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Happy New You!

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C’est le Nouvel An !  Les vœux et messages de vœux fusent de partout. « Bonne Année ! », s’écrie-t-on ici et là. Nous voici donc en 2020. Oh, que le temps file ! 20 ans déjà que nous avons franchi le cap du mythique « 2000 ans », comme on l’appelle #ChezMoiauCongoEh oui, cela fait bien 19 ans que nous avons commencé le 21ème Siècle, le 1er janvier 2001. Et au 31 décembre de cette nouvelle année, nous aurons traversé deux décennies, et s’ouvrira alors une autre décennie, la troisième de ce troisième millénaire, le 1er janvier 2021 (un peu de calcul, ça ne fait du mal à personne). (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Décennie pour le calcul des décennies) 

Comme toute nouvelle saison, le début de l’année apporte avec elle beaucoup d’opportunités, et aussi beaucoup de défis, car il n’y a pas l’un sans l’autre. C’est aussi la période où plusieurs prennent de nouvelles résolutions. Et c’est à raison ; j’ai lu sur Twitter que « si tout ce que vous faites est tout ce que vous avez fait auparavant, alors tout ce que vous aurez est tout ce que vous avez toujours eu ». Il importe donc de pouvoir tracer un nouveau parcours, et sortir des sentiers battus, battus par vous-même y compris. 

Bien souvent, lorsqu’on pense à changer les choses, on s’y prend souvent de la mauvaise manière. En effet, il ne s’agit pas tant de « changer les choses », que de « nous changer nous-même ». Eh oui ! Un auteur a fait remarquer que les circonstances extérieures sont impersonnelles, neutres, mais c’est la façon dont nous les approchons qui détermine les résultats. Vous remarquerez deux personnes, avec apparemment les mêmes compétences, mêmes postes ou mêmes revenus, mais qui mènent des vies bien différentes. Et donc, s’il y a bien une bonne résolution à prendre cette année pour qu’au bout du compte elle ait été une « bonne année », il vous faudra regarder en vous-même. Vous avez besoin de découvrir, dévoiler un nouveau vous-même.  

 

Reprenez conscience 

S’il y a bien une chose que j’ai retenue de mes leçons d’éducation civique, c’est que la toute première action en vue du développement, c’est la prise de conscience. Tout commence par là. Tant que vous ne réalisez pas que vous devez changer, vous continuerez à vivre les mêmes situations, à répéter les cycles du passé, et à blâmer les autres au passage, comme s’ils sont la cause de vos problèmes. Mais lorsque vous vous arrêtez, vous allez vous poser les bonnes questions, et celles-ci vous mèneront forcément aux bonnes solutions.  

 

Reprenez contrôle 

L’illusion est une bien mauvaise chose. Elle vous laisse croire une chose, alors qu’il en est tout autrement. C’est par exemple l’illusion d’indépendance. De nos jours, très peu de gens peuvent vraiment se vanter d’être indépendants. Aussi, très peu de gens auront le courage de reconnaître leur dépendance à ceci ou à cela. Tenez, entre autres : la dépendance au téléphone et réseaux sociaux, à la télé, au travail, à la compétition avec les autres, à l’image de soi que l’on veut à tout prix renvoyer, à la validation extérieure, à l’argent… pour ne citer que ceux-là.  

Sur cette liste non exhaustive, les réseaux sociaux sont un véritable défi. Comme dit plus haut, ils ne sont pas mauvais en soi ; sinon, comment cet article allait-il facilement vous parvenir ? 😊. Mais c’est l’usage que l’on en fait. Tout simplement, leur abus est nocif. Il est temps de reprendre le contrôle, de votre temps et de votre téléphone. Dans un reportage sur la question, il a été relevé que le problème n’était pas les réseaux sociaux en eux-mêmes, mais (encore une fois) les déclencheurs internes qui poussent la personne à toujours vouloir y recourir.  

Même dans l’entrepreneuriat, les compétitions du meilleur projet, les programmes d’incubation, les présentations devant les potentiels investisseurs, tout cela peut vous détourner de votre objectif premier, tellement vous êtes concentré à faire mieux que les autres promoteurs de projets. Respirez un moment, revenez en vous-même. A l’origine, il n’était nullement question de battre celui-ci ou celle-là, mais seulement de lancer votre idée, et contribuer de votre manière au bien-être personnel et général. Reprenez le contrôle. Oubliez le jury. Oubliez les médias. Il y a bien plus important que cela. Votre conscience est un bien plus grand jury. 

 

Reprenez contact 

Otez vos yeux de vos téléphones et regardez les opportunités autour de vous, disait Robert Kiyosaki auteur de Rich DadEn tant qu’entrepreneurs, vous vous devez de toujours être à l’écoute, de vous-même et de votre environnement. Il y a toujours un message que notre intérieur ou notre entourage veut nous faire passer, mais le bruit en nous et autour de nous l’étouffe. Par exemple, le tic-tac de votre horloge est toujours là présent, à tout instant. Mais, vous le percevrez plus de nuit que de jour. De même, beaucoup de choses vont vous demander de vous détacher du bruit, de la routine, pour pourvoir les capter. 

Pour cette nouvelle année, pourquoi pas lire plus de livres, et moins de statuts ; pourquoi pas écouter plus les autres, leur accorder plus de temps et d’attention ; ou bien apprendre une nouvelle langue ou acquérir une nouvelle compétence ; ou briser ce plafond de verre qui vous nargue depuis des années… 

Happy New Year and Happy New You! 

Comment rédiger son business plan

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Dans notre dernière publication, nous avons relevé l’importance de produire un bon business plan (ou plan d’affaires) pour la réussite de votre projet ou idée. Ce document constitue en effet la maquette de la construction que vous voulez entreprendre. Il convient donc d’y consacrer les ressources et le temps nécessaire pour bâtir une entreprise qui tiendra  sur la durée.

Comme on le dit souvent, on ne réinvente pas la roue. Je vais partager ici avec vous un article tiré du forum de la Fondation Tony Elumelu sur l’entrepreneuriat, plate-forme sur laquelle j’ai servi comme Encadreur (Mentor) dans les promotions 2018 et 2019. Cet article a été posté en anglais à l’origine. Il s’intitule :

 

10 ASTUCES POUR REDIGER UN BON PLAN D’AFFAIRES

 

Par Ogeh Olayemi, Alan Gleeson

 

Planification d’Affaires

Rédiger un business plan (plan d’affaires) peut sembler un véritable défi. Cependant, c’est une compétence vitale pour tout entrepreneur ou entreprise qui veut accroître ses chances de survie.

Voici ci-dessous une liste de mes dix meilleures astuces pour rédiger ce plan gagnant :

 

  1. Ecrivez en pensant à ceux qui vont vous lire

Le point de départ de tout business plan devra être l’idée que s’en fera votre public-cible. Quel objectif votre business plan veut-il poursuivre ? Est-ce pour obtenir un financement ? Est-ce pour communiquer les prochaines étapes de votre entreprise ?

En rédigeant votre business plan, essayez de l’adapter selon les différents publics, car ils auront chacun des exigences très spécifiques. Par exemple, un investisseur potentiel voudra voir des détails clairs sur votre proposition de retour sur investissement (R.O.I) et les délais de remboursement de son argent.

