, la raison n’est pas toujours parce qu’on risque de « se faire piquer ses idées », quoique. Des études ont prouvé que lorsqu’on passe son temps à dire ce que l’on fera, notre cerveau commencerait à réagir comme si nous avions déjà réalisé la chose ; ainsi, nous ne trouvons plus la motivation effective pour passer à l’action. Comme quoi, la discrétion est plus utile par rapport à nous-même, que pour nous protéger vis-à-vis des autres.

Passer à l’action

Comme disent les experts, l’action sera toujours plus forte que l’inaction. Les meilleurs préparatifs, analyses, évaluations, stratégies et autres études de scénarios ne sont utiles et valables que dans la mesure où ils nous amènent dans le champ d’action, la mise en œuvre effective de nos projets. Et dans ce processus, ce n’est pas ce que nous accomplissons qui vaille vraiment la peine ; c’est plutôt ce que nous devenons. Car la réussite n’est pas une destination, mais un chemin. L’effort crée le fort, me disait mon frère.

Recommencer le cycle

Quel que soit le niveau que l’on atteint, il y a encore des territoires inexplorés. Eh ben, il vous suffira, pour vous lancerdans ces nouvelles conquêtes (de vous-même d’abord), de reprendre le processus ci-dessus, en s’adaptant à vos nouvelles réalités.

Passer d’un niveau à un autre

By | Publications | No Comments

La croissance est la preuve de la vie, dit-on. Tout ce qui contient la vie en soi le manifeste par un changement évolutif et positif. Et ce changement se matérialise par des transformations; ce qui était graine devient un bourgeon, puis une plantule. Celle-ci sort des feuilles et/ou branches, et plus tard des fleurs qui amènent jusquaux fruits.

La vie nest pas censée être que routine. Bien sûr, la routine a sa place dans nos vies. Sans la routine, nous serions tout le temps en train de réfléchir pour marcher, conduire nos véhicules, taper sur nos claviers, même pour manger. Grâce à la routine, aux habitudes, nous effectuons toutes ces tâches et de milliers dautres, quotidiennement, et sans y réfléchir. Pas parce que nous ne devons pas réfléchir, mais parce que nous devons utiliser notre cerveau et notre créativité pour des tâches plus nobles. Et ces tâches en retour dictent nos automatismes. Par exemple, nous navons pas besoin de réfléchir pour marcher, par contre nous devons réfléchir sur où nous devons aller; pourquoi cette destination et pas cette autre… ?

De la même manière, nous avons nos activités quotidiennes qui occupent déjà une bonne partie de notre temps : aller à l’université, au boulot, au marché, s’occuper de la maison… Ces activités sont utiles et parfois requises, c.à.d. nous n’avons d’autre choix que de nous y atteler. Cependant, nous ne devons pas laisser ces choses nous enfermer dans un cycle où nous ne voyons pas autre chose que ce qui nous est habituel.

Notre routine ne devrait pas nous faire tomber dans une situation où le cerveau ne fonctionne plus, parce qu’il est en mode automatique, sachant d’avance quoi faire et quand le faire. Elle devrait cependant nous servir en permettant à notre cerveau d’être libre et de se détacher des tâches automatisées pour se consacrer à d’autres tâches autrement plus élevées. C’est notamment la créativité, la perception des changements qui couvent, et des ajustements à opérer pour embrasser ces mutations en germe.

Saisir le jour

Je me rappelle, il y a quelques années en arrière, je travaillais comme prestataire indépendant. Mais à un moment donné, j’ai senti le besoin de changer de mode opératoire, de changer de niveau et passer à autre chose. Ce n’est pas que je ne m’en sortais pas avec ce que je faisais ; les choses allaient bien et je n’avais pas à me plaindre. Pourtant, il était clair pour moi que je devais opérer un shift. Je n’allais pas changer ce que je faisais, mais je devais passer à un autre niveau de travail.

De consultant individuel (avec un établissement), je décidai de muer mes activités en société (sprl à l’époque). Ceci ne serait pas facile, ni moins coûteux, mais je sentais que les défis à venir exigeaient un autre modèle, un paradigme différent. S’organiser en société, prendre des bureaux, et un personnel d’appoint, avec pratiquement les mêmes revenus du moment, ceci n’était pas évident, mais avec le temps, il y a eu des marchés que nous n’avions pu obtenir que parce que nous étions constitués en société, cela étant une des conditions du client.

