Séparer Capitales et Capitaux

By janvier 31, 2022Publications

Vous connaissez certainement ces grandes villes des Etats-Unis et peut-être leurs Etats : Chicago (Illinois), Baltimore (Maryland), Seattle (Etat de Washington), New Orleans (Louisiane), Dallas et Houston (Texas), Los Angeles et San Francisco (Californie), Las Vegas (Nevada), Philadelphie (Pennsylvanie), Cincinnati (Ohio), Detroit (Michigan), ou New York (Etat de New York).

Savez-vous ce qu’elles ont en commun ? Bien qu’elles soient les plus grandes villes de leurs Etats respectifs, elles n’en sont pas néanmoins leurs capitales (ou chefs-lieux). Cela vous étonnera peut-être ; mais si vous vérifiez, vous découvrirez que les capitales de ces différents Etats sont de petites villes dont les noms vous sont assurément inconnus !

Est-ce un hasard ? Non, pas du tout. C’est un choix politique et réfléchi. Et ce n’est pas que ces villes. Il y en a encore d’autres. Washington, DC, la capitale même des Etats-Unis, n’est pas la plus grande ville du pays, ni en termes de population, ni en termes d’infrastructures.

Il existe probablement plusieurs raisons à ces choix.  Mais dans la pratique, une de bonnes raisons est l’avantage de ne pas mélanger politique et business. Il est bon que chaque chose soit à sa place.

Les USA ne sont pas les seuls à appliquer cette politique. D’autres nations s’en sont inspirées. Le Brésil par exemple. Les autorités du géant sud-américain ont vite compris qu’il fallait éloigner la capitale des plages bruyantes de Copacabana (Rio de Janeiro) pour l’installer à Brasilia.

Le Nigéria aussi a déplacé sa Capitale de la grouillante Lagos vers la paisible Abuja ; l’Afrique du Sud, avec Pretoria et Johannesburg ; la Tanzanie, avec la Capitale Dodoma, alors que la ville de Dar Es Salaam et d’autres sont plus en vue ; ou même aussi la Cote d’Ivoire, même si Yamoussoukro n’a pas encore gagné toute sa place vis-à-vis d’Abidjan.

Mais le message est là : si nous voulons bien faire les choses, mettons chaque chose à sa place. Ce n’est pas bien sûr une panacée. Toutefois, nous pouvons imiter ceux qui font bien, surtout si ça marche. Permettre aux officiels de vaquer en toute tranquillité à leurs tâches de conduite des affaires de l’Etat d’une part, et de l’autre, permettre au dynamisme économique et entrepreneurial de s’exprimer.

Les choses  ont souvent mal tourné pour les hommes d’affaires de chez nous qui se sont lancés en politique. Ce mélange semble ne pas être bon ni pour les hommes, ni pour les villes.

Il est grand temps de repenser à la base le modèle de développement de notre pays, et de ne pas tout concentrer dans les grandes villes. Les Zones Economiques Spéciales, par exemple, ne devraient pas qu’être dans ou près de grandes villes.

 

Penser, repenser vos projets, en ce début d’année, pour vous projeter vers le succès en étant efficace et performant ; tels sont les souhaits de Kalda Group pour une Bonne et Heureuse Année 2022.

 

Daniel K. Kalonji