 

  1. Faites des études de marché approfondies

Les spécialistes en la matière s’accordent à rappeler l’importance que les investisseurs potentiels attachent à la connaissance du marché et la nécessité pour les entrepreneurs de faire des études approfondies de leur marché. L’entrepreneur doit effectuer une ou des études du marché et s’assurer que le business plan comprend des données sur la taille du marché, les prévisions de croissance potentielle et les moyens d’accéder à ce marché. Le business plan d’un cyber-café par exemple tiendra compte de la taille de la population locale, du taux de pénétration et de la vitesse de l’Internet, des prévisions sur sa probabilité de croissance ou de déclin, etc., et enfin procéder à une revue de la concurrence.

 

  1. Comprendre la concurrence

Comprendre la concurrence, tout aussi bien sa nature que ses dynamiques au sein de votre secteur, fait partie intégrante de la compréhension de l’ensemble de l’environnement commercial. Vous lancez-vous dans un environnement particulièrement concurrentiel ou un domaine innovant et sans concurrence jusque-là ? Comment se comportent les opérateurs existants vis-à-vis de la concurrence ? Y a-t-il un leader en matière des prix ? Enfin, il est essentiel de comprendre parfaitement les bases sur lesquelles vous voulez rivaliser avec la concurrence. Pouvez-vous faire jeu égal avec les actuels acteurs du marché ?

 

  1. Faites attention aux détails

Faites un business plan concis, mais veillez à inclure suffisamment de détails pour que vos lecteurs disposent de suffisamment d’informations qui les aideront à prendre des décisions éclairées. Étant donné que le rédacteur du business plan a généralement un rôle important à jouer dans la gestion de l’entreprise, le business plan doit faire preuve de professionnalisme, ne pas contenir de fautes d’orthographe, avoir des hypothèses réalistes, des projections crédibles et un contenu précis. Le rédacteur devra également prendre en compte le format du business plan. Par exemple, s’il/elle doit faire une présentation devant un public, il/elle devra aussi créer un fichier en PowerPoint à cet effet.

 

  1. Focalisez-vous sur l’opportunité

Si vous êtes à la recherche d’un investissement pour votre entreprise, il est important de décrire clairement en quoi consiste cette opportunité d’investissement. Pourquoi l’investisseur aurait-il intérêt à investir dans votre entreprise plutôt que de laisser son argent dans un compte bancaire, ou le placer dans des actions ou dans une autre entreprise ? Quelle est la proposition commerciale unique de l’entreprise (l’atout unique de votre produit qui le différencie de la concurrence) ? Pourquoi les gens vont-ils se séparer de leur argent pour acheter chez vous ?

 

  1. Assurez-vous d’avoir couvert tous les domaines-clés

Faites des recherches sur le contenu d’un business plan ; il y a plusieurs sites Internet où vous pouvez vous documenter. Votre business plan devra contenir des sections sur l’entreprise elle-même, le produit ou le service, le marché, la concurrence, l’équipe de direction, le marketing, les opérations et les finances. Le plan devrait également permettre une meilleure lisibilité et une présentation de données qui donne envie de lire. Bien que plusieurs business plans contiennent essentiellement des textes, il n’empêche d’y inclure des tableaux avec de couleurs simples et des feuilles de calcul (Excel).

 

  1. Faites vos calculs

Les chiffres seront particulièrement passés au peigne-fin. Les coûts doivent être documentés intégralement et les prévisions de vente doivent être à la fois réfléchies et réalistes. Si les coûts sont souvent évidents et prévisibles, le niveau des ventes est en revanche un facteur déterminant pour la réussite ou l’échec de votre entreprise. Si vous n’êtes pas très à l’aise avec les calculs, vous pouvez vous faire assister par quelqu’un pour préparer de tableaux simples de trésorerie et de rentabilité. Ceci permettra à vos lecteurs de comprendre le nombre de ventes que vous devez réaliser pour couvrir vos coûts, ainsi que le niveau du financement dont vous avez besoin pour démarrer correctement. Rappelez-vous qu’au début, il y a beaucoup de dépenses de démarrage et qu’en même temps, le volume de ventes est encore faible. Si les ventes se font à crédit, il peut vous prendre plusieurs jours/semaines pour recevoir cet argent.

 

  1. Résumé analytique

Le résumé analytique est sans doute la partie la plus importante du business plan. C’est le résumé de tout le business plan et il apparaît généralement en tout début du business plan. Il sert souvent de critère essentiel de qualification pour les investisseurs pressés par le temps. S’ils sont accrochés, ils liront le business plan jusqu’à la fin ; sinon ils n’iront pas plus loin. Même s’il apparait en tout début du business pan, le résumé analytique doit être rédigé à la fin du processus de planification et il devrait contenir un « facteur accrocheur » qui les incite à continuer à lire. En parallèle, le rédacteur devra également préparer un bref argumentaire éclair (elevator pitch), c.à.d. un aperçu de cinq minutes des principaux avantages du nouveau produit/service.

 

  1. Revoyez votre business plan

Une fois que vous avez terminé votre business plan, faites-le revoir par une personne externe. Choisissez quelqu’un qui soit détaché du processus et capable de formuler des critiques constructives sur tous les aspects du business plan. Il existe des entreprises ou agences commerciales spécialisées et à même de vous aider. Cette révision devra soulever d’autres questions qui devront être abordées et inclues dans un projet révisé.

 

  1. Mettez votre business plan en œuvre

Enfin, un business plan doit toujours être considéré comme un document évolutif ; il contient des détails sur les dates, les délais et les responsabilités spécifiques. Il devra être constamment revu et actualisé, tout en étant utilisé pour voir ce qui a été planifié et ce qui se passe dans la réalité. Les entreprises dépendent énormément des actions menées par leur personnel et ceux-ci doivent savoir répondre de leurs responsabilités. Un business plan gagnant contribuera à faire en sorte que l’entreprise se concentre pleinement sur ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs fixés.

 

Voici donc 10 meilleurs astuces pour rédiger un business plan. Etudiez-les, parcourez-les et faites-en bon usage. Nous vous souhaitons plein succès et des entreprises qui changent la donne.

Savoir calculer la dépense

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Le domaine de l’entrepreneuriat semble de nos jours un phénomène de mode. Plusieurs s’autoproclament « entrepreneurs » sans coup férir, parce que justement il n’y a aucun risque à le faire, comme il en serait le cas avec quelqu’un qui se collerait à lui-même le titre de médecin ou d’avocat. Plusieurs colloques s’organisent, et mobilisent de grandes foules et une grosse communication tout autour.

Toute cette vague est bien sûr à encourager, vu le besoin criant d’un nouveau paradigme et de vivacité pour nos économies. Cependant, il y a également la nécessité de montrer aux potentiels entrepreneurs et aux promoteurs de projets en herbe les véritables exigences pour se lancer et pour réussir leur parcours entrepreneurial. En effet, lorsqu’on regarde les statistiques de dépérissement des start-ups à travers le monde, on devrait se poser les bonnes questions avant de s’engager.