Effet de levier

Changer de niveau n’est pas seulement fonction de l’effort que l’on déploie dans le travail, ou des connaissances dont l’on dispose, ni même dans la seule décision de le faire. Comme dit plus haut, ceci est plus fonction de la perception des changements qui se produisent et des adaptations que l’on décide d’opérer pour se placer sur l’orbite du changement. Et parfois il ne suffit pas de beaucoup pour y arriver.

On dit souvent que pour obtenir ce que l’on n’a pas, on se sert toujours de ce que l’on a. Les clés pour monter de diapason sont souvent à notre disposition, mais souvent les gens passent à côté, à cause entre autres de la routine, justement. Encore une fois, ce qui importe, est de saisir le temps, comprendre qu’il y a une fenêtre d’opportunité qui s’est ouverte, et qui se fermera certainement sans tarder. Puis, une fois cela perçu, se poser les bonnes questions, faire une bonne évaluation de la situation, et se lancer avec les moyens que l’on a, sans attendre que tout soit en place.

Clés identiques

Quel que soit le niveau où se retrouve dans la vie entrepreneuriale, les principes pour évoluer sont souvent les mêmes. Cela me rappelle la réponse que donnai un élève qui était accusé d’avoir triché chez son voisin de classe : « mais monsieur, il n’y a qu’une bonne réponse ! ». En tant qu’entrepreneur, en activité ou en herbe, il nous incombe de nous approprier de ces clés du succès.

(A suivre)

teamwork

Encourager puis transformer l’informel

By | Publications | No Comments

Lorsque les gens voient la manière dont nous avons organisé et structuré notre travail, plusieurs ont tendance à nous en féliciter et nous en accorder le crédit. Car en effet, à partir de services linguistiques, nous avons créé une société qui fonctionne plus ou moins en bonne et due forme. A partir de celle-ci, d’autres activités et projets ont été développés dans différents domaines.

Pourtant, au départ, les choses n’ont pas toujours été aussi « structurées » et / ou « organisées » qu’elles ne le sont maintenant. Le tout premier jour où nous avions prestés nos services professionnels, nous étions encore loin d’avoir tous les papiers requis à cet effet. C’est avec le temps que cette organisation a commencé à se mettre en place. Comme qui dirait : « Il n’est pas mal de commencer comme amateur, mais il faut se professionnaliser le plus vite possible ».

 

Le client est roi

Dans la plupart des cas, ce sont les clients qui nous ont poussés à aller dans le sens de la formalisation de nos services. Par exemple, il est arrivé à un moment qu’un client change de politiques, exigeant que tous les prestataires de service puissent présenter un document d’enregistrement de leurs activités auprès des services compétents. Face à pareille condition, vous êtes obligés, si vous voulez continuer à travailler avec ce client, d’obtenir ledit document.

Mais qu’est-ce qui est à retenir ici ? C’est que ce client a d’abord commencé par donner sa « chance » à des gens qui fonctionnaient purement et simplement dans l’informel. Mais ces personnes devaient opérer un choix par la suite : soit se structurer et ainsi continuer à rendre service et gagner de l’argent, ou alors ne pas s’enregistrer et continuer dans l’informel, mais alors perdre ce client. Et on voit quelqu’un opter pour obtenir des documents. Du coup, c’est un de moins dans le secteur informel.

 

Phénomène D + 2

Ceux qui ont été un jour à la recherche de leur tout premier emploi après leurs études reconnaîtront certainement ce sujet. C’est le « Diplôme » en ceci ou cela, plus « deux ans d’expérience professionnelle ». Comment voulez-vous que quelqu’un qui vient de finir ses études aient nécessairement à son actif des années d’expérience dans le monde professionnel ?

Sans se rendre compte, c’est à ce même dilemme que l’on expose les jeunes entrepreneurs lorsqu’ils sont à la recherche des marchés et contrats, ou lorsqu’ils proposent leurs compétences et talents auprès de firmes et autres organismes établis. Les conditions auxquelles ils doivent se conformer dépassent parfois leurs capacités du moment, et étouffent en eux toute volonté de se lancer, cédant à la tentation de la facilité : prester dans l’informel

 

Inciter plutôt que contraindre

Qu’est-ce qui peut réellement motiver une personne à obtenir des documents ? Est-ce les beaux yeux de l’Etat qui octroie ces documents ? Ou bien c’est parce que cette personne veut continuer à travailler et gagner de l’argent ? Vous connaissez certainement la bonne réponse. Maintenant, imaginez-vous que cette personne n’ait pas encore démarré ses activités, mais que vous lui exigiez dès le départ à se formaliser, rien n’est si sûr.

En fait, le principe est simple, et d’autres l’ont compris : il est plus facile de laisser une personne commencer une activité, et lui permettre de la formaliser par la suite, que de l’obliger à créer tout de suite une entreprise avec tous les papiers, sans se rassurer qu’il ait même déjà une certaine pratique de l’activité sur le terrain.

 

Droit des Affaires

Lors d’une visite de travail dans un des pays du droit OHADA, le Cameroun en l’occurrence, j’ai appris avec satisfaction que lorsque les sociétés s’enregistrent au Guichet Unique de Création d’Entreprises, elles reçoivent automatiquement une exonération d’impôts pour deux ans ! Quelle belle approche ! Je ne sais pas si cette mesure fait partie de l’arsenal juridique de l’OHADA, ou tout simplement des mesures locales d’incitation à l’entrepreneuriat. Néanmoins, elle a le mérite d’être proactive dans la résolution du problème de l’économie informelle.

 

Ça marche !

Que ce soit vis-à-vis des services de l’Etat, ou des entreprises qui offrent des opportunités d’affaires, il est important que les uns et les autres fassent preuve d’un volontarisme envers les débutants en affaires. Nous ne parlons pas de ceux qui même après des années d’exercice préfèrent toujours se cacher sous le radar, mais de ceux qui sont prêts à se lancer, et qui, si on n’y prend point garde, risquent d’aller aussi gonfler les rangs du déjà important secteur informel.

Nous l’avons observé nous-mêmes. Quand nous avons donné l’occasion à un débutant sans papier de venir offrir des services, avec le temps, il commence sérieusement à envisager de formaliser ce qu’il entreprend.

Apprendre pour comprendre

By | Publications | No Comments

Après la proclamation des résultats provisoires des élections tenues le 30 décembre 2018 au Congo-Kinshasa, il y a eu une vague de velléités tribalistes dans certaines contrées du pays, ayant causé des affrontements entre communautés et plusieurs dégâts. Plusieurs voix se sont levées pour condamner ces agissements et dérives communautaristes.

Les rivalités, partout où elles existent, naissent du manque de compréhension de l’autre. L’histoire de l’humanité est malheureusement jalonnée de guerres et conflits. Une émission à la radio renseignait encore dernièrement qu’il y a eu au cours des siècles passés plus d’années de guerre que d’entente et de cordialité entre peuples.

Comme dans toute situation de crise, il ne suffit pas de dénoncer, de se dire indigné, de se montrer préoccupé. Il convient de tirer les leçons, pour que les mêmes choses ne se reproduisent plus à l’avenir. « Plus jamais ça », comme on l’entend et le dit souvent. En plus, il est aussi et surtout important de proposer des pistes de solutions, de montrer de voies de sortie.

En regardant à ces évènements malheureux de divisions et de déchirements entre tribus, avec une perspective de professionnel de langues, il m’est apparu qu’une réforme de notre système éducatif pouvait en fait constituer l’un des éléments de base afin de poser de nouveaux fondements pour une société plus harmonieuse, dans laquelle règnent la concorde et le vouloir vivre collectif.

 

Enseignement des langues dites nationales 

Plusieurs voix appellent de tous leurs vœux la gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement primaire et/ou secondaire. De la même manière, et en vue d’arriver à une meilleure cohésion nationale, il s’avère primordial de rendre obligatoire et systématique l’apprentissage des quatre principales langues locales du pays, c.à.d. le Swahili, Lingala, Tshiluba et Kikongo. En plus du français et de l’anglais qui sont enseignés pour permettre à nos enfants d’être ouverts et communiquer avec le monde, l’apprentissage des langues du pays contribuerait aussi à nous faire davantage découvrir notre pays et notre culture, ainsi qu’à mieux communiquer entre nous.

Pour cela, nous pourrions recourir à un modèle que d’autres utilisent déjà. En l’occurrence, selon la répartition géographique de nos langues nationales, l’apprentissage serait rendue obligatoire et systématique pour deux langues, c.à.d. la première étant la langue de la région concernée, et la deuxième au choix de l’élève. A Goma par exemple, les gens apprendraient déjà le Swahili, puis ils choisiront entre le Lingala, Tshiluba et Kikongo comme deuxième langue.