A ce titre, cet article se propose de souligner l’importance d’un outil important dans la création d’entreprise, mais qui se révèle souvent une bête noire pour plusieurs, et qu’on a souvent tendance à escamoter ou tout simplement à négliger. Il s’agit bel et bien du plan d’affaires, autrement connu sous son appellation anglophone de business plan.

De mon expérience d’encadreur de promoteurs de projets, j’ai réalisé que la rédaction d’un business plan constitue un véritable défi. Pourtant, c’est une étape cruciale. Contrairement à ce qu’on pense souvent, le business plan n’est pas établi que pour la seule raison de recherche de financement. Quoiqu’étant un des prérequis majeurs pour y arriver,  le business plan est d’abord un outil pour soi-même.

Souvent, quand un projet vous monte à cœur, vous n’en avez au début qu’une idée vague. Il est difficile à ce niveau-là d’en définir tous les contours. Même si vous avez couché par écrit quelques lignes à ce propos, elles sont loin de capturer la portée réelle de votre idée. Surtout si vous envisagez de vendre votre idée, sans business plan, vous courez le risque de sous-estimer sa véritable valeur. De même si vous voulez ne fut-ce que définir la valeur des éventuelles parts ou actions à distribuer.

C’est qui est sûr, ce qu’il n’est pas facile d’élaborer un business plan, et les spécialistes sont unanimes là-dessus. Même si vous recherchez des modèles en ligne, vous ne trouverez que de modèles très simplifiés. Si vous voulez aller en détails, il vous est demandé de payer pour obtenir une assistance. C’est autant pour montrer effectivement la difficulté et l’importance de son élaboration.

En matière de projets, vous entendrez souvent dire qu’il faut d’abord vous assurer que le projet que vous voulez entreprendre est bancable. Qu’est-ce cela veut-il dire ? Simplement que si vous amenez votre projet à une banque, elle doit pouvoir l’accepter. Mais quelle est la base que la banque utilise pour accepter ou rejeter votre projet ? C’est de l’étude ou examen qu’elle fera de votre business plan. Si vous avez bâclé votre travail, il est plus probable que le projet ne soit pas admis.

Le business plan contient deux parties principales : une partie narrative et une autre qui reprend les chiffres liés au projet envisagé. La partie narrative est certainement la moins compliquée, mais elle demande quand même du sérieux dans son élaboration. Cette partie vous permet de sortir les idées que vous avez en tête. Un business plan n’est pas quelque chose de figé ; il peut évoluer avec le temps. C’est là d’ailleurs l’un des aspects pratiques de cet outil, car il vous permet de revoir les choses avec un certain recul, et d’apporter donc les corrections nécessaires. C’est un véritable outil de gestion.

C’est à la partie chiffrée que les choses se corsent. Ici comme à la partie narrative d’ailleurs, il vous est demandé de vous projeter dans l’avenir, et préparer de manière élaborée ce à quoi ressemblera votre projet financièrement dans 6 mois, ou dans 1 année, ou même dans 2 ou 3 ans.

En réalité, les parties narrative et financière sont liées ; en effet, la partie financière est l’expression chiffrée de ce que vous avez mentionné dans la présentation de votre projet, idée ou entreprise. Et donc, vous devrez assurer une certaine cohérence dans la rédaction. Même si c’est une tâche ardue, elle n’est pas néanmoins impossible ; et d’ailleurs, vous pouvez toujours vous faire assister pour produire un travail de qualité.

La finalité de tout projet, c’est qu’il soit matérialisé et produise des résultats. Mais la toute première étape, c’est savoir ce qu’il représente et ce qu’il va exiger et coûter. Cela demande donc de s’asseoir et calculer la dépense. Et cela ne suffit même pas, car au-delà, vous devez vous poser la question de savoir si votre business plan est susceptible d’être reçu par une banque.

Nouvelles cités, nouvelle citoyenneté

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La croissance démographique en Afrique offre plusieurs perspectives à partir desquelles d’aucuns la regardent. Certains la considèrent comme une menace, une bombe à retardement, si les infrastructures et les services sociaux de base ne la suivent pas au même rythme. D’autres y voient plutôt une opportunité. Le grand nombre est un atout majeur pour le développement, vu sous l’angle du nombre potentiel des producteurs et des consommateurs.

Cette croissance s’accompagne aussi d’une sorte d’entassement que l’on constate dans nos villes, créant ici et là de gros embouteillages. Un problème à côté des constructions anarchiques et inharmoniques ; et les architectes sonnent l’alarme pour que l’on y prête attention. Comme si cela ne suffisait pas, il se pose également un problème crucial, celui des mentalités. La façon de réfléchir de plusieurs laisse à désirer, et malheureusement, ceux-ci constituent une bien bonne majorité.

Face à tout ce tableau, plusieurs appellent de tous leurs vœux à une nouvelle manière de réfléchir, au changement de mentalités ou autrement à une nouvelle citoyenneté. C’est ainsi que les responsables politiques créent des ministères ou des structures spécifiques consacrés à cette quête d’un nouveau type d’hommes et de femmes.

 

Vin nouveau, outres neuves

Lorsque vous observez les mentalités déplorables profondément enracinées dans plusieurs, d’un côté, et les efforts déployés pour arriver à les changer, de l’autre, vous vous rendez compte de la complexité de la tâche. Cependant, vous remarquerez que quand ces mêmes personnes se retrouvent dans d’autres milieux où règne déjà un certain ordre sociétal, elles se rangent pour se conformer à la discipline collective. Ces gens ne jettent plus des détritus sur la route, n’ignorent plus les feux de circulation, ne dérangent plus les voisins et les passants avec une forte musique, paient leurs factures et taxes sans exhortation…

On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré, disait Albert Einstein. Il y a donc besoin d’un nouveau paradigme. En physique, lorsqu’on n’arrive pas à trouver des coordonnées manquantes dans un référentiel, on crée un autre référentiel (prime) pour les trouver et alors les transposer dans le référentiel de départ.

Les maux qui gangrènent notre société exigent de créer de nouveaux espaces où l’on repartirait sur de nouvelles bases. Dans l’idéal, il s’agira de créer de nouvelles cités, ou de nouvelles villes pourquoi pas, et y fixer de nouvelles règles auxquelles devra souscrire toute personne qui voudra s’y installer. Certains pays ont osé, en déplaçant par exemple les capitales de leurs lieux d’origine débordant des masses et d’affairisme, vers de nouveaux sites avec vocation purement administrative.

 

L’alternative entrepreneuriale

Si la réalisation de l’idéal ci-dessus demande beaucoup de moyens, du temps et surtout une volonté des gouvernants, le monde des entrepreneurs offre étonnamment une meilleure option, qui plus est, est à la portée de tout le monde, ou presque.

Le problème de mentalités décrié plus haut repose en réalité sur la culture qui est le socle d’une société. C’est un ensemble de valeurs qui constitue le crédo d’un peuple ou d’une communauté. C’est ce à quoi elle voue un culte. Si vous pouvez arriver à influencer la culture d’un groupe, vous pouvez être sûr de voir le changement souhaité.