En disant systématique, il s’agit de faire au-delà de leçons simplistes qui se dispensent d’habitude dans les écoles (parce qu’il faut admettre que quelque chose se fait déjà dans ce sens). Ceci exige plus de volonté de la part des uns et des autres, des décideurs aux pédagogues, en passant par les auteurs de manuels scolaires. En clair, ceci irait par exemple jusqu’à la création d’une sorte d’Académie qui suit l’évolution de ces langues.

Attention à la discrimination linguistique

En désignant nos langues par des termes comme « langues nationales » ou « dialectes », nous devons faire attention à ne pas leur coller un caractère réducteur, surtout vis-à-vis des autres langues venues d’ailleurs, et dont nous avons bien fait de nous approprier. Il n’existe pas une langue qui soit supérieure à une autre. Bien que certaines soient parlées par un plus grand nombre dans une région ou dans le monde, chaque langue contient de la richesse, de la beauté et du génie.

Pour cela, il ne faudrait souffrir d’aucun complexe. Aimer et promouvoir nos langues ne signifie pas qu’il faut rejeter ce qui vient d’ailleurs. Par contre, on s’en approprie même, et cela ajoute davantage à notre bagage culturel, grâce à tous ces échanges avec l’extérieur. En connaissant mieux sa langue, on se comprend soi-même ; en apprenant la langue de l’autre et en s’en appropriant, on le comprend mieux.

 

Mandela, Apartheid et Afrikaans

Lorsque Nelson Mandela, alors qu’il est retenu depuis plusieurs années dans les geôles du régime ségrégationniste sud-africain, décide d’apprendre l’Afrikaans, plusieurs parmi ses partisans croyaient en un non-sens. Pourquoi apprendre la langue de l’oppresseur ? Mandela savait qu’en apprenant cette langue, il développerait une meilleure compréhension de ses bourreaux. Parce qu’apprendre une langue, c’est aussi apprendre une culture, une façon de penser. En se mettant dans les chaussures de l’autre, vous avez une meilleure perspective, vous voyez mieux comment il appréhende les choses et vous le comprenez facilement.

 

Aujourd’hui, si nous voulons ne plus voir à l’avenir des violences à base tribale dans le pays, une des clés consiste à introduire, renforcer et systématiser l’enseignement des langues nationales. Les générations montantes seront plus confiantes en elles-mêmes et plus ouvertes et compréhensives envers leurs compatriotes dont les origines sont différentes des leurs.

Conjuguer le développement au féminin

By | Publications | No Comments

Nairobi, Aéroport International Jomo Kenyatta, il est 2 heures du matin. Après les formalités d’usage, je quitte le bâtiment pour chercher un taxi à l’extérieur. Et là, devant moi, à ma grande stupéfaction, plus de la moitié de taximen sont des taxiwomen. Et c’est l’une d’elle qui me conduira jusqu’à mon hôtel.
Mais ma surprise ne s’arrête pas là. Dans la ville, la femme est amplement impliquée dans la vie économique, et sociale, et politique. Du cireur des chaussures, au haut-fonctionnaire de l’Etat, en passant par le conducteur des bus de transport en commun, elles sont bien présentes. Même parmi les participants à la Conférence des Interprètes et Traducteurs de la sous-région pour laquelle j’ai effectué le déplacement, les femmes sont valablement représentées.
Là je réalise (encore) qu’il y a quelque chose à améliorer chez nous. Il semble que nous nous privons et nous passons d’un énorme potentiel pour notre décollage économique. Ce n’est pas à dire que les femmes ne sont pas présentes ou actives dans notre société. Il y a beaucoup de compétences déjà en action ; mais l’on doit reconnaître que le fossé à combler est encore grand.

 

Piège de culture

A mon avis, une des principales causes à ce défi est tout d’abord un problème de mentalités, c.à.d. fondamentalement de la culture, ou de l’héritage culturel. Quand on a dans son jargon des adages comme « Mwasi atongaka mboka té » (les femmes ne peuvent pas bâtir une nation), cela en dit beaucoup sur cette culture, et de sa volonté de permettre, ou pas, à la femme de contribuer à l’édification d’une société meilleure.
Voyez-vous, la culture est l’épine dorsale d’une société. Elle sous-tend l’essentiel de ses agissements. Que ce soit dans les institutions, partis politiques, orchestres, même dans certaines églises, l’élément culturel ostracisant les femmes est prédominant. Les églises, par exemple, devraient être le fer de lance de la libération de la femme, au lieu de s’enfermer dans un traditionalisme dépassé et une interprétation erronée des Ecritures. Le Christ ressuscité n’est-Il pas apparu en premier à des femmes, faisant ainsi d’elles les premières apôtres de la résurrection ?
Il est temps que les uns et les autres, parents et éducateurs, responsables à tous les niveaux, prennent conscience du piège culturel pernicieux qui nous bloque, parfois sans que l’on ne s’en rende compte, et conjuguent les efforts nécessaires à l’éclosion d’une génération des femmes qui, à côté de leurs homologues masculins, posent le fondement d’une autre vision de choses.

 

Effort personnel

Ceci dit, une chose est de prôner la promotion de la femme, une autre est de la lui offrir gracieusement sans son propre effort. Bien qu’elle ait sa place et son rôle à jouer dans la société, elle se doit bien de mériter cette place. Une politique de discrimination positive (entre autre la parité) devra être en phase avec une volonté intérieure et personnelle de pouvoir se sortir du lot.
Marie-Chantal Kaninda, une femme qui elle-même a percé, ayant occupé des hautes fonctions dans l’industrie minière du diamant au pays, et maintenant sur le plan mondial, me confiait une fois sa préoccupation lorsqu’elle voit que beaucoup de femmes semblent manquer d’ambitions, de volonté d’aller loin, d’oser… C’est comme si ce qui comptait pour elles, c’était plus ce qu’elles allaient mettre sur leur tête (maquillages), et non dans leur tête (connaissances).
Bien que la parure extérieure soit importante pour la femme, il est également important de mettre les premières choses en premier, et savoir joindre l’utile à l’agréable. Cette combinaison assurera l’équilibre nécessaire à un développement personnel harmonieux.

 

Attention aux extrêmes

De nos jours, les mouvements féministes sont légion. Mais attention à ne pas plonger dans un certain extrémisme qui à la fin s’avérera nuisible plutôt qu’utile aux femmes. Il n’est pas par exemple question de remplacer les hommes par les femmes, mais de permettre aux deux de travailler de façon complémentaire, selon l’ordre de la création, car nul ne pourra aucunement prendre la place de l’autre.
Il n’est pas non plus question de remettre en question les valeurs fondamentales de la société. Si le mariage précoce est à dénoncer, le mariage lui ne doit pas être vilipendé, mais plutôt honoré de tous. Il ne sera pas une fin en soi ; mais s’il arrive, il sera un moyen pour s’accomplir, dans le cadre familial. Si la société souffre de l’absence de femmes, elle souffre bien plus de l’absence de vrais hommes, hommes réels, responsables de leurs maisons, et modèles pour leurs enfants.

 

Bon mois de la femme !

Est-ce un hasard que nous ayons repris nos publications durant ce mois de mars où nous célébrons la femme ? Nous souhaiterons le meilleur à toutes celles et tous ceux qui nous lisent.

Règle numéro 1 : Ne pas paniquer

By | Publications | No Comments

Vous pourriez déjà me demander en quoi consiste la règle numéro 2 ou 3, etc. Je ne suis pas sûr de pouvoir vous répondre. Chacun la trouvera selon son cas. Les modes opératoires, ou ce que les médecins appellent protocoles, diffèrent selon les besoins pour lesquels ils sont appliqués. Mais au moins, la règle numéro 1 s’applique à (presque) toute situation critique.

La vie entrepreneuriale est parsemée de défis, imprévus, urgences et autres circonstances qui tout d’un coup exigent toute votre attention. Parfois, le chemin devant vous peut sembler soudainement incertain. Oui, des incertitudes concernant l’évolution du marché, ou bien des contrats que vous devriez signer, mais les choses commencent à s’éloigner dans le flou de l’horizon.

Lorsque l’une ou l’autre de ces situations se produisent, il est facile et même naturel de céder à la panique. Je me rappelle, il y a plus de 10 ans en arrière, lorsque mon premier et seul gros client de l’époque m’annonçait qu’ils allaient cesser leurs activités et fermer le projet, ce n’était facile à gérer pour le débutant entrepreneur indépendant que j’étais. Pas une bonne nouvelle à entendre que d’apprendre que votre principal et unique client va fermer.