A ce titre, la création d’entreprises est une solution pratique et utile en même temps, du moins lorsque ces dernières sont dûment constituées et opérationnelles. Les entreprises constituent effectivement de nouvelles entités en elles-mêmes. Le plus souvent, elles élaborent et développent en théorie et en pratique ce que l’on appelle la culture d’entreprise. Bien que leur vocation soit fondamentalement économique, leur influence peut s’étendre au-delà du seul secteur d’affaires, ce notamment grâce à cette culture interne basée sur des valeurs et qui vise l’excellence, la compétitivité, l’intégrité, la tolérance, le respect du bien commun, la satisfaction du client, le respect des procédures, et ainsi de suite.

Ce n’est pas un fait anodin que les entreprises portent également le nom de société, au même titre qu’une communauté des personnes. Chaque fois qu’un entrepreneur a créé une entreprise, il/elle a créé une nouvelle société. Pendant que certains font encore des projets de société, les entrepreneurs créent déjà de nouvelles sociétés et engendrent de nouvelles dynamiques. Les pays qui l’ont compris suivent de près les indices de création d’entreprises, et notamment des PME. Et vous verrez que lorsque la création d’entreprises est en baisse, cela est vraiment pris au sérieux, et des mesures sont prises pour y remédier. Pourquoi ? Parce qu’ils ont compris que les entreprises sont un levier majeur pour une meilleure société.

Ceci est aussi une des bonnes raisons pour lesquelles les travailleurs en entreprise sont une véritable pépinière pour la création de nouvelles entreprises, étant eux-mêmes empreints d’une culture d’entreprise à laquelle ils ont été exposés.

Aujourd’hui, plus que hier, vous avez la possibilité d’être le changement que vous avez toujours souhaité. En saisissant les multiples opportunités qui s’offrent dans nos communautés, vous avez la possibilité de créer une nouvelle société, au sens figuré et au propre. Levons-nous et bâtissons de nouvelles sociétés.

 

 

Retour à la casa de départ

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Alors, avez-vous lu « casa » ou « case » ? Si vous avez lu « case », eh bien, vous confirmez que nous lisons ce qu’il y a dans nos têtes plutôt que ce qu’il y a devant nos yeux. L’expression « retour à la case de départ » est déjà tellement ancrée dans nos têtes, que nous la reproduisons directement, sans s’apercevoir qu’il y a une modification.

Okay. Si vous avez lu « casa », vous avez bien lu. Et ce n’est pas une erreur. Si vous êtes fan de séries, vous avez certainement déjà vu ou entendu parler de la série « la casa de papel ». Dans cette série, un groupe de malfrats sont recrutés par un certain « professeur », qui les prépare pendant des mois à faire un braquage à la fabrique nationale de la monnaie (Casa de Papel, ou Hôtel de Monnaie), et imprimer le plus grand nombre de billets possibles avant de s’enfuir.

Le plus intéressant pour nous n’est pas de nous appesantir sur ces personnages autrement non recommandables, mais de pouvoir tirer les leçons derrière cette intrigue. Les principes sont neutres, seuls ceux qui les utilisent les orientent soit dans un sens, soit dans un autre. En tant qu’entrepreneurs, que pouvons-nous apprendre de cette série à succès ?

Il y a quelque chose d’intéressant dans la série : bien que nous sachions dès le départ que le groupe a passé un temps de formation, on ne nous montre pas d’entrée de jeu l’entièreté du temps qu’ils y ont passé. C’est seulement lorsqu’une situation de crise surgit, en pleine action pendant le braquage, que le réalisateur nous ramène au lieu de préparation du coup, pour voir qu’est-ce qui était prévu dans ce cas.

 

Planification et vision

Il est dit des leaders (et les entrepreneurs sont des leaders) qu’ils ont une vision claire de là où ils vont. C’est pour cela qu’ils ne se laissent pas distraire ou décourager par les difficultés du parcours. Savoir où l’on va est un puissant motivateur face aux défis. Une fois que vous avez une idée claire de là où vous allez, il vous sera facile de déterminer les différentes étapes qui vont vous y amener. C’est cela la planification.

Un ami entrepreneur l’avait si bien dit que je l’ai gardé en mémoire : « Echouer de planifier, c’est planifier d’échouer ». Parfois, vous avez une idée, et vous voilà directement en marche, sans avoir défini le processus. Même si le plan n’est pas parfait, l’important c’est de le faire et d’ajuster avec le temps. Un plan bien ficelé vous aide à garder le cap, à maintenir votre tempo, et à ne pas faire les choses trop tôt ou trop tard, parce que vous aurez pris le temps d’étudier les scénarii possibles.

 

L’homme propose, Dieu dispose

Souvent, cette affirmation est utilisée dans son assertion négative, lors des funérailles, ou lorsque les choses n’ont pas tourné comme on le voulait. Mais vous verrez qu’il y a une autre façon de la comprendre. Et comme mentionné plus, tout est question de la manière dont vous approchez les situations. Tout est question de perspective. Prenez les comédiens par exemple. Pourquoi nous amusent-ils avec leurs blagues ? Eh ben, c’est tout simplement une question de perspective, d’approche ; ils prennent ce qui est familier et l’abordent avec une certaine désinvolture.

L’homme propose quoi ? Et Dieu dispose de quoi ? Il s’agit ici de la planification et de ses avantages. Pour ma part, j’ai toujours pensé que la version complète de cette affirmation est : « L’homme propose des plans, et Dieu dispose des moyens ». Que cela veut-il dire ? Ceci veut dire, si vous ne planifiez rien, vous n’aurez rien. Et même si vous avez quelque chose sans l’avoir planifié, vous risquez bien de le perdre, car vous ne connaissez pas le chemin pour y arriver.

 

Le pouvoir de l’écriture

Dans mon expérience d’entrepreneur, j’ai remarqué une chose étrange et intéressante à la fois. Il m’arrive souvent de prendre des moments à part pour réfléchir et planifier. Pendant ce temps, j’écris des choses, je cogite, mon cerveau est en mode création et réception. Puis j’essaie de mettre de l’ordre dans tout cela. Et puis je sors et parfois j’oublie. Mais voilà que quand j’y reviens des mois plus tard, je réalise que les choses se sont déroulées presque comme quand je les écrivais. Quelqu’un disait, c’est comme s’il y a un lien entre le cerveau et la main.

 

En cette saison de la rentrée de septembre, que planifiez-vous pour le dernier virage de l’année, pour l’année prochaine ? Attendez-vous que les choses vous arrivent, ou profitez-vous de la possibilité de les orienter en votre avantage ? En ayant un plan, vous saurez sur quoi retomber lorsque les choses ne marchent pas comme prévu.

Bonne rentrée !

Mes pères et repères dans le business

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#ChezMoiAuCongo, la journée du 1er Août est dédiée aux parents. Durant l’avant-midi, on commémore les parents défunts, souvent par la visite et le nettoyage (Salongo) des cimetières ; et les après-midis, on célèbre les parents vivants. J’ai grandi dans cette atmosphère. C’est comme ça qu’avec la mondialisation, je suis un peu perdu entre les fêtes des pères par-ci, et des mères par-là, surtout que leurs dates respectives semblent différer d’un pays à un autre.

 

Seulement voilà, ce qui importe c’est que chacun de nous sait qu’il est venu de quelque part ; il n’y a pas de génération spontanée. Ceux qui clament être des self-made man, le sont-ils vraiment ? En tant qu’entrepreneur, ou quel que soit le qualificatif que l’on se donne, nous avons des personnes qui nous ont certainement aidé à devenir ce que nous sommes. Comme on le dit souvent : « sans pères, il n’y a pas de repères ».

 

Dans cet article, et à l’occasion de la journée des parents, je vais honorer quelques personnes dont l’apport m’a été, et parfois continue à m’être utile dans le parcours entrepreneurial. Souvent de près, parfois de loin, elles m’ont aidé à me découvrir, et à donner le meilleur ; elles m’ont connecté à des clients, ou partagé des opportunités. Elles m’ont aussi corrigé quand il le fallait.

A vous mes pères et repères, respect !

 

Papa & Maman

 Papa Floribert était connu du quartier pour sa sévérité, surtout en ce qui concerne les études de ses enfants. « La vie, c’est la discipline », voilà son crédo. Ancien boxeur, il ne vous épargnait pas quelques crochets en cas de déviation. Travaillant dans l’hôtellerie, il avait des livres d’apprentissage de l’anglais et dictionnaires pour maintenir son niveau. C’est à partir de lui et de là que je me suis vu naître l’amour pour les langues.

Et Maman Célé, fille d’un commerçant dans un quartier populaire et mouvementé, elle en a gardé les séquelles. Avec elle, nous avons fait toutes sortes de business, surtout quand la crise frappait de plein fouet le Zaïre du début des années 90 : fabrication et vente du pain, jardin potager et vente de salades, choux ; achat et revente des oignons. Et sans oublier les élevages et vente de porcs, lapins, poulets de chair…

 

Albert & Cécile

 Al et T.C sont tout simplement des personnes à part. J’étais encore à l’université, ils m’ont donné un job : faire le répétiteur de leur fils. C’est comme ça que je suis devenu « Monsieur Daniel ». A la fin de mes études, comme je ne trouvais pas du travail, Albert me dit que je perdais mon temps ; je pouvais bien utiliser l’anglais que je connaissais. A l’époque, je ne savais même pas qu’il existait un métier qu’on appelle traducteur ou interprète.

Joignant la parole à l’acte, Al me recommanda chez Cécile qui travaillait dans un organisme américain. Comme je ne connaissais rien du métier, c’est elle qui m’a donné le prix à donner à son patron. En plus, j’utilisais leur ordinateur, bureau et connexion Internet. Et le reste, c’est  une histoire riche. Des années plus tard, ils ne sont pas seulement restés des mentors pour moi ; nos liens se sont élargis au cercle familial.

 

 Maître Pierre & Mme Marie-Chantal

 Ayant besoin d’un répétiteur pour sa fille, MCKL demandera à Albert et Cécile s’ils en connaissaient un. C’est comme cela que notre relation a commencé. Un jour, elle me demande : « Daniel, que sais-tu faire d’autre à part encadrer les enfants ». Ma réponse : « Je connais l’anglais ». D’un air douteux, elle me dit : « C’est vrai ça ? Si c’est le cas, passe demain à mon bureau ; on verra bien. ».

Son bureau, c’était chez AngloGold Ashanti à l’époque. Et c’était parti. Elle m’amènera aussi avec elle comme prestataire lorsqu’elle partit chez De Beers. Aujourd’hui, cela ne m’étonne guère que cette femme de rigueur puisse être comptée parmi les 100 femmes les plus puissantes d’Afrique, en plus d’être Directrice Exécutive du Conseil Mondial du Diamant.

Beaucoup de gens pensent que je suis juriste. On m’appelle Maître par-ci par-là. C’est sûrement pour les nombreuses années passées avec Maître Pierre. Lui me faisait tellement confiance qu’il me confiait le portefeuille complet de ses clients anglophones. Et c’est là que j’ai suffisamment côtoyé le monde du droit et du fisc. Une grande école pour la gestion de mes activités d’aujourd’hui et de demain.

 

André Zamundu

 Alias Jason King (il disait que c’était son sobriquet à l’université). C’est avec lui que j’ai commencé à me familiariser avec le monde du business. Je ne me rappelle plus comment nous nous sommes rencontrés, peut-être dans un cyber-café. Comme je devais saisir et traduire des correspondances pour lui, j’ai appris à prendre soin même de mes ongles. Et trouver un parapluie et une farde en plastique pour que les documents ne se mouillent pas quand je sors sous la pluie.

Il n’avait pas peur de grosses affaires. Il était après les appels d’offres internationaux, avec des correspondants dans des pays anglophones, avec qui je devais souvent m’entretenir. Disons que Monsieur André était un businessman élégant, avec un bon français et un bon sens de l’humour. Et le nom de son entreprise, quelle sigle accrochant. « B.E.S.T ». Bureau d’Etudes et des Services Techniques.

 

Prof Kinkela

 Il m’a donné plusieurs cours à la Faculté d’Agronomie, Département d’Economie Agricole. Et comme je venais d’une autre ville du pays, j’étais un produit remarquable. Nos relations ont continué après l’université, car il avait besoin de nos services de traduction. Et avec lui, que tu sois disponible ou pas, il t’envoie quand même des documents.

Ayant travaillé comme consultant de grands hommes d’affaires, dont Dokolo et consorts, il avait beaucoup de conseils à prodiguer en matière de business. (il m’a prodigué et continue encore aujourd’hui à me prodiguer de conseils en matière de business).

 

Adolf Bula et Bernard Mulumba

 Mon beau-père et son vieil ami sont une véritable mine de savoir, de sagesse et de connexions. Assis avec eux, tu as l’impression qu’il te faut prendre un stylo pour ne rien rater ou oublier. Quand tu les regardes, tu vois des gens qui ont vécu plusieurs vies, littéralement. Et l’âge ne les impressionne pas du tout. Plus ils prennent les années, plus ils se découvrent du potentiel et se lancent dans de nouveaux projets. Ils m’ont donné de quoi me lancer.

Jusqu’aujourd’hui, certains de mes clients et certaines administrations ont gardé l’adresse que j’utilisais à l’époque où je squattais le bureau de Papa Bernard à l’Immeuble Le Magistrat. C’est à cause de cela que nous-mêmes aujourd’hui avons créé un espace de travail pour jeunes entrepreneurs à Kalda, conscients que lorsque les gens se lancent, il n’est pas parfois facile de trouver un endroit tranquille et surtout abordable pour réfléchir, planifier et travailler. Une manière pour nous de rendre l’ascenseur.

 

Robert Kiyosaki

 Rich Dad Poor Dad (Père Riche Père Pauvre). Il y a des livres que tu lis et des personnes que tu rencontres qui te transforment à jamais. C’est le cas de Rich Dad. Je m’en rappelle encore aujourd’hui comment cette lecture a révolutionné ma façon d’appréhender le monde du business. Grâce aux réseaux sociaux, je continue à le suivre sur Twitter et autres canaux.

Quelques perles à retenir de lui : Tu ne dois pas travailler pour l’argent, l’argent doit travailler pour toi ; tu n’es pas encore dans le business lorsque le système repose sur toi, au lieu que toi tu te reposes sur le système ; les entrepreneurs créent d’abord des actifs, et se font plaisir par la suite ; l’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue quand même ; le talent n’est pas le seul ingrédient, l’éducation scolaire non plus ; l’école ne vous prépare pas toujours à la vraie vie.