 

Faire avec ce que l’on a

Si vous avez déjà fait une partie de jeu, vous remarquerez qu’il y a de fois où vous avez l’impression de n’avoir reçu que de mauvaises cartes après distribution. Ou d’avoir fait un mauvais tirage au jeu de scrabble. Mais il y a un adage qui m’a appris, depuis longtemps, à regarder les choses autrement : « La vie ne consiste pas à se voir distribuer les meilleures cartes, mais à mieux jouer celles qu’on a reçues ».

De même au scrabble, ce qui vous paraît comme de jetons inutiles peuvent, s’ils sont bien placés, vous obtenir de points approchant un demi-scrabble. Mais tout dépend d’abord de votre attitude face à « l’adversité ».

Ainsi en est-il dans votre parcours entrepreneurial. Il vous arrivera certainement de moments où les choses n’iront pas comme vous le souhaiteriez. Une perturbation peut se produire, soit en interne, soit venant de l’extérieur. Tout dépend de la manière dont vous allez l’approcher. Ne dit-on pas que la vie est 10% actions et 90% réactions. Ce n’est pas ce qui vous arrive qui compte ; c’est la façon dont vous y répondez qui est déterminante.

 

Voir le bon côté

Il a été remarqué que lorsque tout va bien, l’homme a tendance à s’installer dans son confort et dans sa routine. Mais une fois exposé à l’inhabituel, il va faire preuve d’une inventivité ou créativité tout simplement admirable. Cela étant, vous avez tout intérêt à regarder les difficultés avec un regard différent, car, dites-vous bien qu’elles sont venues pour sortir le meilleur de vous.

La situation qui vous met mal à l’aise peut être exploitée à votre avantage. Et comme souvent, une opportunité est cachée dedans. Si vous êtes agité, vous passerez sûrement à côté de cette perle qui ne demande qu’à être découverte. Mais c’est dans le calme, la tranquillité et en gardant confiance que vous trouverez les voies de sortie.

 

Foi en action

Cela demande la foi pour se lancer en tant qu’entrepreneur. Même si vous avez la meilleure idée, avez fait vos études du marché, réuni les sommes nécessaires pour vous lancer, il existe bien d’autres paramètres sur lesquels vous n’avez aucun contrôle. Malgré cela, vous aviez décidé de commencer le voyage.

C’est cette même foi dont vous allez vous armer lorsque vous traversez de zones de turbulences. Et ceci ne consiste pas seulement à rester là sans rien faire, et espérer que les choses s’arrangent par elles-mêmes ! Il y a certainement de mesures d’urgence à prendre, des correctifs à apporter à votre manière de travailler. Mais pendant ce moment, vous n’enfoncez pas la tête dans le chaos.

 

Alors que nous traversons une période certes remplie d’incertitudes, quant au devenir de notre pays, quant au climat des affaires qui est comme au ralenti, il est normal qu’en tant qu’entrepreneur vous puissiez vous poser des questions. Mais en le faisant, ne paniquez pas. Avec un peu de recul, vous arriverez peut-être à voir que ce qui semblait être une impasse est en fait le point d’un nouveau départ.

Arrêtez-vous un moment, respirez un coup. C’est comme quand vous apprenez à conduire et que par une fausse manœuvre, le moteur coupe et le véhicule est secoué brusquement, vous aurez tendance à céder à la panique. Les autres véhicules vous klaxonnent dessus, vous transpirez de stress… Mais, calmez-vous, ignorez les pressions extérieures, reprenez le protocole que vous avez appris, et tout ira bien.

Comment nommer son entreprise

By | Publications | No Comments

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément. Un adage certainement bien connu de plusieurs. En le reprenant ici, je réalise qu’il s’agit aussi de concevoir au sens de donner vie, comme une femme donne naissance à un nouveau-né. Et l’un des premiers actes posés sur celui-ci est de lui trouver un nom. Et parfois cette tâche évidente semble se compliquer pour certains parents, chacun y allant de sa préférence. Il faut pour cela un consensus, pour utiliser un mot que les politiques aiment. L’idée ressortie ici est celle de trouver un nom acceptable par tous, partout.