 

Keith Ferrazzi

 Pour ceux d’entre vous qui ont déjà assisté au KAMP, eh ben, l’idée m’a été inspirée à la lecture de son livre « Never Eat Alone ». Un champion de l’école des relations. Il vous apprend à tirer le meilleur des conférences ; mieux, à organiser vos propres conférences. C’est curieux de savoir que l’industrie des conférences et événements est l’une des plus grandes machines du business sur le plan mondial.

 

Pasteur Diamant Bob

Depuis que je l’ai écouté pour la première fois en 1995, je continue à être inspiré par ses enseignements jusqu’à ce jour. Mon Pasteur est un homme d’Eglise atypique, profond, pratique, charismatique et flegmatique, homme de foi et peu enclin à la religiosité Il est toute une école en lui-même. Ses messages sont révolutionnaires, mais surtout actuels. Il a créé un institut biblique avec des enseignements de « théologie pratique ».

Côté business, il a également de la matière. Des thèmes comme : « Les enseignements économiques de Jésus-Christ », « L’onction et l’intuition de la multiplication », « Cueillir le jour », et le concept des « Millionnaires du Royaume », tout ceci démontre sa vision de voir émerger des croyants qui sont aussi utiles pour leur société, et qui sont influents partout où ils se retrouvent.

 

Liste non exhaustive

Ça serait prétentieux de ma part de penser lister ici toux ceux qui méritent d’y être. Mais j’aimerais faire une mention spéciale à quelques autres personnes : Dominique Mwepu, Daniel Nzau et Augustin Ndombe qui m’ont formé comme interprète professionnel ; Big Nzuka et sa firme Ishtar/ICF pour notre partenariat privilégié ; Maître Jean-Paul Tshibangu pour ses précieux conseils juridiques ; Serge Kalotshi et John Totoche Vumbi pour leur amitié ; Maman Eudoxie et famille, bailleresse de Kalda depuis plusieurs années, et qui, chose rare au pays, a une fois baissé le loyer en notre faveur ; et enfin mon épouse, Carine Patricia, qui a cru en moi quand je me recherchais encore. D’autres livres, comme par exemple « Life is Tremendous; Leadership is for you » de Charles E. Jones, ont contribué à me forger.

 

Vous aussi avez certainement des personnes qui vous ont soutenu dans votre parcours entrepreneurial ; avez-vous déjà pensé à faire acte de reconnaissance envers elles de l’une ou l’autre manière ? Pensez-y, cela vous grandira et vous gardera humble en même temps.

8 clés pour passer d’un niveau à un autre

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Dans un récent article, nous avons échangé sur la nécessité d’évoluer dans tout ce que l’on entreprend en tant qu’entrepreneur. Quel que soit le niveau où l’on est, on a toujours besoin de se développer. Et pour y arriver, il y a des principes à observer. La bonne nouvelle est que ces principes sont les mêmes, que vous en soyez encore à travailler sur une idée ou un projet, ou que vous soyez un serial entrepreneur, ou même un investisseur.

Voici ci-dessous 8 clés qui peuvent vous aider dans cette démarche.

Prise de conscience

Je me rappelle de mon cours de civisme à l’école secondaire. On nous apprenait que la prise de conscience est le premier pas vers le développement. Avant toute chose, avant même que le changement de niveau se produise, il y a d’abord la réalisation que nous ne pouvons pas rester là où nous étions hier. Le statu quo est à exclure totalement. Il n’est pas question de faire du surplace. Il y a certainement quelque chose d’autre, une autre version de nous-même, ou de nos projets et entreprises à explorer.

Reconnaître son potentiel

Après la volonté de changer, vient l’identification des moyens dont nous disposons pour y arriver. En matière d’entrepreneuriat, plusieurs se bloquent par exemple sur le manque de moyens financiers pour lancer leurs projets. Pourtant, ce n’est pas le seul capital dont l’on peut disposer. Il existed’autres atouts que nous pouvons capitaliser et rentabiliser : capital humain, relationnel, intellectuel, actifs convertibles, montages financiers…

Apprendre, continuellement

Il n’existe pas un niveau que l’on peut atteindre et considérer tout connaître. Arrêter d’apprendre, c’est commencer à mourir. Dans ce monde en perpétuelles mutations, la volonté d’apprendre est un must pour un entrepreneur qui se veut épanoui. Découvrir de nouvelles choses, apprendre de concepts innovants, s’exposer aux derniers développements, questionner les faits établis. Même dans le domaine où vous voulez vous lancer, êtes-vous sûr d’avoir fait le contour de la question ?

Bâtir des relations

Il semble que notre revenu dépend à 25% seulement de ce que nous connaissons, et à 75% de qui nous connaissons. Pas dans le sens du trafic d’influence ou du clientélisme, mais plutôt dans le sens d’un réseau de personnes qui vous connaissent et qui peuvent vous être utiles pour avancer dans votre parcours. Depuis que je suis dans le business, j’ai constaté que les meilleurs contrats sont plus le fruit des recommandations que des campagnes marketing. En ce qui concerne les relations, il y a un conseil que j’aime bien : construisez-les avant d’en avoir besoin.

Payer le prix

Il n’y a rien sans rien. Changer de niveau exige toujours de travailler, dur. Un de mes conseillers me disait : la réussite, c’est 1% d’inspiration, et 99% de transpiration. Il n’y a pas de raccourcis ici. Ne dit-on pas que si l’on fait les mêmes choses, l’on obtiendra les mêmes résultats. Le sens du sacrifice, la patience, la persévérance, l’endurance, voilà le secret vers de meilleurs résultats. La réussite est rarement le fruit de la seule intelligence. Continuer à bosser même quand l’horizon semble incertain, et faire preuve de discipline, c.à.d. faire ce que l’on doit faire, même quand on n’en a pas envie ; voilà la clé.

Savoir être discret

Parfois il est crucial de bien protéger ses plans et prendre le temps de les mûrir avant de les exposer au grand jour. Pourtant, la raison n’est pas toujours parce qu’on risque de « se faire piquer ses idées », quoique. Des études ont prouvé que lorsqu’on passe son temps à dire ce que l’on fera, notre cerveau commencerait à réagir comme si nous avions déjà réalisé la chose ; ainsi, nous ne trouvons plus la motivation effective pour passer à l’action. Comme quoi, la discrétion est plus utile par rapport à nous-même, que pour nous protéger vis-à-vis des autres.

Passer à l’action

Comme disent les experts, l’action sera toujours plus forte que l’inaction. Les meilleurs préparatifs, analyses, évaluations, stratégies et autres études de scénarios ne sont utiles et valables que dans la mesure où ils nous amènent dans le champ d’action, la mise en œuvre effective de nos projets. Et dans ce processus, ce n’est pas ce que nous accomplissons qui vaille vraiment la peine ; c’est plutôt ce que nous devenons. Car la réussite n’est pas une destination, mais un chemin. L’effort crée le fort, me disait mon frère.