De même, en tant qu’entrepreneur, vous êtes appelé à nommer l’entreprise que vous allez mettre sur pied, quelle que soit sa forme. Cette étape mérite d’être abordée avec beaucoup de délicatesse, car le nom seul d’une entité peut influencer beaucoup d’autres paramètres de la marche de sa réussite.

Voici ci-dessous quelques éléments à prendre en compte lorsque vous en arrivez à mettre une appellation à votre projet ou idée.

 

Nom et pas descriptif 

Une des caractéristiques des entreprises de l’Etat, c’est qu’elles n’ont pas de noms, mais un groupe de mots qui expliquent ce qu’elles font. Par exemple : Société Nationale de Ceci, Office National de Cela, Agence Nationale de Promotion de Ceci, Service National pour le Développement de Cela… De même chez les ONG, associations ou corps des métiers. Et ceci peut s’expliquer vu leur caractère public.

Vous en tant qu’entrepreneur par contre, vous avez la latitude de coller un nom à votre organisation, et non se limiter tout simplement à un descriptif. Et il ne suffit pas de le mettre dans une autre langue pour contourner le problème. Vous verrez par exemple une société de nettoyage du bureau nommée Office Cleaning Services. Même si cela fait « genre » en anglais, mais cela reste une explication de ce que vous faites, sans pour autant en fournir le nom.

 

Ici c’est chez nous

Il peut vous arriver de lancer votre activité dans une zone géographique donnée, mais ne minimisez pas la capacité de croissance et d’expansion de votre idée, produit ou service. Dans l’hypothèse où elle venait à aller au-delà de vos frontières, rassurez-vous que le nom de marque ne puisse pas devenir plus tard un facteur limitant.

Cependant, vous ne devriez pas trop vous inquiéter à ce sujet, car il existe bien des noms qui se sont parfaitement exportés malgré leur connotation géographique de départ. Un des cas les plus connus est le KFC (Kentucky Fried Chicken). Mais dans l’idéal, vous ne voudriez pas que votre marque soit un jour regardée d’une manière péjorative à cause du nom du lieu qu’elle porte.

 

Mots à plusieurs sens

Ceci est un peu la suite. Vous pourriez avoir appelé votre entreprise d’un nom qui a une bonne signification dans votre milieu. Mais voilà qu’un bon jour, votre marque se retrouve dans un autre milieu où son sens est plutôt gênant. Certes, il vous est impossible de tout savoir d’avance. Les grandes marques de véhicules par exemple, qui ont de gros moyens, investissent de grosses sommes dans la recherche pour éviter de tomber dans un tel piège et embarras.

 

Bonne inspiration

Vous pouvez opter de prendre un temps où vous vous mettez en retrait ou en retraite pour créer en vous et autour de vous une atmosphère où vous êtes plus réceptif. En effet, la créativité ou l’innovation ne sont pas nécessairement quelque chose qui vous attrape « par accident ». Si votre marque doit tenir longtemps, vous avez aussi besoin d’une bonne inspiration qui résiste aussi  à l’épreuve du temps.

 

Me, Myself and I

Votre entreprise peut aussi porter votre propre nom. Cela n’est pas interdit du tout. Néanmoins, même si vous le faites, il est important de toujours garder à l’esprit et en pratique la séparation de votre personne et de votre entreprise. Vous êtes une personne physique ; elle est une personne morale, à part entière. Il peut vous arriver de revendre votre entreprise, ou de céder un certain nombre de part. Quelles en seront les implications ?

 

Au Nom de Dieu

Nous vivons dans des sociétés où la religion tient une place importante. Et cela a aussi une influence sur la nomenclature des activités des uns et des autres. Il n’est pas rare de trouver des noms à caractère religieux sur les devantures d’activités commerciales. Quelles que soient les raisons pour lesquelles les gens le font, il demeure utile de considérer quelques-uns des aspects dont nous avons également parlé ci-dessus.

 

Quels autres éléments pensez-vous sont à prendre en compte lorsqu’il en vient à baptiser son entreprise ou start-up ?

Entrepreneur : Illusion d’indépendance

By | Publications | No Comments

Plusieurs raisons peuvent pousser une personne à se lancer comme entrepreneur, et travailler à son propre compte. En plus de répondre à un besoin ou un problème identifié sur le marché, l’entrepreneur peut aussi poursuivre un bénéfice, une passion, ou veut relever un défi personnel. Un entrepreneur social peut tout simplement vouloir contribuer au bien-être de sa communauté.

Il y a bien une autre raison à la base de la création de beaucoup d’entreprises au départ : être patron de soi-même, jouir de la liberté et de l’indépendance, être “maître de son propre destin”. L’aspiration à l’autonomie et à la responsabilité personnelle constitue un des facteurs essentiels dans le parcours des entrepreneurs.

Gérer soi-même son temps, voilà bien un privilège qu’on ne refuserait pas, si modeste soit-on. Ne pas avoir un carnet ou un cahier à signer pour signaler ses arrivées et sorties. Ne pas avoir à “rendre des comptes” à un supérieur. Ne pas être obligé de se lever très tôt pour se rendre sur son lieu de travail ; pouvoir le faire selon sa propre convenance… La liste n’est pas exhaustive, des avantages offerts par l’auto-entrepreneuriat.

 

Le client est roi

Ne pas avoir un chef direct au-dessus de soi ne veut pas nécessairement supposer qu’en réalité il n’y aucune autorité au-dessus de vous. Vendre des produits ou rendre des services sous-entend que vous avez une clientèle en face de vous. Vos clients, il est vrai, ne sont pas vos chefs directs, mais ils ont un impact direct sur votre business.

Comme le relevait un article que je lisais récemment, un responsable hiérarchique, aussi embêtant et exigent qu’il peut paraître, ne peut en rien être aussi dur envers qu’un client. Si votre supérieur doit passer par des procédures pour vous sanctionner provisoirement ou définitivement, un client ne s’embarrasse pas de tout cela. Il peut vous larguer à tout moment qu’il le décide.

Tout ceci constitue une pression invisible exercée sur vous, surtout dans un marché ou un domaine fortement concurrentiel. Et dire qu’en plus, cette pression exercée sur vous par les clients se fait dans un cadre où vous n’avez aucune “relation d’employé”, comme le disent souvent les contrats de prestations de service. Un employeur vous met la pression, mais il offre des avantages de service, mais pas un client.

 

Gouvernement interne

Ne pas avoir un chef au-dessus de soi demande encore plus de discipline personnelle. Et ceci est un effort supplémentaire par rapport à la normale. Un entrepreneur déploie deux fois, si pas plus, d’énergie qu’un travailleur ordinaire. La promesse de liberté que font miroiter les plates-formes qui encouragent à l’entrepreneuriat sont à prendre avec beaucoup de prudence.

Parfois, il est plus facile d’exécuter un travail parce qu’il y a au-dessus de soi un supérieur à qui vous devez rendre des comptes. Mais en l’absence d’un tel supérieur, vous devez faire preuve de force intérieure pour vous engager à l’action. Bien sûr, si c’est un travail attendu par un client, vous vous devez de le finaliser. Cependant, en tant qu’entrepreneur, vous aurez certaines tâches qui ne sont pas attendues par un client à l’extérieur, mais qui sont utiles par exemple pour l’organisation et la systématisation de votre entreprise.

 

Plus de risques

Un entrepreneur jouit certes d’une flexibilité dans la gestion de son temps. Mais si vous voulez atteindre vos objectifs, il y a un certain nombre d’heures de travail par jour ou par semaine que vous devez investir dans votre travail, quel que soit le rythme auquel vous vous y prenez. Vous ne pouvez pas tricher sur ce point. Si vous le faites, la qualité de votre travail finira par le manifester.

Au-delà de longues heures de travail, l’entrepreneur qui est à son propre compte est exposé à un certain risque de précarité si son entreprise n’a pas encore eu de fondements solides. Pas de cotisations sociales, pas de couverture maladies, pas de recettes en cas d’arrêt travail pour quelque raison. Un salarié est nettement mieux nanti en comparaison. C’est pour cela, s’il est possible, ayez ou gardez votre emploi pendant la période de lancement.

 

Sans pour autant remettre en question les nombreux avantages découlant du fait d’être entrepreneur, notamment la liberté et une certaine indépendance, vous pouvez aussi vous épargner beaucoup de mal et d’inconfort en prenant des risques calculés et mesurés.

Freedom is not free. La liberté a un prix. Etes-vous prêt à le payer ? Mieux vaut être préparé que surpris. Mais en contrepartie, la récompense en vaut la peine. Par ce que vous devenez, plus que même par ce que vous gagnez.