Recommencer le cycle

Quel que soit le niveau que l’on atteint, il y a encore des territoires inexplorés. Eh ben, il vous suffira, pour vous lancerdans ces nouvelles conquêtes (de vous-même d’abord), de reprendre le processus ci-dessus, en s’adaptant à vos nouvelles réalités.

Passer d’un niveau à un autre

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La croissance est la preuve de la vie, dit-on. Tout ce qui contient la vie en soi le manifeste par un changement évolutif et positif. Et ce changement se matérialise par des transformations; ce qui était graine devient un bourgeon, puis une plantule. Celle-ci sort des feuilles et/ou branches, et plus tard des fleurs qui amènent jusquaux fruits.

La vie nest pas censée être que routine. Bien sûr, la routine a sa place dans nos vies. Sans la routine, nous serions tout le temps en train de réfléchir pour marcher, conduire nos véhicules, taper sur nos claviers, même pour manger. Grâce à la routine, aux habitudes, nous effectuons toutes ces tâches et de milliers dautres, quotidiennement, et sans y réfléchir. Pas parce que nous ne devons pas réfléchir, mais parce que nous devons utiliser notre cerveau et notre créativité pour des tâches plus nobles. Et ces tâches en retour dictent nos automatismes. Par exemple, nous navons pas besoin de réfléchir pour marcher, par contre nous devons réfléchir sur où nous devons aller; pourquoi cette destination et pas cette autre… ?

De la même manière, nous avons nos activités quotidiennes qui occupent déjà une bonne partie de notre temps : aller à l’université, au boulot, au marché, s’occuper de la maison… Ces activités sont utiles et parfois requises, c.à.d. nous n’avons d’autre choix que de nous y atteler. Cependant, nous ne devons pas laisser ces choses nous enfermer dans un cycle où nous ne voyons pas autre chose que ce qui nous est habituel.

Notre routine ne devrait pas nous faire tomber dans une situation où le cerveau ne fonctionne plus, parce qu’il est en mode automatique, sachant d’avance quoi faire et quand le faire. Elle devrait cependant nous servir en permettant à notre cerveau d’être libre et de se détacher des tâches automatisées pour se consacrer à d’autres tâches autrement plus élevées. C’est notamment la créativité, la perception des changements qui couvent, et des ajustements à opérer pour embrasser ces mutations en germe.

Saisir le jour

Je me rappelle, il y a quelques années en arrière, je travaillais comme prestataire indépendant. Mais à un moment donné, j’ai senti le besoin de changer de mode opératoire, de changer de niveau et passer à autre chose. Ce n’est pas que je ne m’en sortais pas avec ce que je faisais ; les choses allaient bien et je n’avais pas à me plaindre. Pourtant, il était clair pour moi que je devais opérer un shift. Je n’allais pas changer ce que je faisais, mais je devais passer à un autre niveau de travail.

De consultant individuel (avec un établissement), je décidai de muer mes activités en société (sprl à l’époque). Ceci ne serait pas facile, ni moins coûteux, mais je sentais que les défis à venir exigeaient un autre modèle, un paradigme différent. S’organiser en société, prendre des bureaux, et un personnel d’appoint, avec pratiquement les mêmes revenus du moment, ceci n’était pas évident, mais avec le temps, il y a eu des marchés que nous n’avions pu obtenir que parce que nous étions constitués en société, cela étant une des conditions du client.

Effet de levier

Changer de niveau n’est pas seulement fonction de l’effort que l’on déploie dans le travail, ou des connaissances dont l’on dispose, ni même dans la seule décision de le faire. Comme dit plus haut, ceci est plus fonction de la perception des changements qui se produisent et des adaptations que l’on décide d’opérer pour se placer sur l’orbite du changement. Et parfois il ne suffit pas de beaucoup pour y arriver.

On dit souvent que pour obtenir ce que l’on n’a pas, on se sert toujours de ce que l’on a. Les clés pour monter de diapason sont souvent à notre disposition, mais souvent les gens passent à côté, à cause entre autres de la routine, justement. Encore une fois, ce qui importe, est de saisir le temps, comprendre qu’il y a une fenêtre d’opportunité qui s’est ouverte, et qui se fermera certainement sans tarder. Puis, une fois cela perçu, se poser les bonnes questions, faire une bonne évaluation de la situation, et se lancer avec les moyens que l’on a, sans attendre que tout soit en place.

Clés identiques

Quel que soit le niveau où se retrouve dans la vie entrepreneuriale, les principes pour évoluer sont souvent les mêmes. Cela me rappelle la réponse que donnai un élève qui était accusé d’avoir triché chez son voisin de classe : « mais monsieur, il n’y a qu’une bonne réponse ! ». En tant qu’entrepreneur, en activité ou en herbe, il nous incombe de nous approprier de ces clés du succès.

(A suivre)

teamwork

Encourager puis transformer l’informel

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Lorsque les gens voient la manière dont nous avons organisé et structuré notre travail, plusieurs ont tendance à nous en féliciter et nous en accorder le crédit. Car en effet, à partir de services linguistiques, nous avons créé une société qui fonctionne plus ou moins en bonne et due forme. A partir de celle-ci, d’autres activités et projets ont été développés dans différents domaines.

Pourtant, au départ, les choses n’ont pas toujours été aussi « structurées » et / ou « organisées » qu’elles ne le sont maintenant. Le tout premier jour où nous avions prestés nos services professionnels, nous étions encore loin d’avoir tous les papiers requis à cet effet. C’est avec le temps que cette organisation a commencé à se mettre en place. Comme qui dirait : « Il n’est pas mal de commencer comme amateur, mais il faut se professionnaliser le plus vite possible ».

 

Le client est roi

Dans la plupart des cas, ce sont les clients qui nous ont poussés à aller dans le sens de la formalisation de nos services. Par exemple, il est arrivé à un moment qu’un client change de politiques, exigeant que tous les prestataires de service puissent présenter un document d’enregistrement de leurs activités auprès des services compétents. Face à pareille condition, vous êtes obligés, si vous voulez continuer à travailler avec ce client, d’obtenir ledit document.

Mais qu’est-ce qui est à retenir ici ? C’est que ce client a d’abord commencé par donner sa « chance » à des gens qui fonctionnaient purement et simplement dans l’informel. Mais ces personnes devaient opérer un choix par la suite : soit se structurer et ainsi continuer à rendre service et gagner de l’argent, ou alors ne pas s’enregistrer et continuer dans l’informel, mais alors perdre ce client. Et on voit quelqu’un opter pour obtenir des documents. Du coup, c’est un de moins dans le secteur informel.

 

Phénomène D + 2

Ceux qui ont été un jour à la recherche de leur tout premier emploi après leurs études reconnaîtront certainement ce sujet. C’est le « Diplôme » en ceci ou cela, plus « deux ans d’expérience professionnelle ». Comment voulez-vous que quelqu’un qui vient de finir ses études aient nécessairement à son actif des années d’expérience dans le monde professionnel ?

Sans se rendre compte, c’est à ce même dilemme que l’on expose les jeunes entrepreneurs lorsqu’ils sont à la recherche des marchés et contrats, ou lorsqu’ils proposent leurs compétences et talents auprès de firmes et autres organismes établis. Les conditions auxquelles ils doivent se conformer dépassent parfois leurs capacités du moment, et étouffent en eux toute volonté de se lancer, cédant à la tentation de la facilité : prester dans l’informel

 

Inciter plutôt que contraindre

Qu’est-ce qui peut réellement motiver une personne à obtenir des documents ? Est-ce les beaux yeux de l’Etat qui octroie ces documents ? Ou bien c’est parce que cette personne veut continuer à travailler et gagner de l’argent ? Vous connaissez certainement la bonne réponse. Maintenant, imaginez-vous que cette personne n’ait pas encore démarré ses activités, mais que vous lui exigiez dès le départ à se formaliser, rien n’est si sûr.

En fait, le principe est simple, et d’autres l’ont compris : il est plus facile de laisser une personne commencer une activité, et lui permettre de la formaliser par la suite, que de l’obliger à créer tout de suite une entreprise avec tous les papiers, sans se rassurer qu’il ait même déjà une certaine pratique de l’activité sur le terrain.

 

Droit des Affaires

Lors d’une visite de travail dans un des pays du droit OHADA, le Cameroun en l’occurrence, j’ai appris avec satisfaction que lorsque les sociétés s’enregistrent au Guichet Unique de Création d’Entreprises, elles reçoivent automatiquement une exonération d’impôts pour deux ans ! Quelle belle approche ! Je ne sais pas si cette mesure fait partie de l’arsenal juridique de l’OHADA, ou tout simplement des mesures locales d’incitation à l’entrepreneuriat. Néanmoins, elle a le mérite d’être proactive dans la résolution du problème de l’économie informelle.

 

Ça marche !

Que ce soit vis-à-vis des services de l’Etat, ou des entreprises qui offrent des opportunités d’affaires, il est important que les uns et les autres fassent preuve d’un volontarisme envers les débutants en affaires. Nous ne parlons pas de ceux qui même après des années d’exercice préfèrent toujours se cacher sous le radar, mais de ceux qui sont prêts à se lancer, et qui, si on n’y prend point garde, risquent d’aller aussi gonfler les rangs du déjà important secteur informel.

Nous l’avons observé nous-mêmes. Quand nous avons donné l’occasion à un débutant sans papier de venir offrir des services, avec le temps, il commence sérieusement à envisager de formaliser ce qu’il entreprend.

Apprendre pour comprendre

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Après la proclamation des résultats provisoires des élections tenues le 30 décembre 2018 au Congo-Kinshasa, il y a eu une vague de velléités tribalistes dans certaines contrées du pays, ayant causé des affrontements entre communautés et plusieurs dégâts. Plusieurs voix se sont levées pour condamner ces agissements et dérives communautaristes.

Les rivalités, partout où elles existent, naissent du manque de compréhension de l’autre. L’histoire de l’humanité est malheureusement jalonnée de guerres et conflits. Une émission à la radio renseignait encore dernièrement qu’il y a eu au cours des siècles passés plus d’années de guerre que d’entente et de cordialité entre peuples.

Comme dans toute situation de crise, il ne suffit pas de dénoncer, de se dire indigné, de se montrer préoccupé. Il convient de tirer les leçons, pour que les mêmes choses ne se reproduisent plus à l’avenir. « Plus jamais ça », comme on l’entend et le dit souvent. En plus, il est aussi et surtout important de proposer des pistes de solutions, de montrer de voies de sortie.

En regardant à ces évènements malheureux de divisions et de déchirements entre tribus, avec une perspective de professionnel de langues, il m’est apparu qu’une réforme de notre système éducatif pouvait en fait constituer l’un des éléments de base afin de poser de nouveaux fondements pour une société plus harmonieuse, dans laquelle règnent la concorde et le vouloir vivre collectif.

 

Enseignement des langues dites nationales 

Plusieurs voix appellent de tous leurs vœux la gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement primaire et/ou secondaire. De la même manière, et en vue d’arriver à une meilleure cohésion nationale, il s’avère primordial de rendre obligatoire et systématique l’apprentissage des quatre principales langues locales du pays, c.à.d. le Swahili, Lingala, Tshiluba et Kikongo. En plus du français et de l’anglais qui sont enseignés pour permettre à nos enfants d’être ouverts et communiquer avec le monde, l’apprentissage des langues du pays contribuerait aussi à nous faire davantage découvrir notre pays et notre culture, ainsi qu’à mieux communiquer entre nous.

Pour cela, nous pourrions recourir à un modèle que d’autres utilisent déjà. En l’occurrence, selon la répartition géographique de nos langues nationales, l’apprentissage serait rendue obligatoire et systématique pour deux langues, c.à.d. la première étant la langue de la région concernée, et la deuxième au choix de l’élève. A Goma par exemple, les gens apprendraient déjà le Swahili, puis ils choisiront entre le Lingala, Tshiluba et Kikongo comme deuxième langue.

En disant systématique, il s’agit de faire au-delà de leçons simplistes qui se dispensent d’habitude dans les écoles (parce qu’il faut admettre que quelque chose se fait déjà dans ce sens). Ceci exige plus de volonté de la part des uns et des autres, des décideurs aux pédagogues, en passant par les auteurs de manuels scolaires. En clair, ceci irait par exemple jusqu’à la création d’une sorte d’Académie qui suit l’évolution de ces langues.

Attention à la discrimination linguistique

En désignant nos langues par des termes comme « langues nationales » ou « dialectes », nous devons faire attention à ne pas leur coller un caractère réducteur, surtout vis-à-vis des autres langues venues d’ailleurs, et dont nous avons bien fait de nous approprier. Il n’existe pas une langue qui soit supérieure à une autre. Bien que certaines soient parlées par un plus grand nombre dans une région ou dans le monde, chaque langue contient de la richesse, de la beauté et du génie.

Pour cela, il ne faudrait souffrir d’aucun complexe. Aimer et promouvoir nos langues ne signifie pas qu’il faut rejeter ce qui vient d’ailleurs. Par contre, on s’en approprie même, et cela ajoute davantage à notre bagage culturel, grâce à tous ces échanges avec l’extérieur. En connaissant mieux sa langue, on se comprend soi-même ; en apprenant la langue de l’autre et en s’en appropriant, on le comprend mieux.

 

Mandela, Apartheid et Afrikaans

Lorsque Nelson Mandela, alors qu’il est retenu depuis plusieurs années dans les geôles du régime ségrégationniste sud-africain, décide d’apprendre l’Afrikaans, plusieurs parmi ses partisans croyaient en un non-sens. Pourquoi apprendre la langue de l’oppresseur ? Mandela savait qu’en apprenant cette langue, il développerait une meilleure compréhension de ses bourreaux. Parce qu’apprendre une langue, c’est aussi apprendre une culture, une façon de penser. En se mettant dans les chaussures de l’autre, vous avez une meilleure perspective, vous voyez mieux comment il appréhende les choses et vous le comprenez facilement.

 

Aujourd’hui, si nous voulons ne plus voir à l’avenir des violences à base tribale dans le pays, une des clés consiste à introduire, renforcer et systématiser l’enseignement des langues nationales. Les générations montantes seront plus confiantes en elles-mêmes et plus ouvertes et compréhensives envers leurs compatriotes dont les origines sont différentes des leurs.